L'Ukraine est déterminée à prendre toutes les mesures nécessaires en vue de la signature de l'accord d'association avec l'UE, selon son président Viktor Ianoukovitch

04 Mars, 2013, 17:41 GMT de Ukraine Monitor

KIEV, Ukraine, March 4, 2013 /PRNewswire/ --

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a déclaré, lors de sa première conférence de presse de l'année, que son pays était déterminé à mettre en place toutes les mesures nécessaires pour permettre la signature de l'accord d'association avec l'Union européenne.

Le président a également indiqué à la presse ukrainienne et étrangère qu'il étudierait la possibilité de grâcier l'ancien ministre de l'Intérieur Yuriy Lutsenko si la Haute Cour venait à rejeter le recours introduit par celui-ci.

Viktor Ianoukovitch a expliqué que pour renforcer l'intégration de son pays au sein de l'Europe le cabinet des ministres avait déjà constitué un groupe de travail ad hoc, en passe de finaliser un plan d'action visant à assouplir le régime de délivrance des visas avec l'UE ainsi qu'un éventail d'autres réformes indispensables pour augmenter le niveau de vie, développer la démocratie et garantir le respect des droits et liberté des Ukrainiens.

« Nous allons avant tout régler ces questions dans notre propre intérêt. Car, après tout, l'Ukraine a besoin de ces réformes qui ne manqueront pas de pacifier nos relations avec l'Europe et de contribuer à l'harmonisation des législations ukrainienne et européenne », a précisé M. Ianoukovitch.

Le président a une fois de plus déploré les conséquences douloureuses du contrat gazier conclu en 2009 avec la Russie par la Première ministre de l'époque Ioulia Tymoshenko sur l'économie ukrainienne, qui pour reprendre l'expression du dirigeant a « la corde au cou », est « asphyxiée ».

Selon les termes de l'accord, l'Ukraine, qui a besoin de bien gérer ses ressources pour financer ses réformes sociales et économiques, verse à la Russie 6 milliards de dollars de trop par an. « C'est terrible, c'est notre plus grand problème à l'heure actuelle », a déclaré le président Ianoukovitch. « Si nous n'avions pas ce problème, nous aurions les moyens de résoudre d'autres difficultés dans le domaine médical, du logement, des services collectifs et de la pauvreté », a-t-il souligné.

Lors de la conférence, Viktor Ianoukovitch a expliqué que le gouvernement était parvenu à améliorer la conjoncture économique en simplifiant les procédures d'enregistrement et d'octroi de permis, en limitant les contrôles administratifs directs et en mettant en place des mécanismes plus transparents de création et de pérennisation des entreprises, indiquant par là-même que l'Ukraine ouvre son marché afin d'accélérer sa croissance économique et d'accroître les investissements directs.

Le nombre total d'autorisations demandées aux entreprises a été réduit de plus de 1 200 à 144 en 2010 et la liste des activités économiques faisant l'objet d'une demande d'agrément est tombée de 77 à 56. L'Ukraine a ainsi gagné 15 places au classement 2012 des pays établi par la Banque mondiale en fonction de la facilité d'y faire des affaires (Ease of Doing Business).

Outre les mesures administratives, Viktor Ianoukovitch a souligné l'impact social positif de ses réformes. Il a déclaré que, malgré la crise économique mondiale, l'Ukraine était parvenue à mettre en place un certain nombre de mesures sociales cruciales, notamment le relèvement de 42 % du montant moyen de la retraite depuis 2010.

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SOURCE Ukraine Monitor