O'Reilly, Collins & Danko engage une poursuite à Houston contre Continental et Goodyear au nom des familles de membres de l'équipage du Concorde

25 Juillet, 2001, 19:21 BST de O'Reilly, Collins & Danko

Houston, Texas - Terry O'Reilly et Michael S. Danko, deux des associés dont le nom figure dans la raison sociale O'Reilly, Collins & Danko de San Mateo, en Californie, l'un des cabinets spécialisés dans les poursuites contre les compagnies aériennes les plus réputés au pays, ont fait savoir aujourd'hui qu'ils avaient engagé une poursuite à Houston devant le tribunal de Harris County contre Continental Airlines (CAL à la Bourse de New York) et Goodyear Tire & Rubber Co. (GT à la Bourse de New York) au nom des familles de cinq membres de l'équipage du Concorde qui s'est écrasé à Paris le 25 juillet 2000. Les membres en question sont : Jean Marcot, copilote, Huguette Le Gouadec, agent de bord en chef, et les agents de bord Patrick Chevalier, Florence Eyquem-Fournel et Herve Garcia. Tous les membres de l'équipage ont la citoyenneté française. Le montant des dommages-intérêts visé n'a pas été précisé dans la requête.

La plupart des familles des passagers du Concorde ont obtenu le règlement de leur demande. Aucun règlement n'a toutefois été proposé aux familles des membres de l'équipage.

Les enquêteurs français ont conclu qu'une pièce d'usure métallique de 43 cm qui était tombée sur la piste de l'aéroport parisien Charles-De-Gaulle a entraîné l'éclatement d'un pneu du Concorde au moment du décollage. Des fragments du pneu ont ensuite été projetés contre la face intérieure d'un réservoir de voilure. Le réservoir de carburant a commencé à fuir et l'avion a pris feu et s'est écrasé peu après le décollage. Tous les passagers et membres de l'équipage se trouvant sur l'avion, 109 au total, ont péri, ainsi que quatre personnes se trouvant au sol.

Un appareil DC-10 de Continental, auquel il manquait apparemment une pièce d'usure métallique de forme et de taille identiques à celle retrouvée sur la piste, décollait tout juste cinq minutes avant le Concorde. La poursuite allègue que la pièce métallique s'est détachée du DC-10 de Continental parce que le personnel de Continental ne l'avait pas fixée de façon convenable au moment d'effectuer l'entretien de l'avion, soit 16 jours précédant l'écrasement.

Depuis 27 ans, le cabinet O'Reilly, Collins & Danko représente en justice les familles de victimes de catastrophes aériennes, notamment les familles de membres d'équipage.

LA

SOURCE O'Reilly, Collins & Danko