La Commission Européenne approuve l'utilisation du SYLVANT® (siltuximab) dans le traitement de la maladie de Castleman multicentrique (MCM)

05 Juin, 2014, 14:31 BST de Janssen-Cilag International NV

BEERSE, Belgique, June 5, 2014 /PRNewswire/ --

 

Premier traitement approuvé en Europe pour la prise en charge de la MCM     

 

Janssen-Cilag International NV (« Janssen ») a annoncé aujourd'hui que la Commission européenne avait approuvé l'utilisation du SYLVANT ® (siltuximab) dans le traitement de la maladie de Castleman multicentrique (MCM) chez les patients adultes, VIH négatifs et HHV8 négatifs.[1] SYLVANT est un anticorps monoclonal (un type de protéine spécialisée) qui se lie sélectivement à l'antigène humain interleukine-6 (IL-6). SYLVANT est administré par voie intraveineuse (IV) toutes les trois semaines[2] et il s'agit du premier médicament approuvé dans l'UE pour le traitement de patients atteints de MCM.

La MCM est une maladie rare du sang à haut taux de mortalité, où les lymphocytes, une variété de globules blancs, sont en surproduction, ce qui entraîne une hypertrophie des ganglions lymphatiques. La MCM peut aussi affecter le tissu lymphoïde des organes internes, entrainant l'hypertrophie du foie, de la rate et d'autres organes.[3] Les infections, le dysfonctionnement de plusieurs organes et les tumeurs malignes comme le lymphome sont des causes fréquentes de mortalité chez les patients atteints de MCM.[3],[4]Elle a été classée dans la catégorie des maladies rares par la Commission européenne, c'est-à-dire qu'elle affecte moins de 5 patients sur 10 000.[5] En réalité, la MCM est une maladie si rare qu'il est encore difficile d'en répertorier le nombre de cas en Europe. Étant donné que la majorité des publications sur la MCM se basent sur les cas rapportés, les données épidémiologiques sont peu nombreuses.  Cependant, une étude récente menée aux États-Unis a permis d'estimer une prévalence de la MCM sur 10 ans à 2,4 cas par million d'habitants.[6]

« Avec l'homologation du SYLVANT, un traitement approuvé est désormais disponible dans l'UE pour les patients VIH négatifs et HHV8 négatifs atteints de MCM. SYLVANT offrira une alternative indispensable à ce traitement tout en changeant de manière significative la façon dont la MCM est prise en charge, » a déclaré le Professeur Pier Luigi Zinzani, professeur associé en hématologie à l'Université de Bologne, en Italie.  « Il a le potentiel de devenir un nouveau soin standard pour les patients, offrant une option thérapeutique novatrice à ceux qui souffrent de cette maladie chronique, grave et invalidante. »

Bien que les causes de la MCM soient encore inconnues, la surproduction d'IL-6 est considérée comme étant un mécanisme-clé de cette maladie.[3],[7] SYLVANT fonctionne en se liant à l'IL-6 humain, une cytokine multifonctions libérée par différentes cellules telles que les cellules T, B, les monocytes, les fibroblastes et les cellules endothéliales.[2],[7]

Jane Griffiths, présidente du groupe Janssen pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique (EMEA) a déclaré, « Janssen s'engage à développer des composés dans des domaines à forts besoins médicaux non satisfaits et notre expertise en hémopathies malignes a été décisive pour faire valoir le potentiel de SYLVANT. En tant que première société offrant un médicament homologué dans le traitement de la MCM en Europe, nous sommes très fiers d'apporter une alternative efficace de traitement aux patient admissibles atteints de cette maladie rare et redoutable et de prouver encore une fois notre engagement envers eux. »

L'homologation CE a été obtenue sur la base des résultats de l'étude pivot MCD2001 et suivant l'évaluation accélérée et les recommandations du CHMP pour approuver le SYLVANT® le 20 mars 2014. L'approbation du SYLVANT™ par la Food and Drug Administration américaine avait été annoncée le 23 avril 2014. SYLVANT a obtenu le statut de médicament orphelin pour la MCM en Europe et aux États-Unis.

