Conférence révolutionnaire sur l'avortement

23 Octobre, 2007, 21:46 BST de Marie Stopes International

LONDRES, October 23 /PRNewswire/ --

- Les organisateurs soulignent la pandémie mondiale d'avortements à risque et demandent un accès universel à l'avortement médicalisé.

Etendre l'accès à l'avortement médicalisé dans le monde est au programme de la Conférence internationale révolutionnaire sur l'avortement médicalisé qui commence aujourd'hui à Londres, la "Global Safe Abortion Conference". Dans une démonstration sans précédent de préoccupation mondiale, près de 800 experts de la santé publique, représentants de gouvernements et défenseurs de la santé des femmes du monde entier se sont rassemblés pour stimuler la réduction du coût affligeant de l'avortement à risque sur la santé et la vie des femmes.

Les organisateurs de la Conférence internationale sur l'avortement médicalisé, Marie Stopes International (MSI), Ipas et Abortion Rights - ONG s'efforçant de promouvoir la santé et les droits reproductifs des femmes - ont appelé à augmenter l'accès aux services d'avortement médicalisé, à reconnaître le droit des femmes à l'autodétermination dans l'exercice de leurs choix reproductifs, et à encourager les efforts pour obtenir une reforme légale.

"Chaque année, 66 000 femmes au moins meurent des conséquences directes d'un avortement à risque," a déclaré Mark Lowcock, directeur général de politique et de la division internationale du département britannique du développement international, en s'exprimant lors de la séance d'ouverture. "On m'a demandé de parler durant 15 minutes ; durant ce quart d'heure, deux femmes, probablement dans le monde émergent, probablement jeunes, vont mourir."

"La tragédie est encore plus grande, étant donné que nous possédons les moyens technologiques pour empêcher la quasi-totalité de ces décès. Nous ne pouvons pas balayer cela sous le tapis."

La revue médicale "The Lancet" a nommé l'avortement à risque l'un des problèmes de santé les plus négligés de notre temps. La conférence de deux jours souligne l'importance mondiale de cette question controversée. Des représentants de près de 60 pays participent à cette réunion, la première conférence mondiale de ce genre.

Dana Hovig, PDG de MSI, a attiré l'attention sur le besoin des gouvernements et donateurs d'augmenter de façon considérable leurs investissements pour rendre l'éducation sexuelle globale et la contraception et l'avortement médicalisé plus largement accessibles.

"Partout dans le monde, et particulièrement dans les pays les plus pauvres, les avortements à risque tuent des femmes et des filles uniquement parce qu'elles n'ont pas accès à un avortement médicalisé. Dans l'ensemble des causes de mortalité maternelle, l'avortement à risque est la plus facile à empêcher. Il est temps que les gouvernements et donateurs agissent et rendent les ressources disponibles."

Elizabeth Maguire, présidente d'Ipas, a appelé le coût continu de morts et blessures dus à l'avortement à risque "un outrage moral et une violation grossière des droits humains fondamentaux des femmes. Combien de femmes et filles pauvres doivent encore souffrir ou mourir avant que nous ne commencions à agir?"

"De nouvelles données montrent que le nombre de morts provoquées par les avortements à risque n'a presque pas changé au cours des dix dernières années," a-t-elle déclaré. "Il est maintenant temps de nous exprimer à voix haute et d'agir avec audace sur ce problème important. L'avortement à risque est une réalité ; le choix que nous avons est d'aider les femmes ou de les laisser mourir."

La conférence aborde des sujets tels que les preuves internationales de l'impact de l'avortement à risque, l'avortement comme droit de l'homme, et les tendances dans les lois, la politique et la pratique. Parmi les principaux orateurs figurent Bert Koenders, ministre du Développement et de la Coopération des Pays-Bas ; Dr Paul Van Look, directeur de recherche et santé reproductive à l'Organisation mondiale de la Santé ; Prof. Fred Sai du Ghana ; Gill Greer, directeur général de l'International Planned Parenthood Federation ; Dr Eunice Brookman-Amissah, ancien ministre de la santé du Ghana et vice-président d'Ipas pour l'Afrique ; et Jon O'Brien, président de Catholics for a Free Choice.

Les organisateurs projettent de diffuser un Appel à l'action qui servira de base à un nouveau mouvement international pour réduire l'avortement à risque.

LA

SOURCE Marie Stopes International