Landes - Une opération à grande échelle contre le piégeage illégal du Bruant ortolan - Les braconniers tirent sur les protecteurs - Le Préfet interdit le "camp de protection des oiseaux"

04 Septembre, 2012, 10:46 BST de CABS – Committee against bird slaughter

MONT-DE-MARSAN, France et BONN, Germany, September 4, 2012 /PRNewswire/ --

Attention: cette VERSION FINALE annule et remplace celle diffusée précédemment, dont nous nous excusons pour les erreurs de français qu'elle contenait.

L'association basée en Allemagne Committee Against Bird Slaughter (CABS; "Comité Contre le Massacre des Oiseaux") a publié aujourd'hui les premiers résultats de ses opérations contre le piégeage illégal des Bruants ortolans dans le département français des Landes, menées jusqu'à ce week-end. Le CABS accuse les autorités responsables de la prévention du piégeage illégal, par leur inaction, de s'être rendues elles-mêmes les otages des braconniers. 

Selon le CABS, un groupe de leurs bénévoles allemands et italiens a été actif dans le Sud du département durant la dernière semaine d'août -le pic de la migration des ortolans-, avec pour mission de localiser les pièges illégaux et de les dénoncer à la Gendarmerie. Au total 27 sites de piégeage comprenant 679 pièges ("matoles") ont été découverts et 80 ortolans fraîchement capturés ont été relâchés. 

"Nos résultats montrent que, comme jadis, les ortolans sont toujours piégés et que les autorités ne font pratiquement rien pour combattre cette pratique illégale", dit le responsable de l'équipe Andrea Rutigliano, du CABS. Il ajoute que "les pertes massives causées par le braconnage mettent en danger la survie de cette espèce en Europe. Les importantes mesures prises par d'autres états membres de l'UE se trouvent ainsi anéanties". Selon le CABS, le Bruant ortolan a décliné massivement dans toute son aire de répartition européenne et l'espèce est classée en liste rouge des espèces menacées dans la plupart des pays européens. 

Le CABS regrette que malgré de nombreux appels à la Gendarmerie, aucun agent n'était préparé à les rencontrer sur les sites de piégeage localisés pour y confisquer les pièges. Quand les représentants du CABS ont indiqué les positions de plusieurs installations, "les pièges et les appelants [oiseaux vivants captifs utilisés pour appeler leurs congénères par leur chant] étaient toujours là trois jours plus tard", dit Rutigliano qui ajoute que "en réponse à un appel du CABS un officier a répondu que les braconniers indiqués par le CABS n'avaient installé "qu'un petit nombre de pièges" et ne seraient donc pas poursuivis". 

"Il y a une absence totale de volonté politique de poursuivre les piégeurs hors-la-loi dans la région", résume Rutigliano. Beaucoup de piégeurs opèrent d'ailleurs ouvertement. Selon le CABS de nombreux pièges sont visibles depuis la route et gardés de près par leurs propriétaires. Samedi dernier au lac du Lourden, clairement encouragé par l'absence de forces de l'ordre, un piégeur a tiré des coups de fusil en direction de trois bénévoles italiens qui étaient sur le point de relâcher trois ortolans fraîchement capturés. Heureusement personne n'a été blessé - plus par chance qu'autre chose.

A Tartas mercredi une équipe du CABS revenant d'une opération a été suivie jusqu'à la gendarmerie par une colonne de plus de dix véhicules et a été prise à partie par une foule en colère, et aspergée d'urine. 

Un autre incident est survenu près de la ville de Campagne, où les quatre pneus d'un véhicule du CABS ont été lacérés. L'équipe avait libéré cinq ortolans dans ce secteur peu de temps auparavant. 

Le 2 septembre, à cause des nombreuses plaintes des braconniers et de la violence croissante contre les équipes, le Préfet des Landes, Claude Morel, a mis en demeure les bénévoles du CABS de quitter le département. "La lettre nous a été transmise par la gendarmerie qui a ajouté qu'elle ne pouvait plus assurer notre sécurité", précise le président du CABS Heinz Schwarze. Il considère que cette attitude de la part des autorités rend les forces de l'ordre et la préfecture otage des braconniers. 

Le CABS enverra à la Commission Européenne un rapport complet sur les opérations de cette année, incluant ses commentaires sur l'absence claire d'action de la part des autorités. "Ceux qui tolèrent le piégeage d'espèces d'oiseaux hautement menacées sont en contravention avec les recommandations de la directive européenne sur les Oiseaux", commente Schwarze. Si la Commission arrivait aux mêmes conclusions, la France pourrait être soumise à d'importantes sanctions financières. 

Aujourd'hui le CABS a mis en ligne une vidéo de 4 minutes des opérations, qui montre les bénévoles localisant de nombreuses installations et relâchant des ortolans. La Vidéo peut être vue sur YouTube à http://youtu.be/GG65CecKSNc.

Contact pour toute information supplémentaire et pour le matériel photo/vidéo :

Axel Hirschfeld, CABS Press Officer, An der Ziegelei 8, 53127 Bonn Tel.: +49-228-665521 oder +49-1794803805, Email:  presse@komitee.de, 

Internet:  http://www.komitee.de


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SOURCE CABS – Committee against bird slaughter