À propos de l'étude      

L'efficacité et l'innocuité du SYLVANT ont été évalués dans une étude pivot (MCD2001) multinationale, randomisée, en double-aveugle, contrôlée sous placebo chez 79 patients atteints de MCM. L'étude MCD2001 a été la première étude randomisée sur la MCM.[8] 53 patients ont été répartis aléatoirement dans le groupe SYLVANT pour recevoir une dose de 11 mg/ kg toutes les 3 semaines et 26 patients ont été répartis aléatoirement dans le groupe placebo. Les patients présentaient les symptômes de la MCM et étaient VIH négatifs et HHV8 négatifs.[2],[8]

Le traitement des tumeurs MCM et des symptômes qui en découlent est un objectif thérapeutique important pour ces patients. Dans cette étude pivot ayant conduit à l'approbation de la Commission Européenne, plus d'un tiers des patients du groupe SYLVANT a obtenu une réponse durable et symptomatique au traitement associé aux meilleurs soins de soutien (MSS), comparé à aucun des patients sous placebo plus MSS (34 % contre 0 % selon des critères rigoureux ; 95 % CI: 11,1, 54,8 ; p=0,0012). Une réponse durable a été définie comme réponse tumorale et symptomatique (réduction de la masse tumorale et disparition complète ou stabilisation des symptômes de la maladie), persistant pendant au moins 18 semaines sans échec thérapeutique. Le temps moyen avant échec thérapeutique n'a pas été atteint chez les patients ayant reçu SYLVANT plus MSS ; les patients ayant reçu le placebo plus MSS ont présenté un échec du traitement d'une durée moyenne de 134 jours (p = 0,0084). Les résultats de tolérance de l'étude MCD2001 ont aussi montré une réponse tumorale de 37,7 % chez les patients du groupe SYLVANT contre 3,8 % chez ceux du groupe placebo (p=0.0022). Parmi les patients anémiques, il a été observé une augmentation du taux d'hémoglobine d'au moins 15 g/ L à la 13e semaine chez 61,3 % des patients du groupe SYLVANT contre 0 % chez les patients sous placebo plus MSS (p=0,0002).[2],[8] (Note. SYLVANT n'a pas été étudié chez les patients VIH positifs et HHV8 positifs atteints de MCM car il ne s'était pas lié pas à l'interleukine-6 (IL-6) viro-induite dans une étude non-clinique.)

À propos de SYLVANT®(siltuximab)
SYLVANT est un anticorps monoclonal chimérique anti-interleukine-6 (IL-6)qui se lie à l'IL-6 humaine.[2] L'IL-6 est une cytokine multifonctions libérée par différentes cellules telles que les cellules T, B, les monocytes, les fibroblastes et les cellules endothéliales. La dérégulation de la surproduction de cellules IL-6 à partir de lymphocytes B dans des ganglions lymphatiques touchés a été impliquée dans la pathogenèse, ou mécanismes à l'origine de la MCM.[67] Retrouvez de plus amples informations sur les études en cours du Siltuximab sur le site http://www.clinicaltrials.gov.

À propos  de la maladie de   Castleman   multicentrique  (MCM) 

La MCM est une maladie rare du sang à haut taux de mortalité, où les lymphocytes, une variété de globules blancs, sont en surproduction, ce qui entraine une hypertrophie des ganglions lymphatiques. La MCM peut aussi affecter le tissu lymphoïde des organes internes, entraînant une hypertrophie du foie, de la rate et d'autres organes.[3] Les signes et symptômes sont provoqués par un dysfonctionnement dans la production d'IL-6.[3],[7]Certains symptômes sont parfois mortels.[3],[4]

Par opposition à la maladie « unicentrique » de Castleman, qui est localisée et n'affecte qu'une seule zone ou groupe de ganglions lymphatiques, chez les patients atteints de MCM, plusieurs groupes de ganglions lymphatiques sont affectés dans diverses régions anatomiques. La maladie unicentrique peut-être traitée par ablation chirurgicale du ganglion malade, tandis qu'il est bien plus difficile de traiter la maladie multicentrique.[3],[7]

A propos de  Janssen 

 Janssen, société pharmaceutique de Johnson and Johnson, se voue à satisfaire et répondre aux besoins médicaux non comblés les plus importants de notre époque, y compris : l'oncologie (myélome multiple et cancer de la prostate, etc.), l'immunologie (psoriasis, etc.), la neuroscience (schizophrénie, démence, douleur, etc.), les maladies infectieuses (VIH/SIDA, hépatite C, tuberculose, etc.), les maladies cardiovasculaires et métaboliques (diabète, etc.). Motivés par notre engagement envers nos patients, nous développons des solutions de soins viables et intégrées en travaillant aux côtés des parties prenantes du domaine de la santé, grâce à des partenariats basés sur la confiance et la transparence. Pour plus d'informations, veuillez consulter le site http://www.janssen-emea.com Suivez nos dernières informations sur : http://www.twitter.com/janssenEMEA

