La Thaïlande envisage de former un gouvernement en exil

25 Mai, 2014, 17:52 BST de Amsterdam & Partners LLP

LONDRES, May 25, 2014 /PRNewswire/ --

Suite à l'annonce d'un coup d'État militaire illégal perpétré jeudi par l'armée thaïlandaise, Robert Amsterdam, conseiller de l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, mais également du mouvement pro-démocratique des « Chemises rouges », a déclaré que la constitution d'un gouvernement en exil était sérieusement envisagée au lendemain de la prise de pouvoir organisée illégalement par le général Prayuth Chan-Ocha le 22 mai 2014 en Thaïlande. M. Amsterdam réaffirme que les actions de la junte militaire thaïlandaise étaient dépourvues de toute légitimité et qu'elles constituaient une violation flagrante la législation thaïlandaise et du droit international. La seule organisation habilitée par la loi et la population à gouverner la Thaïlande demeure le Parti Pheu Thai, en vertu de sa victoire incontestable lors de la dernière élection générale qui s'est tenue le 3 juillet 2011.

« Le coup d'État militaire perpétré par l'armée thaïlandaise est dépourvu de toute légitimité. En outre, l'armée thaïlandaise n'a pas été élue par le peuple thaïlandais pour gouverner le pays. Les individus officiellement habilités à gouverner le peuple thaïlandais grâce à leur victoire lors d'élections libres et équitables envisagent désormais de constituer un gouvernement en exil », a affirmé M. Amsterdam.

M. Amsterdam a notamment soulevé la question des mises en détention arbitraires de militants pro-démocratie actuellement capturés par la junte. Il a déclaré : « Je dénonce la mise en détention arbitraire de tous les leaders politiques en Thaïlande. Étant donné les antécédents de l'armée thaïlandaise en matière de respect des droits de l'homme, nous sommes très inquiets pour la sécurité des détenus politiques. Nous exhortons la communauté internationale à rester très vigilante. »

Par ailleurs, M. Amsterdam a souligné que plusieurs gouvernements étrangers avaient déjà exprimé leur volonté d'accueillir ce gouvernement en exil conformément aux pratiques et réglementations internationales. Il a insisté sur le fait que l'armée thaïlandaise n'était pas juridiquement habilitée à gouverner et qu'elle avait agi en violation de la législation nationale et du droit international.

« Ne nous méprenons pas, il s'agit d'un coup d'État militaire illégitime qui doit faire l'objet de sanctions et mesures diplomatiques fermes afin de garantir la sécurité et la sûreté du peuple thaïlandais », a ajouté Robert Amsterdam.

Robert Amsterdam travaille comme conseiller international auprès du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) en Thaïlande. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur http://robertamsterdam.com/thailand.

 

 


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SOURCE Amsterdam & Partners LLP