L'Azerbaïdjan s'interroge sur les raisons de l'Initiative européenne pour la stabilité de prendre pour cible la position favorable de Thorbjørn Jagland en matière de droits de l'homme

21 Novembre, 2014, 11:48 GMT de Azerbaijan Monitor

BAKOU, Azerbaïdjan, November 21, 2014 /PRNewswire/ --

L'Initiative européenne pour la stabilité (IES) a « injustement ciblé » Thorbjørn Jagland, Secrétaire général du Conseil de l'Europe, après qu'il ait loué les progrès réalisés par l'Azerbaïdjan pour la libération de prisonniers. Ceci, a conclu Bakou, est la preuve que le groupe basé en Allemagne est « engagé dans une rhétorique anti-Azerbaïdjan ».

Dans une lettre d'information datée du 14 novembre, l'IES a exprimé son désaccord avec les propos de soutien de Thorbjørn Jagland pour la « jeune démocratie » de l'Azerbaïdjan qui, affirma-t-il antérieurement, « avait besoin d'aide ».

Thorbjørn Jagland s'était exprimé de manière positive au sujet du nouveau Groupe de travail conjoint sur les questions des droits de l'homme, un groupe composé de défenseurs des droits de l'homme, de parlementaires, ainsi que de fonctionnaires de l'administration présidentielle azerbaïdjanaise et du Conseil de l'Europe. Le groupe a obtenu le mois dernier la grâce de 80 prisonniers en Azerbaïdjan - un résultat également accueilli favorablement à ce moment-là par Catherine Ashton, vice-présidente de l'UE, et Stefan Füle, commissaire européen en charge de l'élargissement.

Mais, dans un long article d'opinion, qui de manière surprenante a comparé M. Jagland à l'empereur Commode du film Gladiator, l'IES a jugé ces efforts négligeables en les qualifiant d'« initiative malhonnête » et de « théâtre de l'absurde ».

Cela, a déclaré Elkhan Suleymanov, Président de la délégation azerbaïdjanaise à l'Assemblée parlementaire Euronest, montre que l'IES ne peut être prise au sérieux et n'accepte pas « des opinions positives, ou même neutres, à propos de l'Azerbaïdjan ».

M. Suleymanov a ajouté que la demande de l'IES de libérer les activistes emprisonnés « en ignorant toute décision judiciaire » allait à l'encontre de la règle de droit et du rôle de la Cour européenne des droits de l'homme pour déterminer qui est un prisonnier politique ; un sujet qui a fait l'objet de discussions positives durant l'été entre M. Jagland et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev.

« L'Initiative européenne pour la stabilité est à l'évidence contre le fait que l'évaluation des violations des droits de l'homme et des libertés fondamentales, prévue dans la Convention européenne des droits de l'homme et ses protocoles, relève de la compétence exclusive de la Cour européenne des droits de l'homme », a expliqué M. Suleymanov.

« L'IES a un objectif unique bien ciblé : déstabiliser politiquement l'Azerbaïdjan de sorte qu'on aboutisse à une situation de troubles. »

Il a ajouté que de telles critiques internationales servaient également à « détourner l'attention des efforts accomplis pour libérer les territoires azerbaïdjanais occupés par l'Arménie » alors qu'on assiste dernièrement à un regain des tensions sur la ligne de contact.

L'occupation par l'Arménie du Nagorno-Karabakh et de sept territoires azerbaïdjanais voisins se poursuit malgré les résolutions d'organismes internationaux, dont le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de l'Europe, appelant à un retrait immédiat et inconditionnel de l'Arménie.

 

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SOURCE Azerbaijan Monitor