L'exclusion de la Roumanie et de la Bulgarie de l'espace Schengen constitue une menace pour la sécurité européenne après la crise ukrainienne, avertit une eurodéputée

27 Mars, 2014, 20:38 GMT de Romania Monitor

BRUXELLES, March 27, 2014 /PRNewswire/ --



L'Union européenne est mise au défi d'admettre la Roumanie et la Bulgarie dans l'espace Schengen, au risque sinon d'aider les ambitions territoriales de la Russie en laissant « apparaître des lacunes dans les défenses de l'Europe. »

Cet avertissement provient de l'eurodéputée libérale roumaine Norica Nicolai, qui a insisté sur le fait qu'il était temps de « faire preuve d'unité face à la Russie » au lieu d'envoyer un message laissant apparaître une « division Est-Ouest au sein de l'Union européenne ». La dernière éventualité, a-t-elle affirmé, constitue un risque réel à la lumière des développements en Crimée et en Transnistrie.

« Sans un espace Schengen unifié et entièrement intégré, la fragmentation affichée en laissant à l'écart la Roumanie et la Bulgarie ne fera que faciliter l'apparition de lacunes dans les défenses de l'Europe », a-t-elle déclaré.

Les deux pays ayant satisfait aux principaux critères pour rejoindre l'espace Schengen, le Parlement européen a officiellement approuvé l'accession de la Roumanie et de la Bulgarie en 2011. Mais tous deux ont depuis fait l'objet d'un veto de la part des gouvernements hollandais et finlandais au Conseil des ministres du fait de préoccupations d'ordre judiciaire.

Cela en dépit du fait que, précise Mme Nicolai, aussi bien la Roumanie que la Bulgarie mettent en œuvre depuis des années des normes et technologies de contrôle des frontières de haut niveau ; ainsi, sur cette base, elles ne devraient pas être maintenues « prisonnières de luttes politiques internes ».

« Je demande aux responsables européens de tenir leur parole et d'admettre la Roumanie et la Bulgarie au sein de l'espace Schengen », a-t-elle affirmé.

Mme Nicolai a déclaré que les récents événements ont montré le vrai prix à payer pour déjouer les ambitions européennes des anciens pays soviétiques. L'UE a manqué l'occasion de rapprocher l'Ukraine en 2012 et 2013, tout comme ce fût le cas par le passé avec la Géorgie et la Turquie.

À la lumière d'une Russie réinventant ses ambitions territoriales et géopolitiques, elle a averti que l'« UE se doit de tirer les leçons ».

L'espace Schengen est composé de 26 États, dont 22 sont membres de l'UE. Il a été créé en 1995 et a efficacement supprimé les exigences de passeport et de visa ainsi que les frontières communes entre les États membres.

La Roumanie, la Bulgarie, la Croatie et Chypre attendent tous l'autorisation de devenir des membres actifs.

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SOURCE Romania Monitor