L'affaire Safarov illustre les répercussions durables du conflit du Haut-Karabakh

08 Septembre, 2012, 14:58 BST de Azerbaijan Monitor

PARIS, September 8, 2012 /PRNewswire/ --

Le conflit en cours entre l'Azerbaijan et l'Arménie au sujet de la région disputée du Haut-Karabakh a suscité un vif débat lors des réunions de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe qui ont eu lieu cette semaine à Paris.

L'extradition par la Hongrie de Ramil Safarov vers l'Azerbaijan, et sa libération ultérieure, ont une fois de plus attiré l'attention sur les répercussions durables du non-règlement du conflit au Haut-Karabakh depuis le cessez-le-feu en 1993. Safarov a été condamné pour le meurtre d'un soldat arménien lors d'une formation de l'OTAN à Budapest en 2004, sous prétexte qu'il a craché sur le drapeau azerbaïdjanais et qu'il l'a humilié.

« De toute évidence, le débat autour de l'affaire Ramil Safarov actuellement déclenché par l'Arménie sur la scène internationale a comme seul objectif de consolider la présence arménienne illégale dans les territoires occupés et de rejeter la demande de tous les organismes internationaux (l'ONU, PACE, le Parlement européen, l'OSCE, etc.) de retirer inconditionnellement ses forces armées de ces territoires », a précisé le député azerbaïdjanais, Elkhan Suleymanov.

Il a également fait remarquer que Safarov a été transféré de la Hongrie vers l'Azerbaijan en conformité avec la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées, dont les deux pays sont signataires. Après avoir purgé huit ans en prison, Safarov a été mis en liberté en vertu de l'Article 12 de cette Convention, qui permet à tout État membre de gracier un condamné selon sa législation nationale.

Le Haut-Karabakh a fait l'objet de tensions entre l'Arménie et l'Azerbaijan au cours des 20 dernières années, provoquant jusqu'à présent quelque 30 000 décès. Les négociations de paix menées par le Groupe de Minsk de l'OSCE, et dirigées par les États-Unis, la Russie et la France, ont enregistré peu de progrès sur la voie d'une solution pacifique.

En outre, les résolutions de l'Organisation des Nations Unies 822, 853, 874 et 884, qui appelaient à un retrait immédiat et inconditionnel des forces arméniennes, n'ont toujours pas été mises en œuvre et les incidents survenus à la frontière sur la ligne de cessez-le-feu entre l'Azerbaijan et l'Arménie se sont intensifiés ces derniers mois.

« Ces incidents sont très déplorables », a affirmé Elkhan Suleymanov. « Des milliers d'Azerbaïdjanais ont été tués depuis le début de l'occupation arménienne illégale du Haut-Karabakh, mais aucun Arménien, que ce soit des membres des milices ou des civiles, n'a été jusqu'à présent reconnu coupable de crimes graves contre l'humanité. »

En attendant, le député arménien Davit Harutyunyan a déclaré : « Nous n'occupons que 15 % du territoire azerbaïdjanais » tout en rajoutant que « le nombre actuel des personnes déplacées à l'intérieur du territoire azerbaïdjanais s'élève à 700 000 maximum et non pas à 1 000 000. »

Remerciant Davit Harutyunyan de sa « confession honnête », Suleymanov a souligné « sa déception alors que tous mes collègues ont gardé le silence lorsque confrontés à cette triste réalité ».

« Si l'Arménie persiste dans la non-exécution des résolutions internationales sur la région du Haut-Karabakh, le sentiment d'amertume de l'opinion publique sera d'autant plus fort », a précisé M. Suleymanov.

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SOURCE Azerbaijan Monitor