48 % de la population mondiale risque-t-elle de manquer de zinc ?

21 Août , 2000, 08:00 BST de International Zinc Association

    
  • La Conférence de Stockholm débat des stratégies de santé publique

 


 Stockholm - La conférence internationale sur "Le Zinc et la santé humaine" qui s'est tenue à Stockholm en juin 2000, a réuni des chercheurs, des spécialistes de la nutrition et de la santé en provenance de trente-sept pays.


 


 On a conclu, au terme d'expériences récentes, que l'apport en zinc détermine la croissance en taille et en poids des enfants, réduit les risques de diarrhée dans la petite enfance, l'incidence de pneumonie et éventuellement de malaria, et le risque pour les femmes enceintes de donner naissance à des nouveaux nés ayant un poids insuffisant. Selon les statistiques de la FAO relatives aux apports alimentaires nationaux, 48 % de la population mondiale sont exposés à une éventuelle déficience en zinc.


 


 Deux grands modèles diététiques permettent d'identifier les populations à risque.
 Ce sont les diètes basées sur les légumes et les céréales, riches en acide phytique, inhibiteur potentiel de l'assimilation du zinc, et les diètes privilégiant les racines farineuses et les tubercules, pauvres en zinc et privées d'apports carnés.


 


 Il est peu probable qu'il existe une solution identique à la déficience en zinc adaptée à tous les pays : les environnements écologiques et infrastructurels des pays en développement sont, simplement, trop divers, et leurs modèles alimentaires présentent des différences décisives.


 


 Certaines des solutions les plus séduisantes en vue du contrôle de la carence en zinc sont peut-être à rechercher dans la modification des diètes basées essentiellement sur les végétaux. Il existe un large éventail de possibilités : l'introduction de nouvelles variétés afin de modifier la composition du sol à l'aide de fertilisants naturels ou artificiels dans des zones où le contenu en zinc est très faible, associée à des techniques de culture permettant la production de céréales riches en zinc ; une approche alternative consiste à réduire le contenu en phytates des produits céréaliers de plus de 50 % en utilisant des variétés hybrides à faible contenu en phytates ou en recourant à des techniques de manipulation génétique de façon à introduire dans les céréales des enzymes phytiques stables à la chaleur.


 


 Il est aussi possible d'intervenir dans les foyers pour augmenter le contenu en zinc et / ou réduire le contenu en phytates de l'alimentation. Ceci renvoie aux techniques de germination et de fermentation utilisées en Inde pour réduire le contenu en phytates des légumes. En Afrique, tremper le maïs peut être une stratégie permettant de le débarrasser des phytates solubles dans l'eau.


 


 Il est encore une autre technique - utilisée dans des pays aussi différents que le Maroc, l'Indonésie et le Pérou -, consistant à renforcer le contenu en zinc des produits alimentaires. Cette approche peut se révéler très efficace auprès de certaines populations, mais elle nécessite davantage de travail afin de déterminer les niveaux optimum d'apport de zinc.


 

LA

SOURCE International Zinc Association