Le gouvernement et les partis d'opposition en Azerbaïdjan réunis pour condamner de concert la résolution jugée « biaisée » prise par le Parlement européen au sujet de Ramil Safarov

20 Septembre, 2012, 22:43 BST de Azerbaijan Monitor

BAKOU, Azerbaïdjan, September 20, 2012 /PRNewswire/ --

Dans un moment rare d'unité et de consensus, le gouvernement et les parties d'opposition en Azerbaïdjan se sont réunis pour condamner la résolution « Azerbaïdjan : le cas de Ramil Safarov », adoptée le 13 septembre par le Parlement européen.

Dans une déclaration commune, signée par 18 partis politiques du pays, dont le parti du « Nouvel Azerbaïdjan » au pouvoir et le principal groupe d'opposition « Musavat », il a été souligné que la résolution relative à l'extradition de Ramil Safarov hors de la Hongrie et sa grâce ultérieure accordée par le président de l'Azerbaïdjan est « totalement biaisée et sert les intérêts de l'Arménie et des groupes de pression arméniens. »

Les députés azerbaïdjanais ont qualifié la résolution de « tentative de dissimulation des crimes militaires commis par une Arménie agressive » qui occupe 20 % du territoire de l'Azerbaïdjan et a ainsi conduit au déplacement de près d'un million de personnes ainsi que de « tentative de dissimulation de la position non constructive adoptée par l'Arménie dans des pourparlers aujourd'hui au point mort ».

Dans cette déclaration commune, les partis politiques ont également pointé du doigt l'iniquité des institutions européennes, faisant remarqué qu'elles n'avaient pris aucune mesure ces vingt dernières années pour condamner la grâce et la libération qui s'en est suivie de membres de l'organisation terroriste arménienne ASALA, au nombre desquels Monte Melkonian, Vazgen Sislian et Varuzhan Karapetian.

Après avoir été condamnés pour des crimes commis à l'encontre de citoyens azerbaïdjanais et d'autres civils aux États-Unis, en France et dans d'autres pays du monde, ces terroristes se sont vu octroyer la nationalité arménienne et ont été accueillis en héros à Erevan.

La résolution dans l'affaire Safarov a été adoptée la semaine dernière à Strasbourg au terme d'un débat houleux. Seuls 50 parlementaires, représentant à peine 6,5 % de l'ensemble des parlementaires, ont voté. Le groupe des libéraux, à l'origine de la résolution, s'est rétracté avant le vote en séance plénière. Les socialistes, qui constituent le deuxième groupe le plus important dans l'hémicycle, ont voté contre la résolution. Le groupe PPE, qui a émis un avis favorable, est néanmoins parvenu à rejeter des amendements clés endiguant des critiques encore plus virulentes sur la gestion de l'affaire Safarov.  

Ramil Safarov, natif des territoires occupés du Haut-Karabakh, a été condamné pour le meurtre d'un soldat arménien perpétré lors d'un stage organisé par l'OTAN à Budapest en 2004. Safarov avait affirmé que le soldat arménien avait craché sur le drapeau de l'Azerbaïdjan et l'avait humilié.

Conformément à la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées, la Hongrie a extradé Safarov vers l'Azerbaïdjan après plus de huit années de prison. Sa libération et sa grâce ont une nouvelle fois attiré l'attention sur le non-règlement du conflit du Haut-Karabakh. Les quatre résolutions des Nations unies appelant l'Arménie à un retrait total, immédiat et inconditionnel des territoires occupés n'ont pas été appliquées. Des résolutions analogues ont été approuvées par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, l'OSCE et le Parlement européen.

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SOURCE Azerbaijan Monitor