Les motifs invoqués par Andres Herkel pour avoir réduit au silence l'Azerbaïdjan lors d'une réunion de l'APCE rejetés car jugés « en décalage avec la réalité »

BAKOU, Azerbaïdjan, March 26, 2013 /PRNewswire/ --

Les explications fournies par Andres Herkel pour avoir interrompu puis interdit à un membre de la délégation azerbaïdjanaise de parler alors qu'il s'adressait à la Commission de suivi de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) la semaine dernière, ont été rejetées car jugées « en décalage avec la réalité ».

Elkhan Suleymanov s'est vu réduit au silence par M. Herkel, président de la Commission de suivi de l'APCE, tandis qu'il évoquait le retour au pouvoir du président arménien Serzh Sargsyan et qualifiait les dernières élections d'« illégitimes » étant donné l'implication de M. Sargsyan dans le massacre perpétré dans la ville azerbaïdjanaise de Khojali le 26 février 1992, et l'occupation continue du Haut-Karabagh par l'Azerbaïdjan, une occupation qui a conduit au déplacement d'un million d'Azerbaïdjanais.

Dans un entretien accordé à l'agence de presse Turan, Andres Herkel a expliqué qu'il avait interrompu le discours de M. Suleymanov non pas en raison de son contenu mais pour s'en tenir aux règlements. Il a affirmé qu'il ne restait plus que deux minutes avant la fin de la réunion mais que quatre intervenants devaient encore s'exprimer, dont M. Suleymanov.

« Je lui ai donné deux minutes pour conclure », a déclaré M. Herkel avant d'ajouter : « Il n'a pas pu achever son discours et, en tant que président, j'ai été contraint de l'interrompre. »

Elkhan Suleymanov a rejeté cette excuse et précisé : « Les motifs invoqués par M. Herkel à propos de l'incident survenu lors de la réunion de la Commission de suivi de l'APCE du 20 mars sont en décalage avec la réalité. »

Il a fait observer qu'Andres Herkel l'avait dans un premier temps interrompu au bout d'une minute et 40 secondes de parole puis de nouveau au bout de deux minutes alors même qu'il informait les membres de la Commission du rôle connu qu'avait joué Elkhan Suleymanov dans le massacre de Khojali.

Il a souligné qu'il avait soumis son allocution à M. Herkel et au secrétariat de la Commission trois jours avant la réunion et a également indiqué qu'il avait été alloué aux intervenants un temps très restreint sur le sujet des élections présidentielles en Arménie alors que des membres d'autres délégations avaient été autorisés à aborder d'autres questions pendant une durée allant jusqu'à 40 minutes.

« Il est intéressant de constater que M. Herkel ne m'a pas empêché d'évoquer pendant 15 minutes la 'récente situation en Azerbaïdjan' lors de la même réunion. Je l'en remercie d'ailleurs. Mais alors pourquoi m'avoir interrompu sous prétexte de respecter la réglementation lorsque j'ai abordé la question de l'Arménie ? »

Elkhan Suleymanov a conclu en disant que l'incident survenu lors de la réunion de la Commission n'était pas une coïncidence mais visait en revanche à masquer le fait que les élections arméniennes n'étaient pas conformes aux principes de démocratie et à l'État de droit.

« Au sein d'une institution régie par des principes de démocratie, de liberté et d'unité, il convient d'être sincère et de ne pas communiquer de fausses informations au public », a ajouté M. Suleymanov.

SOURCE Azerbaijan Monitor




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