Les asthmatiques chassent leurs symptômes au lieu de prévenir la maladie sous-jacente

02 Juillet, 2006, 15:11 BST de AstraZeneca

LUND, Suède, July 2 /PRNewswire/ --

- Une grande étude indique que les patients peuvent rater l'occasion d'éviter leurs crises d'asthme

De nouvelles données sur les attitudes et les comportements des asthmatiques, qui viennent d'être publiées dans BMC Pulmonary Medicine, confirment la nécessité d'une nouvelle stratégie dans la gestion de l'asthme.

L'étude International Asthma Patient Insight Research (INSPIRE) est la première étude à grande échelle (n=3,415 patients) parmi les asthmatiques qui suivent une thérapeutique d'entretien régulière. L'étude offre une perspective intéressante sur les attitudes des asthmatiques envers la gestion de l'asthme, l'impact de la maladie sur leur vie quotidienne, et leur façon de répondre aux aggravations soudaines de leurs symptômes.

La perspective qui est peut-être la plus intéressante pour les professionnels des soins de santé qui traitent les asthmatiques est qu'il existe une fenêtre d'opportunité qui n'est pas exploitée dans la gestion actuelle de l'asthme. L'étude INSPIRE indique que les patients reconnaissent les signes les plus fréquents d'une aggravation imminente de leurs symptômes, telle qu'un essoufflement ou une détresse respiratoire, comme constituant un 'temps de préavis' mais ne réussissent pas à éviter la crise même.

A partir du moment où ils remarquent une détérioration jusqu'au pic de l'aggravation, les patients de l'étude INSPIRE ont signalé une période moyenne de 5,1 jours mais, au lieu d'ajuster leur traitement préventif, ils augmentent leur traitement de soulagement, traitant les symptômes au lieu de prévenir l'inflammation qui a causé l'aggravation en premier lieu.

<< L'étude INSPIRE démontre clairement pour la première fois que le 'temps de préavis' précédant une crise d'asthme est vécu par la plupart des asthmatiques, ce qui constitue une vraie percée dans notre compréhension de la maladie. Les signes précurseurs sont bien compris dans d'autres maladies telles que le diabète, servant de marqueurs pour prévenir les effets indésirables. En reconnaissant que les asthmatiques peuvent identifier les signes d'une crise imminente, nous pouvons veiller à ce qu'ils saisissent la fenêtre d'opportunité et ajustent leur médicament de manière adéquate dès les premiers signes de l'aggravation, >> a déclaré le Professeur Martyn R. Partridge, de la Faculté de médecine de l'Imperial College London, et membre du Comité directeur d'INSPIRE.

La majorité des patients (71%) admettent qu'ils ont bien plus tendance à essayer de gérer leur asthme eux-mêmes que de consulter leur médecin quand leurs symptômes deviennent gênants. Et pourtant, l'étude indique que de nombreux asthmatiques sont mal contrôlés. Bien qu'ils prennent régulièrement des médicaments, seulement 28% des patients étaient bien contrôlés, et la plupart des patients (84%) avaient traversé des périodes d'aggravations au cours de l'année passée (11/an en moyenne). En moyenne, 27% des aggravations qu'ils avaient subies au cours de l'année passée étaient sévères.

<< Les résultats d'INSPIRE constituent une solide justification et nous donnent l'occasion d'améliorer la façon dont les patients gèrent leur asthme. Leurs craintes, inquiétudes, attitudes et désirs de participation dans la gestion de leur propre maladie étaient remarquablement similaires autour du monde. Il faut utiliser ces connaissances pour établir une plate-forme dans le but d'apprendre aux patients à s'autogérer dans l'avenir. L'étude indique que la grande majorité des patients veulent des traitements qui apportent un soulagement immédiat, et pouvoir être capables d'ajuster leur traitement en fonction des changements de leur asthme. L'efficacité d'un traitement quelconque repose sur l'efficacité du traitement, alliée à l'observance ou à l'adhérence aux consignes du médecin par le patient. Une avance éventuelle dans une stratégie de traitement future pourrait être de prendre les traitements efficaces actuels que beaucoup de patients utilisent aujourd'hui de manière sub-optimale et de veiller à ce que ces derniers augmentent leur traitement préventif à un stade plus précoce, >> a conclu Martyn R. Partridge.

L'étude INSPIRE a été menée dans huit pays d'Europe dont le Royaume Uni, la Belgique, la Suède, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Italie, la France et l'Espagne et est basée sur des interviews avec plus de 2 400 asthmatiques souffrant d'asthme modéré à sévère. Des interviews similaires ont été réalisées par la suite au Canada, aux Etats-Unis et en Australie, portant à plus de 3 400 le nombre total de patients inscrits à l'étude INSPIRE.

Références:

1) BMC Pulmonary Medicine: http://www.biomedcentral.com/bmcpulmmed/ M Partridge: BMC Pulmonary Medicine 2006;6:13

2) INSPIRE abstract citations (ERS 2005, données européennes uniquement) M Partridge, ERS 2005: European Respiratory Journal 2005;26(49):Abs1710 van der Molen, ERS 2005: European Respiratory Journal 2005;26(49):Abs166

L'étude INSPIRE a été financée par AstraZeneca (NYSE: AZN).

AstraZeneca fabrique Symbicort(R), une combinaison de corticostéroïde budésonide par inhalation et de formotérol bêta-agoniste à action rapide et prolongée, indiquée pour le traitement de l'asthme et de la broncho-pneumopathie chronique obstructive.

AstraZeneca est une société de soins de santé internationale de premier plan engagée dans la recherche, le développement, la fabrication et la commercialisation de produits pharmaceutiques sous ordonnance et dans la fourniture de services de soins de santé. Il s'agit d'une des plus grandes sociétés pharmaceutiques du monde avec des ventes de soins de santé de l'ordre de 23,95 milliards de dollars et des positions chefs de file en ventes de produits gastro-intestinaux, cardiovasculaires, neuroscientifiques, respiratoires, oncologiques et de traitement des infections. La société AstraZeneca est inscrite sur la liste Dow Jones Sustainability Index (Global), ainsi que le FTSE4Good Index.

LA

SOURCE AstraZeneca