Komitee gegen den Vogelmord e.V. (Association Comité contre le Meurtre des Oiseaux - Committee Against Bird Slaughter, CABS)

05 Septembre, 2013, 15:39 BST de Komitee gegen den Vogelmord e. V. (CABS)

BONN, Allemagne, September 5, 2013 /PRNewswire/ --

Landes : la police arrête des protecteurs d'oiseaux ; CABS porte plainte et envoie une nouvelle équipe sur place

L'association Komitee gegen den Vogelmord (Comité contre le Meurtre des Oiseaux/Committee Against Bird Slaughter) (CABS) a aujourd'hui fortement critiqué l'expulsion de sept collaborateurs du département des Landes et a reproché au préfet Claude Morel de vouloir faire taire à tout prix ceux qui luttent contre le braconnage. « Nos collaborateurs n'ont enfreint aucune loi, ils ont recueilli des preuves irréfutables de mauvais traitements infligés envers les oiseaux et d'actes criminels allant à l'encontre de la protection des espèces. Au lieu d'en tirer les conséquences et de poursuivre les responsables de ces infractions, les autorités arrêtent les protecteurs des oiseaux et deviennent ainsi les hommes de main des braconniers. », a déclaré le président du Comité, Heinz Schwarze.

L'expulsion du département décidée par la préfecture et concernant au total 7 membres du CABS a été qualifiée par M. Schwarze de tentative d'intimidation pour des motifs politiques. « La gendarmerie de Saint-Sever nous a aujourd'hui officiellement confirmé qu'aucune procédure n'est en cours à l'encontre de nos membres », affirme M. Schwarze.

Comme le fait savoir le CABS, l'organisation a envoyé, depuis le début de la semaine, une équipe internationale d'experts, dont des vétérinaires et des biologistes, dans le sud-ouest de la France afin de recueillir, pour la Commission Européenne, des preuves de la capture illégale d'ortolans avec des pièges. Selon les indications du Comité contre le Meurtre des Oiseaux, les autorités n'ont pu être incitées à engager une procédure contre les braconniers que dans deux cas.

La raison de l'intervention du Comité est une plainte environnement en cours contre la France du fait de la tolérance des autorités vis-à-vis des « matoles » qui, selon la Directive Européenne concernant la protection des oiseaux, appartiennent aux méthodes de chasse illégales. « Nous avons envoyé à Bruxelles des documents qui prouvent, de manière irréfutable, que la police française tolère la capture d'ortolans et ne poursuit pas les poseurs de pièges.", déclare le collaborateur du Comité, Dr. Andrea Rutogliano, qui coordonne l'intervention en France. « Les évènements des derniers jours ont montré encore une fois que les autorités protègent délibérément les braconniers contre toute poursuite. ». La France a, au contraire, toujours déclaré à l'Union Européenne qu'elle surveillait le respect de la directive européenne concernant la protection des oiseaux et a parlé d'une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis des captureurs d'ortolans.

Les ortolans font partie des espèces d'oiseaux protégées en Europe et sont menacés d'extinction en Allemagne et dans d'autres pays d'Europe. La capture illégale en France est, selon le CABS, une des raisons principales du recul des populations.

L'association annonce qu'elle va envoyer à nouveau des activistes ce week-end dans les zones de capture et contester l'expulsion prononcée hier. Andrea Rutigliano: « Nous ne nous laisserons ni intimider ni expulser ».

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LA

SOURCE Komitee gegen den Vogelmord e. V. (CABS)