Des études démontrent de nouvelles applications possibles d'un antiépileptique

12 Octobre, 2000, 14:17 BST de Glaxo Wellcome

  • La lamotrigine pourrait offrir une protection neuronale et inhiber l'évolution de la pathologie dans le cas de l'épilepsie.

Florence, Italie - Il a été démontré au cours de deux récentes études chez l'animal que la lamotrigine, un antiépileptique à large spectre (AE) de Glaxo Wellcome, avait un effet neuroprotecteur pendant les crises épileptiques et inhibait l'évolution de la pathologie. Des études présentées lors du 4ème Congrès européen sur l'Epileptologie (CEE) à Florence en Italie ont indiqué que la lamotrigine n'est pas seulement un traitement extrêmement efficace de l'épilepsie chez l'adulte et l'enfant mais que la molécule pourrait inhiber les mécanismes associés à la genèse1 des crises épileptiques et empêcher la mort des cellules nerveuses après la crise.2

La structure de la lamotrigine est différente de celle des autres traitements antiépileptiques actuellement disponibles. On pense qu'elle agit au niveau de canaux sodium voltage dépendants en stabilisant les membranes neuronales et en inhibant la libération excessive des neuromédiateurs excitateurs, comme le glutamate. Dans le cadre d'essais cliniques incluant des adultes et des enfants présentant différentes formes d'épilepsie, il a été démontré que le traitement par la lamotrigine était sûr et efficace, qu'il diminuait l'incidence et la gravité des crises et qu'il améliorait la qualité de vie des patients. L'administration de la lamotrigine est homologuée tant chez l'adulte que chez l'enfant et elle a été prescrite à plus de deux millions de personnes dans le monde entier au cours des dix dernières années.

Toutefois, d'après les chercheurs du Département de Neurologie de l'Institute of Psychiatry à Londres, la lamotrigine pourrait offrir d'autres avantages outre ceux généralement étudiés dans le cadre d'essais cliniques. Le professeur Steven Williams et son équipe à Londres ont récemment étudié le mode d'action original de la lamotrigine dans la prise en charge de l'épilepsie et ils pensent qu'en inhibant la libération du glutamate pendant les crises épileptiques, la lamotrigine pourrait en fait diminuer l'ampleur de la mort cellulaire causée par les crises et empêcher une neurotoxicité ultérieure.

  • La lamotrigine aurait un effet neuroprotecteur

Le professeur Williams et ses collègues ont utilisé le modèle de crise induite par la pilocarpine chez l'animal pour évaluer les effets neuroprotecteurs de la lamotrigine. Une crise épileptique de 20 minutes a été provoquée chimiquement (en utilisant 380mg/kg de pilocarpine par voie i.p.) chez 18 rats mâles. Après la crise épileptique, neuf rats ont été traités par la lamotrigine à raison de 30 mg/kg par voie i.p.), tandis que neuf autres n'ont pas été traités. Vingt-quatre heures après la crise, les examens d'imagerie par résonance magnétique (IRM) ont révélé que chez les rats traités par la lamotrigine, le coefficient de diffusion apparent (CDA) était bien plus élevé et le temps de relaxation T2 nettement plus bas comparé aux rats non traités chez qui également une crise épileptique de 20 minutes avait été provoquée.

Un CDA faible est souvent associé au gonflement des cellules neuronales et à la mort cellulaire en raison du gonflement tandis qu'un temps de relaxation T2 élevé indique souvent un gonflement vasculaire cérébral. Ces deux états anormaux sont souvent observés chez l'homme dans le tissu cérébral du lobe temporal à la suite d'une crise épileptique.

D'après le professeur Williams « un CDA faible et des temps de relaxation T2 élevés sont deux marqueurs bien reconnus d'oedèmes cytotoxiques et indiquent un processus neurodégénérateur qui pourrait provoquer des lésions cellulaires irréparables. Nous sommes ravis de découvrir que la lamotrigine diminue de manière significative les variations du CDA et du temps de relaxation T2 par rapport à la normale ce qui prouve que la lamotrigine pourrait avoir un effet neuroprotecteur important dans le traitement de l'épilepsie.»

  • La lamotrigine empêche l'évolution de la pathologie

Dans le cadre d'une autre étude présentée lors du CEE, il a également été démontré que la lamotrigine avait des propriétés d'allure anti-épileptogène. A l'aide d'un modèle de rats nouveaux-nés utilisé pour étudier les propriétés anti-convulsives et anti-épileptogènes de la lamotrigine, les chercheurs de Glaxo Wellcome ont implanté des électrodes bipolaires de stimulation et d'enregistrement dans le cerveau de 14 rats mâles ayant subi une anesthésie générale. Les rats ont été stimulés quotidiennement et la classe de crise (échelle de Racine) et la durée après la décharge (DAD) ont été déterminées après chaque stimulation.

Chez les animaux ayant reçu des doses régulières de lamotrigine (20 mg/kg p.o.), la genèse des crises était fortement inhibée. Leur nombre est revenu aux niveaux témoins après l'arrêt du traitement par la lamotrigine. C'est la raison pour laquelle, les chercheurs de Glaxo Wellcome ont émit l'hypothèse suivant laquelle la lamotrigine pourrait inhiber les mécanismes impliqués dans la genèse de l'épilepsie au lieu de dissimuler l'activité épileptique.

Les résultats des deux études offrent des preuves supplémentaires des bénéfices cliniques et subcliniques de la lamotrigine pour stabiliser l'épilepsie et empêcher l'évolution de la pathologie. Les recherches sur les effets antiépileptogènes et neuroprotecteurs de la molécule se poursuivront.

Glaxo Wellcome est une société fondée sur la recherche dont le personnel est engagé dans la lutte contre les maladies en proposant des médicaments et services innovateurs aux patients dans le monde entier ainsi qu'aux professionnels de la santé.

  • Bibliographie

1. Williams S, et.al. Lamotrigine reduces post-ictal CNS damage in the pilocarpine model of seizures. Poster presentation at ECE 2000.

2. Stratton S, et.al. Lamotrigine demonstrates both anticonvulsant and anti-epileptogenic-like effects in the rat kindling model. Poster presentation at ECE 2000.

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SOURCE Glaxo Wellcome