Les électeurs azerbaïdjanais se montrent réticents au changement, selon une société de sondage internationale réputée

15 Octobre, 2015, 05:43 BST de Arthur J. Finkelstein & Associates

NEW YORK, October 15, 2015 /PRNewswire/ --

Alors que les Azerbaïdjanais sont appelés aux urnes lors des élections législatives du mois prochain, près de 80 pour cent des électeurs estiment que leur pays se dirige dans la bonne direction sous le gouvernement actuel et que le conflit non résolu du Haut-Karabakh reste un enjeu déterminant.

Un sondage préélectoral publié aujourd'hui par la société de sondage américaine réputée Arthur J. Finkelstein & Associates se concentre sur un large éventail de questions touchant les 5,1 millions d'électeurs. À la question « les choses avancent-elles dans la bonne ou dans la mauvaise direction ? », 77,1 pour cent des personnes interrogées pensent que c'est la bonne direction et seulement 14,7 pour cent disent la mauvaise direction.

Seulement 7,2 pour cent des électeurs de ce pays riche en ressources naturelles citent l'économie parmi les problèmes les plus importants auxquels ils sont confrontés, alors que 41,3 pour cent choisissent la région du Haut-Karabakh qui, ensemble à sept territoires environnants, reste sous occupation arménienne en violation flagrante des résolutions internationales demandant le retrait immédiat.

« Cinq fois plus de répondants citent le Haut-Karabakh comme principal enjeu pour le pays comparativement à l'économie », a indiqué George Birnbaum, directeur exécutif chez Arthur J. Finkelstein & Associates.

« Le Haut-Karabakh reste un sujet extrêmement délicat qui touche tous les aspects de la politique et du gouvernement, influence que de nombreux observateurs occidentaux ne comprennent simplement pas. »

Pour ce qui est des questions géopolitiques, 81,7 pour cent des répondants conviennent que « l'Azerbaïdjan constitue un îlot de stabilité dans une région où la plupart des pays sont instables », surtout sur fond de ce qui se déroule en Europe ; en effet, 71 pour cent estiment que le gouvernement actuel est à même d'éviter que la crise de l'immigration affecte l'Azerbaïdjan.

Plus de 80 pour cent des électeurs pensent également que les dirigeants du pays, qui partage des renseignements sur les questions de sécurité avec les pays occidentaux, les protègent contre des actes de terrorisme.

À ce jour, les candidats du Nouveau parti d'Azerbaïdjan sont donnés favoris de 74,4 pour cent de l'électorat décidé, alors que quatorze pour cent sont encore indécis. Les candidats du Nouveau parti d'Azerbaïdjan devraient donc l'emporter dans la grande majorité des circonscriptions.

Inévitablement, ces élections serviront également de referendum sur la prestation du président Ilham Aliev, qui a été réélu à la fin de 2013. À la question « généralement parlant, comment évaluez-vous le travail accompli par le président en exercice, Ilham Aliev ? », 82,1 pour cent des répondants le qualifient de bon ou d'excellent.

« La conclusion qui se dégage de notre sondage est que les électeurs sont en faveur d'un nouveau mandat du même acabit », a déclaré M. Birnbaum. Arthur J. Finkelstein & Associates avait d'ailleurs anticipé correctement le résultat des élections de 2013.

« Les électeurs souhaitent la stabilité économique et politique, rester à l'abri des actes terroristes et voir leurs représentants élus continuer à se battre pour le retour du Haut-Karabakh au pays. »

Le sondage a été réalisé entre le 28 septembre et le 9 octobre auprès de 1 000 électeurs inscrits, interrogés en tête-à-tête dans 108 circonscriptions de partout en Azerbaïdjan.

 

LA

SOURCE Arthur J. Finkelstein & Associates