Extension, en Europe, du champ d'application de PEGASYS(R) au traitement de patients souffrant d'hépatite C et présentant des taux 'normaux' d'enzymes hépatiques

11 Novembre, 2004, 06:35 GMT de Roche

BALE, Suisse, November 11 /PRNewswire/ --

- Un grand nombre de patients souffrant d'hépatite C ont désormais accès au traitement

Roche a annoncé aujourd'hui que l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) avait homologué PEGASYS(R) dans le traitement de l'hépatite C associée à des taux d'enzymes hépatiques demeurant 'normaux'. Cette extension du champ d'application de PEGASYS est fondée sur les résultats d'une étude pionnière,[1] montrant que le traitement combiné par PEGASYS a éradiqué le virus (réponse virologique durable) chez plus de la moitié du collectif. Jusqu'ici, selon les directives thérapeutiques en vigueur, les patients atteints d'hépatite C et présentant des taux 'normaux' d'enzymes hépatiques n'avaient normalement pas accès au traitement.

Compte tenu des résultats exceptionnels de cette étude, l'EMEA a admis que, chez les patients présentant des taux 'normaux' d'alanine aminotransférase (ALT), la décision d'instaurer ou non un traitement devait être fondée sur les mêmes critères que ceux s'appliquant aux autres patients atteints d'hépatite chronique C et que des taux 'normaux' d'ALT ne devaient plus, en soi, constituer un obstacle à cet égard. PEGASYS est le seul interféron pégylé homologué par l'UE dans cette indication, qui concerne environ 30% des patients souffrant d'hépatite C. [2]

Traditionnellement non traités: les patients avec taux 'normaux' d'ALT

La mesure des taux d'ALT est la méthode la plus couramment utilisée par les médecins pour tenter de déterminer si un patient atteint d'hépatite C présente une atteinte hépatique[3]. Lorsque les cellules hépatiques sont endommagées, l'ALT est libérée dans la circulation sanguine. Jusqu'à présent, les patients présentant des taux 'normaux' d'ALT étaient donc souvent considérés comme des porteurs sains, atteints d'une forme bénigne de la maladie ne nécessitant pas de traitement. En fait, on pensait que traiter ces patients pouvait aggraver leur maladie[4].

Il est néanmoins apparu que des taux d'ALT dits 'normaux' ne signifiaient pas nécessairement que le foie n'était pas atteint; des études ont en effet montré que 80% environ de ces patients présentent un certain degré d'atteinte hépatique, celle-ci étant significative chez un tiers d'entre eux[5]. Or, comme ces patients n'étaient systématiquement pas traités, ils se trouvaient exclus des études cliniques sur l'évaluation de l'efficacité et de l'innocuité des nouveaux interférons pégylés, ce qui ne permettait pas - jusqu'à présent - de déterminer chez eux le rapport risque/bénéfice d'un tel traitement.

Le Professeur Stefan Zeuzem, Directeur du Service de médecine interne à l'hôpital universitaire de Homburg, Allemagne, et principal investigateur de l'étude sur laquelle est fondée l'homologation, a déclaré: "L'abandon, par l'EMEA, du critère selon lequel les patients devaient présenter des taux élevés de ce marqueur biochimique pour pouvoir bénéficier éventuellement d'un traitement facilite le processus de décision thérapeutique pour le médecin et offre une chance de guérison à un plus grand nombre de patients. Ainsi, une ère nouvelle s'ouvre dans notre manière d'appréhender au mieux l'instauration d'un traitement, qui soit fondée non pas uniquement sur le taux d'ALT, mais sur la prise en considération de multiples facteurs."

Mise à jour de l'information scientifique sur PEGASYS

En 2002, l'EMEA a homologué PEGASYS dans le traitement de l'hépatite chronique C chez les patients adultes présentant des taux élevés de transaminases et des taux sériques d'ARN du VHC quantifiables, y compris chez les patients souffrant de cirrhose compensée. Dans l'UE, l'EMEA a renoncé au taux élevé d'ALT comme critère d'éligibilité, mais uniquement pour PEGASYS, ce qui distingue un peu plus ce médicament des autres molécules.

Les travaux de recherche sur lesquels se fonde la décision de l'EMEA

L'approbation de l'EMEA repose sur la première et seule étude multinationale randomisée de grande envergure à avoir analysé le bénéfice du traitement chez cette population de patients désavantagée. L'étude a porté sur 514 patients affectés au hasard à trois groupes distincts: patients sous observation, mais non traités, ce qui représentait la prise en charge normale au moment de l'étude; patients traités par PEGASYS (180 mcg/semaine) et COPEGUS(R) (800 mg/jour) pendant 24 semaines; patients traités par PEGASYS (180 mcg/semaine) et COPEGUS (800 mg/jour) pendant 48 semaines.

Les résultats ont été les suivants:

- près de 30% des patients présentaient à des degrés divers une fibrose cicatricielle du foie et/ou des signes d'inflammation hépatique, malgré un taux 'normal' d'ALT;

- globalement, 52% des patients traités ont présenté une réponse virologique durable (SVR ou guérison) alors qu'aucune éradication spontanée du virus n'a été observée dans le groupe non traité;

- comme l'avaient déjà montré des études chez des patients ayant des taux élevés d'ALT[6], 72% des patients sous traitement combiné par PEGASYS pour une infection à VHC de génotype 2 ou 3 ont présenté une SVR au bout de seulement 24 semaines et 40% des patients avec infection à VHC de génotype 1, difficile à traiter, ont présenté une SVR après 48 semaines de traitement;

- l'incidence des effets indésirables le plus couramment constatés sous interféron a été plus faible que lors d'études précédentes chez cette population et comparable à celle enregistrée chez des patients VHC-positifs avec taux élevés d'ALT, sous traitement combiné par PEGASYS.