Janssen dans le domaine de l'oncologie

En oncologie, notre objectif est de modifier fondamentalement la façon dont le cancer est perçu, diagnostiqué et pris en charge, en renforçant notre engagement envers les patients qui nous inspirent. En cherchant des moyens innovants pour répondre aux défis que pose le cancer, nous concentrons nos efforts sur de nombreux traitements et solutions préventives. Ces solutions se concentrent sur les hémopathies malignes, le cancer de la prostate et le cancer du poumon ; l'interception du cancer avec pour objectif de développer des produits capables d'interrompre le développement du processus cancérigène ; les biomarqueurs pouvant servir de guides dans l'utilisation ciblée et individualisée de nos thérapies ; ainsi que l'identification et le traitement sécurisés et efficaces des premiers changements dans le micro-environnement tumoral. 

 (Ce communiqué de presse contient des « énoncés prospectifs » tels que définis dans le Private Securities Litigation Reform Act de 1995, en ce qui concerne SYLVANT ® (siltuximab). Les lecteurs sont priés de ne pas se fier à ces énoncés prospectifs. Ces énoncés se basent sur les attentes actuelles d'évènements futurs. Si des suppositions sous-jacentes s'avèrent imprécises ou si des incertitudes ou risques inconnus se matérialisent, les résultats réels pourraient différer sensiblement des attentes et projectionsde Janssen-Cilag International NV, de toute autre société pharmaceutique Janssen ou de Johnson & Johnson. Ces risques et incertitudes incluent, sans s'y limiter : les défis inhérents au développement de nouveaux produits, y compris l'obtention d'approbations règlementaires ; les défis relatifs aux brevets, y compris les avancées technologiques, les nouveaux produits et brevets obtenus par les concurrents ; les changements de comportements et des habitudes de dépenses ou la détresse financière des acheteurs de services et produits de santé ; les changements de règlementations et lois gouvernementales et les réformes nationales et étrangères sur la santé ; ainsi que la tendance générale du secteur en faveur d'une limitation des dépenses de santé. Une liste et une description plus détaillées de ces risques, incertitudes et autres facteurs est disponible dans le formulaire 10-K du rapport annuel de Johnson & Johnson pour l'exercice clos le 29 décembre 2013, y compris dans l'annexe 99 à celui-ci, et dans nos dépôts ultérieurs auprès de la Securities and Exchange Commission.  Des copies de ces formulaires sont disponibles en ligne sur les sites  http://www.sec.gov, http://www.jnj.com  ou sur demande auprès de Johnson & Johnson. Aucune des  sociétés pharmaceutiques Janssen, ni   Johnson & Johnson, ne décide   d'actualiser des énoncés prospectifs suite à de nouvelles informations ou de développements ou évènements futurs.) 

Références   

  1. Commission européenne. Registre communautaire des médicaments à usage humain : autorisation de SYLVANT. Disponible à l'adresse : http://ec.europa.eu/health/documents/community-register/html/h928.htm. Accessible à partir du 3 juin 2014.
  2. SYLVANT® (siltuximab) Résumé des caractéristiques du produit. 2014.
  3. American Cancer Society. Maladie de Castleman. Disponible sur la page : http://www.cancer.org/acs/groups/cid/documents/webcontent/003093-pdf.pdf.  Accessible à partir du 28 février 2014.
  4. Van Rhee F, Stone K, Szmania S, et al. Castleman Disease in the 21st century: an update on diagnosis, assessment, and therapy. Clin Adv Hematol Oncol 2010;8:486-98.
  5. Commission européenne. Maladies rares. Disponible sur la page : http://ec.europa.eu/health/rare_diseases/policy/index_en.htm. Accessible à partir du 30 avril 2014.
  6. Robinson D et al. Clinical epidemiology and treatment patterns of patients with multicentric Castleman's disease: results from two US treatment centre.  Br J Haematol 2014; 165: 39-48.  
  7. El-Osta HE, Kurzrock R. Castleman's disease: from basic mechanisms to molecular therapeutics. Oncologist 2011;16:497-511.
  8. Wong RS et al. A Multicenter, Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Study Of The Efficacy and Safety Of Siltuximab, An Anti-Interleukin-6 Monoclonal Antibody, In Patients With Multicentric Castleman's Disease. Blood 2013 122:505. (Présentation orale effectuée au cours de la 55e réunion annuelle de l'American Society of Hematology (ASH) Annual Meeting ; du 7 au 11 déc. 2013, à la Nouvelle-Orléans, LA.)

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SOURCE Janssen-Cilag International NV