Le prix à payer pour avoir échoué dans la réforme des visas : 114 milliards d'euros

03 Novembre, 2015, 14:01 GMT de The European Travel Commission

LONDRES, November 3, 2015 /PRNewswire/ --

La Commission européenne du tourisme (CET), l'organisation chargée de promouvoir l'Europe en tant que destination, a exigé aujourd'hui de réformer la manière dont les visas sont accordés aux voyageurs d'agrément et d'affaires, citant des bénéfices pour l'économie européenne de l'ordre de 114 milliards d'euros en recettes d'exportation et la création de 615 000 nouveaux emplois d'ici à 2020.

     (Photo: http://photos.prnewswire.com/prnh/20151102/282889 )

Peter De Wilde, président de la CET, a déclaré : « L'Europe est en train de perdre des parts de marché en termes de tourisme mondial, et nos régimes de visas constituent dans ce domaine un facteur contributif. La libéralisation est essentielle afin de maximiser le bénéfice pouvant être tiré de la croissance du tourisme à l'échelle mondiale. Il est en notre pouvoir d'améliorer notre compétitivité dans le secteur du tourisme, ce qui essentiel à un moment où l'Europe a besoin de créer de nouveaux emplois, en particulier chez nos jeunes. »

Les visiteurs provenant de destinations étrangères lointaines sont particulièrement précieux étant donné que leurs séjours sont plus longs et leurs dépenses journalières plus élevées.  Cependant, les régimes de visas de l'Europe figurent parmi les plus restrictifs au monde. 56 % des visiteurs issus de marchés non européens en 2014 avaient besoin d'un visa.

Mark Henry, vice-président et coordinateur des activités de plaidoyer relativement aux visas de la CET, a expliqué que la réforme des visas est possible sans compromettre la sécurité et le contrôle de l'immigration, en présentant trois scénarios possibles. Le premier est l'adoption de « meilleures pratiques » améliorées afin de faciliter les formalités administratives pour les touristes, comme la mise en œuvre de processus de demande de visa simplifiés, de frais réduits et de durées de séjour plus longues. Le deuxième est l'introduction de nouveaux types de visas, en particulier des visas électroniques et des visas délivrés à l'arrivée. Le troisième est l'augmentation du nombre de pays « exemptés de visas ».

D'après Tourism Economics, réformer les visas afin d'adopter les politiques de « meilleures pratiques » pour les dix principaux marchés prioritaires européens limités par les visas stimulerait 3,4 millions d'arrivées supplémentaires par an. Cela générerait 18,3 milliards d'euros en dépenses associées jusqu'à 2020, et 95 000 nouveaux emplois.

L'introduction de nouveaux types de visa (eVisa ou visa délivré à l'arrivée) permettrait la venue de 8,5 millions de visiteurs en plus par an, 45 milliards d'euros en dépenses associées et plus de 200 000 emplois supplémentaires créés. Les bénéfices les plus importants seraient issus d'une exemption totale de visas pour ces marchés, ce qui déboucherait sur 21,8 millions d'arrivées supplémentaires par an. D'ici 2020, cela permettrait de générer 114 milliards d'euros en nouvelles recettes d'exportation et de créer 615 000 nouveaux emplois.

Le World Travel &Tourism Council (Conseil mondial du voyage et du tourisme) a recommandé aux gouvernements d'adopter la facilitation de l'obtention des visas de manière proactive. Helen Marano, vice-présidente des affaires gouvernementales et industrielles au sein du WTTC, a déclaré : « La facilitation de l'obtention des visas joue un rôle central pour stimuler la croissance économique et la création d'emplois par le biais du tourisme en Europe et dans le monde entier. » Le WTTC a étudié l'impact potentiel de la réforme des visas sur les économies du G20 et estime que 3,1 millions d'emplois supplémentaires directement liés au tourisme et 5,1 millions d'emplois d'ordre plus général seraient créés. Le G20 pourraient enregistrer une croissance des arrivées de touristes de 16 % et une augmentation de 21 % des recettes liées au tourisme international en seulement trois ans. Cela représente un gain de 112 millions de touristes internationaux supplémentaires, dépensant 206 milliards de dollars.

Mark Henry a conclu : « La seule voie est une plus grande ouverture. L'introduction de l'espace Schengen en 1995 a contribué de manière significative à stimuler le voyage à l'intérieur de l'Europe. Nous devons l'agrandir et le réformer afin de permettre aux voyageurs légitimes provenant de destinations étrangères lointaines de venir et de revenir ici beaucoup plus facilement. »

Pour tout complément d'information, veuillez contacter Paul Baldwin au +44(0)7920-207-880 ou à l'adresse Paul.Baldwin@Tarsh.com.

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SOURCE The European Travel Commission