L'Azerbaïdjan repousse des propositions « tendancieuses » à l'Assemblée parlementaire Euronest dans l'intérêt du Haut-Karabagh

04 Juin, 2013, 17:23 BST de Azerbaijan Monitor

BAKOU, Azerbaïdjan, June 4, 2013 /PRNewswire/ --

L'Azerbaïdjan est parvenu à bloquer plus de 25 propositions « tendancieuses et immorales » avant la session de printemps de l'Assemblée parlementaire Euronest à Bruxelles qui, selon le pays, menaçaient sa souveraineté et sa volonté « légitime » de se réapproprier les territoires occupés par l'Arménie dans le Haut-Karabagh.

Ces propositions et amendements avaient été ajoutés par l'Arménie et ses partisans au sein de l'UE à une résolution sur les enjeux en matière de sécurité régionale, une démarche ironique que la délégation azerbaïdjanaise n'a pas manqué de remarquer dans la mesure où l'occupation du Haut-Karabagh par l'Arménie constitue la principale préoccupation de l'Azerbaïdjan dans le domaine de la sécurité régionale.

Elkhan Suleymanov, président de la délégation azerbaïdjanaise auprès de l'Assemblée parlementaire Euronest, a réussi à bloquer les amendements, jugés « absurdes » pour certains et carrément « dangereux » pour de nombreux autres.

« En réussissant à éliminer toutes les propositions non objectives des Arméniens et de certains députés européens acquis à leur cause, qui pour beaucoup d'entre elles remettaient directement en cause la souveraineté de l'Azerbaïdjan, nous parviendrons peut-être à terme à faire valoir nos intérêts nationaux », a-t-il souligné à la fin de la session à Bruxelles.

« J'ai accepté de retirer certains amendements déposés par la délégation azerbaïdjanaise par respect de l'esprit de coopération entre le Parlement européen et les pays orientaux partenaires, mais cela n'a aucun sens d'organiser ce type de rencontre si l'on ne peut pas débattre ouvertement de nos problèmes et leur trouver des solutions », a indiqué M. Suleymanov.

Il a ajouté que son pays reste disposé à discuter du Haut-Karabagh dans tout forum démocratique mais qu'il ne se fait pas d'illusion quant aux difficultés auxquelles l'Azerbaïdjan doit faire face. L'Arménie en appelle à ce qu'il qualifie de « prétendues racines chrétiennes communes de l'Europe » et s'en sert pour obtenir du soutien au sein de l'UE et sur la scène internationale plus large.

Au nombre des amendements présentés par la délégation arménienne figurait une proposition visant à ouvrir les frontières des territoires occupés, qui, dans le cas du Haut-Karabagh, aurait enfreint « toutes les normes et pratiques internationales ».

Le pays a également appelé à la coopération entre l'UE et les « autorités de facto », euphémisme inacceptable pour désigner les territoires occupés. Dans la même veine, un texte parlait des « conflits en Géorgie et dans le Haut-Karabagh » et non des « conflits touchant la Géorgie et l'Azerbaïdjan ». Rejetant catégoriquement ces propositions, M. Suleymanov a fait savoir qu'il continuerait d'exhorter la communauté internationale à se conformer aux nombreuses résolutions internationales sur le Haut-Karabagh basées sur le principe d'intégrité territoriale.

L'Arménie continue d'occuper 20 % du territoire de l'Azerbaïdjan depuis vingt ans qu'a éclaté le conflit qui a fait 20 000 morts côté azerbaïdjanais et conduit au déplacement de plus d'un million d'Azéris. Elkhan Suleymanov a déclaré que malgré la houleuse session de la semaine dernière il reste désireux de résoudre le conflit dans le Haut-Karabagh grâce à l'Assemblée parlementaire Euronest et à d'autres institutions internationales.

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SOURCE Azerbaijan Monitor