La corruption présidentielle en Argentine est liée à certaines banques suisses

24 Octobre, 2013, 09:00 BST de The Organized Crime Observatory (OCO)

GENEVA, October 24, 2013 /PRNewswire/ --

Plus de 5 milliards USD de fonds appartenant prétendument aux Kirchner pourraient avoir été blanchis dans des banques suisses, au moins depuis 2005. D'après l'enquête menée en Argentine par le procureur José Maria Campagnoli qui a permis de mettre fin à une stratégie de blanchiment d'argent portant sur plus de 55 millions EUR, le journaliste d'investigation Juan Gasparini, membre de longue date de l'Observatoire du crime organisé (OCO), a reconstitué et exposé ce schéma complet dans son dernier ouvrage intitulé « Las Bovedas Suizas Del Kirchnerismo ». En Suisse, le Ministère public de la Confédération (MPC) a récemment ordonné une enquête impliquant au moins deux banques et une compagnie fiduciaire.

Ce livre met en évidence la sortie de fonds d'Argentine par l'intermédiaire de plusieurs sociétés, et apporte le témoignage direct de deux anciens associés d'affaires ayant été directement impliqués dans la stratégie de blanchiment d'argent orchestrée par le gestionnaire de la fortune cachée du couple présidentiel.

M. Gasparini, qui a rejoint l'OCO en 1999 peu après sa création, avait précédemment publié un livre intitulé « El Pacto Menem-Kirchner » qui détaillait la manière dont M. Kirchner et son adversaire politique, l'ex-président Carlos Menem, privilégiaient tous deux la Suisse comme destination fiscale. Il semble que M. Menem en profitait pour y dissimuler des fonds issus de la corruption. M. Kirchner faisait appel à la Suisse pour des besoins personnels. L'ouvrage expose les enquêtes menées en Suisse contre les comptes de M. Menem, mais relate également le rapatriement douteux vers l'Argentine de 390 des 500 millions USD de fonds publics initialement investis sur les marchés internationaux par Nestor Kirchner, qui occupait alors le poste de Gouverneur, dans le but d'éviter les conséquences de la dévaluation du peso opérée en 2001. Rien n'a encore été mis en œuvre pour découvrir ce que sont devenus le reliquat de cette somme et ses intérêts sur 15 ans.

Mais les pièces du puzzle semblent se recoller 10 ans après. Dans les faits, en 2004, M. Kirchner a congédié M. Beliz, alors ministre de la Justice, ainsi que M. Campagnoli, son secrétaire d'État de l'époque. Pendant ce temps, le juge suisse qui enquêtait sur l'affaire a été transféré dans une autre juridiction. Le champ était alors libre pour mettre en place une nouvelle stratégie de blanchiment d'argent.

Nicolas Giannakopoulos, président de l'OCO, a salué ce livre qu'il a qualifié d'avancée majeure dans la lutte contre la corruption politique et le blanchiment d'argent :

« Juan Gasparini se consacre à la découverte de la vérité sur la corruption en Argentine, en révélant les détails de l'une des plus importantes affaires de corruption politique et de blanchiment d'argent jamais vue à l'échelle internationale.  Ce livre recèle des leçons vitales pour les médias internationaux sur la façon de débusquer le crime camouflé. À l'intention des organismes internationaux d'enquête et de mise en examen, il présente la façon dont les criminels se dissimulent.  Ce que Juan a réussi à accomplir en prenant d'énormes risques personnels témoigne de sa détermination à prouver que les hautes fonctions ne doivent pas servir à éviter toute enquête et que tout crime doit être puni, indépendamment de l'importance et de la richesse de son auteur. »

Il montre également comment le pouvoir politique est utilisé pour contrecarrer les tentatives de découverte de la vérité, et comment Juan Gasparini a surmonté ces nombreux obstacles afin de révéler les faits d'un crime dont chaque citoyen argentin est victime. Le 21 octobre 2013, cette affaire a été transférée à un autre juge et à un autre procureur. Nous espérons qu'ils poursuivront le travail commencé par M. Campagnoli. 

À propos de l'OCO

Fondée en 2001, l'OCO est une association non gouvernementale (ONG) basée en Suisse qui fait maintenant partie de l'Institut universitaire de hautes études internationales (HEI) de Genève. Ses objectifs consistent à fournir une compréhension des comportements, des modèles et des faits criminels organisés et à informer les spécialistes et le grand public sur ce phénomène par le biais de l'enseignement, de la formation, du lobbyisme et d'annonces publiques, mais aussi en aidant les parties impliquées à communiquer entre elles dans une atmosphère de confiance et de sécurité. Comptant plus de 250 spécialistes dans le monde, l'OCO est convaincue que le crime organisé est un danger pour la sécurité des démocraties, le respect de la vie privée et la liberté dans le monde, et qu'il doit être traité comme un problème mondial à travers une collaboration et des échanges à l'échelle planétaire.

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  • Le livre est en vente à l'adresse suivante : http://www.megustaleer.com.ar/ficha/9789500745215/las-bovedas-suizas-del-kirchnerismo
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SOURCE The Organized Crime Observatory (OCO)