En prélude au Sommet spécial de l'ONU : les pays industrialisés courent le risque de ne pas réussir à atteindre les nouveaux objectifs en matière de développement durable

08 Septembre, 2015, 05:05 BST de Bertelsmann Stiftung

BERLIN, September 8, 2015 /PRNewswire/ --

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La plupart des pays industrialisés au sein de l'OCDE ne sont pas encore prêts pour le nouvel engagement durable de la communauté internationale. Beaucoup d'entre eux sont loin d'être en mesure d'atteindre les objectifs de politique mondiale qui doivent être adoptés par les chefs d'État ou de gouvernement lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable qui se tiendra ce mois-ci. En effet, le risque existe que les cibles concernant de nombreux indicateurs ne puissent pas être entièrement atteintes. Les plus importantes lacunes des nations industrialisées résident dans leur comportement de production et de consommation on ne peut moins durable. En outre, dans de nombreux cas, leurs systèmes économiques accentuent également la tendance à l'inégalité sociale.

Il s'agit du résultat d'une étude comparative de l'ensemble des 34 pays de l'OCDE menée par la fondation allemande Bertelsmann sur la base de 34 indicateurs pour les 17 futurs objectifs de développement durable (ODD) pour 2030. L'étude est la première au monde à systématiquement investiguer le statut actuel de chacun de ces pays, tant de manière individuelle qu'en les comparant les uns par rapport aux autres. Cet instantané identifie en outre les pays qui peuvent servir de modèles en ce qui concerne des objectifs de développement durable spécifiques, tout en rendant compte des points où subsistent de substantielles lacunes. Ainsi, l'étude offre un plan d'action pour la réalisation des ODD au cours des 15 prochaines années.

Selon l'étude, les pays les mieux positionnés pour atteindre les nouveaux objectifs des Nations Unies sont les quatre états scandinaves : la Suède, la Norvège, le Danemark et la Finlande, suivis par la Suisse au cinquième rang. Les nations les moins bien positionnées sont les États-Unis, la Grèce, le Chili, la Hongrie, la Turquie et le Mexique.

Aart De Geus, le président de la fondation Bertelsmann, l'explique dans des termes limpides : « Notre enquête est le premier test de résistance pour les pays industrialisés. L'analyse nous montre où nous, également, devons faire nos devoirs. D'autant que celle-ci nous indique où les États industrialisés courent déjà le risque de passer à côté des nouveaux objectifs en matière de développement durable. »

L'enquête révèle également des différences majeures d'un pays à l'autre concernant les divers objectifs. Les inégalités sociales, en particulier, ont désormais atteint des niveaux record dans les pays industrialisés et ne cessent d'augmenter. Dans 23 états de l'OCDE, les 10 % les plus riches gagnent au moins autant que les 40 % les plus pauvres de la population.  Les revenus des 10 % les plus riches aux États-Unis sont même 1,7 fois plus élevés que ceux des 40 % les plus pauvres, et au Chili, ils sont 3,3 fois plus élevés. Dans des pays comme la Slovaquie, la Slovénie, la Norvège, la République tchèque et le Danemark, le revenu est nettement moins concentré, prouvant que l'inégalité n'est pas une évolution inévitable.

D'importantes différences apparaissent également en matière, par exemple, de pollution environnementale.  Des pays tels que l'Australie, le Canada, la Pologne et le Mexique rejettent plus de six fois autant de dioxyde de carbone par unité de production économique que le font la Suède ou la Norvège. La part d'énergies renouvelables varie également considérablement entre les pays. La Corée du Sud, le Royaume-Uni et les Pays-Bas utilisent moins de 4 % des énergies renouvelables. En revanche, l'Islande, la Norvège et la Suède ont déjà atteint une part de plus de 47 %, qu'ils continuent à accroître régulièrement sans pour autant entraver la croissance économique.

Dans son avant-propos à l'étude, Kofi Annan, le père spirituel des Objectifs du millénaire pour le développement, appelle les pays les plus riches à redoubler d'efforts : « Je suis reconnaissant envers la Fondation Bertelsmann pour avoir mis en évidence ce problème de manière très détaillée. Cette étude suscitera, je l'espère, des débats sur la réforme en termes de durabilité et de justice sociale dans de nombreux pays à revenus élevés. C'est notre devoir vis-à-vis de notre planète et de ses habitants. »

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