Innovations d'avant-garde - Gros plan sur l'aérodynamique : expériences de BORGWARD en soufflerie et avec des fils de laine

19 Août , 2015, 22:54 BST de BORGWARD Group AG

STUTTGART, Germany, August 19, 2015 /PRNewswire/ --

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L'aérodynamique est certainement l'un des domaines les plus complexes que l'industrie automobile doit traiter de nos jours. Cependant, au 21ème siècle, les experts peuvent utiliser des ordinateurs à hautes performances de la taille d'un réfrigérateur, passant des journées à percer les mystères des flux d'air. Carl F. W. BORGWARD, qui s'intéressa aux avions dès son plus jeune âge, puis plus tard aux hélicoptères, réalisa dans les années 1930 que les principes de l'aérodynamique pouvaient être appliqués à l'automobile de la même façon que dans la construction aéronautique. D'un côté, cela réduit la consommation de carburant. De l'autre, cela permet une progression de la vitesse maximale et des accélérations à des niveaux jusqu'alors inimaginables.

L'une des premières étapes majeures de BORGWARD en termes d'aérodynamique était la « Windspiel », une berline à quatre portes développée en 1936 et présentée au salon automobile de Berlin en mars 1937. Cette voiture mit en pratique les connaissances acquises par le plus grand chercheur en aérodynamique de l'époque, Paul Jaray. En termes esthétiques, le véhicule anticipait également les modèles Airflyte que l'innovant constructeur automobile américain Nash commença à produire en 1949. Le concept de ce véhicule a été mis en œuvre par Herbert Scarisbrick, responsable du design chez BORGWARD, et Friedrich Kynast, directeur d'usine. Les deux détenaient même un brevet pour les vitres latérales utilisées pour la ventilation. Alors que le moteur de cette berline ne développait qu'une puissance de 40 ch, la voiture pouvait atteindre une vitesse maximale de 130 km/h, ce qui en révélait plus sur son design aérodynamique qu'un coefficient de traînée n'aurait pu le faire.

Avec sa forme de ponton, la BORGWARD Hansa 1500 venait à peine d'être présentée en 1949 que les travaux démarrèrent sur une nouvelle variante de carrosserie dans le cadre d'un projet connu sous le nom de « Hansa 1800 à hayon ». À ce stade, BORGWARD avait déjà commencé à faire tester ses véhicules en soufflerie au collège technologique de Hanovre et à l'institut de recherche en ingénierie automobile et en moteurs de véhicules (FKFS) de Stuttgart. Le nouveau modèle à hayon était une tentative d'optimisation aérodynamique de la forme de ponton. Il n'est plus possible de dire avec certitude si la soufflerie de BORGWARD pour les modèles à l'échelle 1:5 a été utilisée pour le développement du modèle aérodynamique à 4 portes. Cependant, l'investissement initial dans une telle installation dans la partie sud de l'usine BORGWARD souligne l'importance que l'aérodynamique revêtait pour les concepteurs de véhicules au sein de l'entreprise de Brême. En tout cas, le modèle à hayon Hansa suscita une grande attention lors du salon international de l'automobile IAA de Francfort en avril 1951.

Cependant, le concept n'était toujours pas complètement prêt pour une production en série. Le motoriste Karl-Ludwig Brandt conçut un moteur 6 cylindres spécifiquement pour ce projet de berline à hayon. L'unité développait une puissance maximale impressionnante de 82 ch. D'autre part, la carrosserie, légèrement retouchée, perdit certaines de ses garnitures chromées pendant la phase d'essais. Les premiers modèles de cette merveille aérodynamique, aujourd'hui connue sous le nom de « Hansa 2400 Sport », sortirent des lignes en octobre 1952. Malheureusement, les ventes de ce véhicule à la ligne inhabituelle n'ont jamais décollé, c'est pourquoi BORGWARD lança plus tard la 2400 également en berline tricorps.

Le fait que l'efficacité aérodynamique et une conception tricorps puissent parfaitement s'associer fut démontré de manière impressionnante par la BORGWARD Isabella, qui entra en production en 1954 et arborait un coefficient de traînée (valeur de Cx) étonnamment bas de 0,40. En comparaison, la Ford 17 M de cette époque présentait une valeur de Cx de 0,54. La P 100, le modèle qui a succédé à l'Isabella, était encore plus aérodynamique. Les vitres panoramiques du véhicule et la nouvelle forme trapézoïdale de la carrosserie choisie par le designer de BORGWARD « Don » Roberto Hernandez aboutirent également à des défis inédits et imprévus pour les experts de la soufflerie de Brême. Les premiers tests de vitesse maximale firent penser aux ingénieurs que le modèle à 4 portes n'était pas très efficace en termes d'aérodynamique. Carl F. W. Borgward envoya immédiatement une maquette en bois à échelle 1:10 à la soufflerie FKFS de Stuttgart. BORGWARD peignit le prototype à l'échelle 1:1 en gris et colla des fils de laine à des intervalles spécifiques de la carrosserie. Si les fils étaient plaqués contre la carrosserie à haute vitesse, cela était considéré comme un signe de bonne aérodynamique. S'ils flottaient énormément, la conclusion inverse était tirée. La découverte initiale fut que les problèmes aérodynamiques pouvaient avoir été causés par la ligne de toit saillante du prototype.

Le toit de la P 100 fut modifié et le véhicule put atteindre la vitesse maximale ambitieuse de 160 km/h que les ingénieurs avaient fixée dans les spécifications : encore un exemple de l'expertise de BORGWARD en aérodynamique sophistiquée, remontant au début des années 1960.


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