L'UE doit condamner les violations des droits humains perpétrées aux Émirats arabes unis

26 Février , 2014, 10:00 GMT de Gulf Centre for Human Rights

BEIRUT, February 26, 2014 /PRNewswire/ --

Le Gulf Center for Human Rights tient à rappeler à l'Union européenne (UE) son engagement envers les droits humains. Alors que le Parlement européen se prononcera le jeudi 27 février sur l'admission des Émirats arabes unis (EAU) au sein de l'espace Schengen, il est raisonnable de se demander si les droits humains demeurent la principale priorité de cette institution.

« En tant qu'organisations de défense des droits humains opérant dans cette région, nous attendons que l'UE se prononce clairement au sujet des violations de ces droits perpétrées dans des pays répressifs tels que les EAU. L'UE doit assumer ses responsabilités en matière de promotion et de protection des droits humains et de la démocratie dans les pays du Proche et du Moyen-Orient », a déclaré Khalid Ibrahim, codirecteur du Gulf Center for Human Rights.

« Face aux dirigeants de pays tels que les EAU, il n'est pas concevable de rester inactif », a ajouté M. Ibrahim. Conformément à la résolution adoptée le 26 octobre 2012 par le Parlement européen, l'UE doit s'opposer à la dégradation du respect des droits humains aux EAU, dont les défenseurs « ont exprimé leur inquiétude au sujet des actes d'agression, de répression et d'intimidation dont sont victimes les défenseurs des droits humains, les militants politiques et les représentant de la société civile au sein des EAU, bien qu'ils ne fassent qu'user de leurs libertés fondamentales d'expression, d'opinion et de réunion » et appellent les autorités des EAU à « cesser immédiatement ces violations répétées » et à « relâcher la totalité des prisonniers idéologiques et des militants, parmi lesquels des défenseurs des droits humains ».

Cependant, plus d'un an après, tout semble confirmer que les autorités des EAU n'ont aucune intention de tenir compte de ces préoccupations internationales. L'année dernière, le Gulf Center for Human Rights a constaté une augmentation spectaculaire du nombre d'actes de répression commis à l'encontre des défenseurs et militants des droits humains aux EAU, ayant mené à l'arrestation et à l'incarcération de dizaines de citoyens, notamment avocats et universitaires. Des restrictions sévères à la liberté d'expression et d'association sont instituées, aggravées par l'application d'une nouvelle législation visant à restreindre l'utilisation d'Internet et des réseaux sociaux par les défenseurs et militants des droits humains.

« Nous déplorons que l'UE n'ait pas véritablement entrepris d'intégrer pleinement les droits humains à ses politiques et actions concernant les EAU. Si le vote organisé cette semaine devait s'avérer favorable à une levée de l'obligation de visa Schengen, cette décision pourrait aisément être interprétée par les dirigeants des EAU comme une approbation de leur violation généralisée de ces droits, documentée soigneusement par le mouvement international des droits humains », a conclu M. Ibrahim.

Le Gulf Center for Human Rights demande instamment aux institutions et aux États membres de l'UE d'insister fermement, collectivement et publiquement sur la nécessité pour les EAU de libérer sans délai ni condition la totalité des défenseurs et militants des droits humains actuellement détenus et de leur offrir la garantie de pouvoir mener leurs activités légitimes en toutes circonstances, sans avoir à craindre de représailles ni de restrictions telles que le harcèlement judiciaire. 

Contact

Khalid Ibrahim
Codirecteur
Gulf Center for Human Rights
Tél: +961-70159552
Khalid@gc4hr.org

LA

SOURCE Gulf Centre for Human Rights