Air Berlin présente un résultat renforcé pour 2006

28 Mars, 2007, 21:31 BST de Air Berlin PLC & Co Luftverkehrs KG

BERLIN, Allemagne, March 28 /PRNewswire/ --

- Air Berlin achète LTU

- code-sharing avec Condor au lieu de TUIfly

Air Berlin PLC a présenté, pour l'année 2006, un bénéfice de 50,1 millions d'euros, après voir réalisé une perte de 115,9 millions d'euros l'année précédente. L'une des plus importantes compagnies aériennes allemandes n'est pas seulement parvenue à accroître son chiffre d'affaires, mais également à réduire ses coûts. En outre, Air Berlin a fait connaître LTU, la compagnie aérienne originaire de Düsseldorf, avant d'en prendre 100 pour cent du contrôle. Comme suite à cela, le groupe constitué par Air Berlin est devenu le plus important prestataire de service sur l'un des marchés sources parmi les plus importants. Dix-huit millions de personnes vivent dans la zone de chalandise de Düsseldorf. Le rachat a permis de réaliser une synergie pouvant représenter entre 70 et 100 millions d'euros. Air Berlin va plus loin et échange son partenaire code-sharing ; Condor prend la place de TUIfly.

Le bilan

<< Nous sommes plus qu'heureux du résultat >> a fait remarquer Ulf Hüttmeyer, Chief Financial Officer. Au cours de l'année 2006, Air Berlin a vu son bénéfice par sièges disponibles au kilomètre (ASK) augmenter de 11 pour cent. La part des ventes des tickets seat-only, offrant plus d'indépendance à la compagnie vis-à-vis de la pression exercée sur les prix par les tours opérateurs allemands, est passée de 56 à 60 pour cent du chiffre d'affaires lié aux activités aériennes. La part des activités du tour opérateur a également progressé en chiffres absolus : passant de 497 à 590 millions d'euros. Ce qui correspond à une croissance de 18,8 pour cent.

Au total, le chiffre d'affaires annuel pour l'année 2006 s'est élevé à 1,57 milliard d'euros. En comparaison avec les 1,22 milliard d'euros de l'année précédente, cela représente une croissance de 29,6 pour cent. << La bonne croissance organique de notre secteur passager ainsi que le rachat de Dba, dont les chiffres sont pris en compte dans notre bilan depuis le mois de septembre, y ont contribué >> a fait remarquer Hüttmeyer. Sans Dba, le chiffre d'affaires d'Air Berlin a progressé de 16,2 pour cent, ce qui équivaut à 1,41 milliard d'euros.

La vente sur internet, présentant des coûts avantageux, revêt encore plus de significations pour Air Berlin. En comparaison avec l'année précédente, celles-ci ont progressé de 33,5 pour cent, passant de 322 à 430 millions d'euros. Cela représente 50 pour cent des ventes de tickets seat-only. L'augmentation de 90 pour cent des revenus secondaires (ancillary revenues) est également mémorable, passant de 30,8 à 58,1 millions d'euros. Les coûts opérationnels par ASK (sans le carburant) ont pu être diminués de 6,3 pour cent. La part des carburants grevant le chiffre d'affaires est par contre passée de 19,7 à 22 pour cent. Ce facteur est valable pour l'ensemble des compagnies de la branche.

Le résultat d'exploitation (EBIT avant intérêts et impôts) a pu être, en comparaison avec l'année passée, améliorés d'environs 70 millions d'euros: passant de -5,5 à +64,1 millions d'euros. La marge d'exploitation s'évalue à 4,1 pour cent. Pour l'année en cours, Hüttmeyer s'attend à augmentation de 6 à 7 pour cent. Cela correspondrait aux effets de la synergie, évalués à 31 millions d'euros et attendus pour l'année 2007, comme suite au rachat de Dba.

Le résultat financier net s'est également développé de manière positive. Alors qu'au cours de l'année 2005, 65,4 millions d'euros (non cash) issus d'effets de changes pesaient sur le résultat, il a été possible, en 2006 et comme suite à l'introduction de règles de sécurité liés aux intérêts et aux monnaies étrangères et en dépit des IPO, de réduire les coûts de 13,7 millions d'euros à 19,7 millions d'euros. Ceci est comparable aux impôts. En 2005, la compagnie a subi un impôt d'environ 45 millions d'euros alors que l'on peut s'attendre, pour 2006, à une contribution positive de 4,9 millions d'euros.

La part de moyens propres s'élevait, à la date butoir du 31.12.2006, à 28,2 pour cent - contre 18,6 pour cent l'année précédente. Le bénéfice par participation s'élève à 0,95 euro. << Nous visions ainsi l'entrée en bourse pour nous-mêmes, pas seulement pour gagner de l'argent, mais aussi pour nous surpasser >>, a expliqué Ulf Hüttmeyer. Pour l'année en cours, il s'attend en outre à une hausse du nombre de passagers et du chiffre d'affaires << supérieure à la moyenne affichée par la branche - bien que nous ne devrions pas, en général, nous attendre à un taux de croissance à deux chiffres >>.

Le rachat de LTU

Le contrat d'achat de LTU a été établi par acte notarié ce lundi, à Berlin. Le prix d'achat du capital propre de LTU s'élève à 140 millions d'euros. Entre 190 et 200 millions d'euros d'engagements financiers nets de LTU ont été rachetés. L'aval des autorités allemandes de concurrence est encore nécessaire pour que la nouvelle compagnie puisse commencer ses activités. Dans sa majorité, l'achat s'effectuera, dans un futur proche, grâce à un financement combiné, d'un volume total d'environs 250 millions d'euros et composé d'émission de nouvelles participations et d'obligations convertibles, dont les participations représenteront jusqu'à 10 pour cent du capital de départ actuel. La plus grande partie des obligations convertibles sera originale. Contribuant au financement du prix d'achat, ces moyens serviront au refinancement, pour un montant d'environ 100 millions d'euros, des dettes de LTU et seront utilisés au refinancement, pour un montant d'environ 50 millions d'euros, aux engagements contractés par Air Berlin.