William M. Burns, Chef de la division Pharma de Roche, a déclaré: "Traiter ou non des patients atteints d'hépatite C, mais présentant durablement des taux 'normaux' d'ALT, est une question qui a longtemps préoccupé la communauté scientifique. En tant que société pharmaceutique, nous sommes tout à la fois fiers d'avoir mis fin aux incertitudes et ravis que le traitement combiné par PEGASYS soit celui dont vont désormais bénéficier les patients concernés."

A propos de PEGASYS

PEGASYS, leader mondial du traitement de l'hépatite C, s'avère significativement supérieur aux traitements classiques par l'interféron chez les patients atteints d'infection à VHC de tous génotypes. Les avantages de PEGASYS résultent de sa nouvelle chaîne ramifiée de polyéthylèneglycol (PEG) de 40 kilodaltons, qui permet des concentrations constantes de médicament sur une période d'une semaine et une distribution préférentielle de la substance dans le foie (site primaire de l'infection) par rapport à l'interféron classique. PEGASYS est le seul interféron pégylé disponible en solution prête à l'emploi. Chaque injection sous-cutanée hebdomadaire contient 180 mcg d'interféron pégylé alfa-2a, ce qui constitue la dose recommandée pour tous les types de patients, quel que soit leur poids corporel.

L'engagement de Roche dans le domaine de l'hépatite

Roche n'a cessé de se montrer très présente dans le domaine des hépatites virales, d'abord avec l'introduction de Roferon-A pour le traitement des hépatites B et C, puis de PEGASYS pour le traitement de l'hépatite C, ainsi qu'avec un programme complet de développement pour le traitement de l'hépatite B. Roche a également lancé COPEGUS, sa propre marque de ribavirine, utilisé dans le traitement de l'infection à VHC en association avec Roferon-A ou PEGASYS. Roche fabrique également des systèmes de diagnostic et de monitorage des infections à VHB et VHC: le test COBAS AMPLICOR(TM) et le test AMPLICOR MONITOR(TM), permettant de détecter et de quantifier l'ADN du VHB ou l'ARN du VHC dans le sang des patients. Roche a demandé l'homologation de deux nouvelles indications, à savoir le traitement par PEGASYS et COPEGUS de patients co-infectés par le VIH et le VHC, et le traitement par PEGASYS de patients atteints d'hépatite chronique B. Dans le monde, plus de 40 000 patients participent actuellement à des essais sur PEGASYS et COPEGUS, dans le cadre des recherches menées par Roche sur les besoins - non encore satisfaits - des malades souffrant d'hépatite C. L'engagement de Roche dans le domaine des hépatites virales implique également la poursuite de ses alliances et partenariats stratégiques visant à développer de nouvelles molécules.

Roche

Roche, dont le siège est à Bâle, Suisse, figure parmi les leaders mondiaux du domaine de la santé, avec pour principaux pôles d'activité les secteurs pharmaceutique et diagnostique. Ses produits et services novateurs trouvent leur application dans la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies, et contribuent en tant que tels à améliorer la santé et la qualité de vie de l'individu. Fortement axée sur la recherche, Roche est le numéro un mondial sur le marché des produits pour diagnostic et le premier fournisseur de médicaments destinés aux domaines de la cancérologie et de la médecine de transplantation. Roche occupe également une position de premier plan en virologie. En 2003, le chiffre d'affaires de la division Pharma s'est élevé à 19,8 milliards de francs suisses dans le segment des médicaments délivrés sur ordonnance, la division Diagnostics ayant quant à elle réalisé un chiffre d'affaires de 7,4 milliards de francs suisses. Roche emploie quelque 65 000 personnes dans 150 pays. Elle entretient des liens de R&D et a conclu des alliances stratégiques avec de nombreux partenaires; elle détient notamment une participation majoritaire dans Genentech et Chugai.

Tous les noms de marque mentionnés dans le présent communiqué de presse sont protégés par la loi.

Informations complémentaires:

L'hépatite C: http://www.health-kiosk.ch/fr/start_hepa

[1] Zeuzem, S. et al. International, multicentre, randomized controlled study for the treatment of patients with chronic hepatitis C and persistently normal ALT levels with pegInterferon alfa2a and ribavirin. AASLD 2003 Boston.

[2] Conry-Cantilena C. et al. Routes of infection, viremia, and liver disease in blood donors found to have hepatitis C virus infection. N Engl J Med. 1996;334(26):1691-6.

[3] Kaplan MM. Alanine aminotransferase levels: what's normal? Ann Intern Med. 2002;137(1):346-355.

[4] NIH. NIH Consensus Statement. Management of hepatitis C. National Institutes of Health. 1997.

[5] Puoti, C. et al. Histological and virological features and follow up of hepatitis C virus carriers with normal aminotransferase levels: The Italian prospective study of the asymptomatic C carriers (ISACC). J Hepatol. 2002;37(1):117-23.

[6] Hadziyannis, S.J. "Peginterferon-alfa2a and ribavirin combination therapy in chronic hepatitis C: A randomized study of treatment duration and ribavirin dose" Ann Intern Med. 2004;140:346-355.

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SOURCE Roche