<< Avec le rachat de LTU, nous nous conformons aux souhaits du marché. Beaucoup de nos clients, appréciant avant tout le service offert, nous demandent depuis des années déjà d'élargir notre gamme aux voyages longs courriers. Nous pouvons maintenant le proposer puisque l'ensemble de liaisons européennes et les vols intérieurs sur le territoire Allemagne disposent du feeder network nécessaire >>, a expliqué Joachim Hunold, président d'Air Berlin.

Comme suite à l'intégration de LTU dans le groupe d'Air Berlin, Hunold s'attend à une série d'effets produits par la synergie pouvant s'élever annuellement entre 70 et 100 millions d'euros. Il a en autre cité, comme effet consécutif, l'achat et la vente collective, la synchronisation des horaires ainsi qu'à une diminution des frais comme suite aux remises accordées par les aéroports. Les restructurations ne sont sans doute pas exclues, mais la diminution des emplois au sein de LTU n'est pas le but poursuivi. Hunold : << Si nous voulons que le groupe poursuive sa progression, nous avons besoin de collaborateurs motivés. Je connais encore pas mal de collègues issus du temps ou j'exerçais encore des fonctions chez LTU. C'était un temps couronné de succès dans l'histoire de cette compagnie aérienne. C'est pourquoi je vois en LTU et en ses collaborateurs des perspectives pour l'avenir >>.

Au sein du groupe Air Berlin, LTU constituera une société juridiquement indépendante, possédant sa propre direction. Dans un premier temps, le nom de LTU sera conservé. Le ciel européen assistera à une intégration discrète des routes de LTU dans le réseau d'Air Berlin. LTU possède actuellement 15 appareils destinés aux vols moyen-courriers et 11 autres destinés aux vols long-courriers. Les plus importantes destinations sont la République dominicaine, les États-Unis, la Thaïlande, les îles Canaries, l'Afrique du Nord et la Turquie. En date du 31 décembre, la compagnie employait 2244 personnes et avait transporté 5,3 millions de passagers. Au cours de la même période, Air Berlin a transporté 16,8 millions de passagers, possède actuellement 93 appareils et emploie environ 4000 personnes.

Comme suite au rachat de LTU, Air Berlin sera le troisième transporteur aérien, devant Ryanair et derrière Air France/KLM et Lufthansa. L'amélioration possible de la présence sur l'aéroport de Düsseldorf est une des principales raisons du rachat, a signalé Hunold. << La zone de chalandise de l'aéroport de Düsseldorf est la plus importante sur le marché allemand - et après Londres, la plus importante d'Europe. Comme suite à la limitation négative des slots disponibles, nous n'avons pas été à même de continuer notre croissance >>, a expliqué Hunold.

Le code-sharing - correspondance

En plus, Air Berlin modifie son partenaire code-sharing ; Condor remplace TUIfly. Joachim Hunold voit dans la correspondance du code-sharing avec Condor des avantages autant pour les clients que pour les compagnies concernées. Air Berlin, LTU et Condor synchroniseront leurs horaires et vendront les billets de chacune des compagnies du groupe. Les appareils des trois compagnies ne voleront par exemple plus de manière parallèle vers les mêmes directions, mais effectueront ces voyages à différents jours.

Le groupe Thomas Cook appartenant à Condor possède actuellement 36 avions et a transporté au cours de l'année passée 7,8 millions de passagers. En partageant le code avec LTU, les deux compagnies accroissent leurs compétences sur les longues distances. Alors que chez LTU et Condor, la vente s'effectue avant tout chez les tours opérateurs et dans les agences de voyages, la vente de ticket seat-only est dominante chez Air Berlin. De plus, la compagnie aérienne berlinoise possède déjà une grosse clientèle de gens d'affaires.

La compagnie appartenant au groupe TUI, << Hapagfly >> a, au cours de l'année précédente, profité de la force d'achat d'Air Berlin. Lorsque les horaires d'hivers 2006/2007 toucheront à leur fin, Air Berlin cessera le code-sharing avec cette compagnie. Hunol évoque comme raison à cette décision le fait que le nouveau positionnement de TUIfly fait de cette dernière un concurrent. Il devrait également y avoir une réticence perceptible chez les tours opérateurs clients dont les voyageurs ne voient pas les enregistrements sur les appareils du concurrent de TUI d'un bon oeil. Le tour opérateur TUI demeure malgré tout un client d'Air Berlin.

Participation dans Belair

Air Berlin PLC a l'intention de prendre une participation de 49 pour cent dans la compagnie aérienne suisse Belair Airlines AG. La direction a fait part de son intention ce mardi à Berlin. Belair est une compagnie liée au groupe Hotelplan, qui appartient à son tour pour 100 pour cent au groupe commercial Migros. Hotelplan AG est un organisme de voyage international dont le chiffre d'affaires s'élève à environ 2 milliards de Francs suisses. Belair possède actuellement trois appareils : deux Boeing 757 -200 et un Boeing 767-300. Tandis qu'Air Berlin poursuit le renforcement de ses activités sur le marché suisse, Hotelplan voit une série d'avantages pour Belair si les activités de la vente et de la logistique étaient associées à celles d'Air Berlin. Le prix d'achat a été passé sous silence. L'accord des autorités de concurrence est encore nécessaire pour que la nouvelle compagnie puisse commencer ses activités.

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SOURCE Air Berlin PLC & Co Luftverkehrs KG