TÉLÉCOMMUNICATIONS ET FRANCOPHONIE - RÉSULTATS D'UNE ÉTUDE COMMANDÉE PAR LE CIDIF

04 Février , 2000, 16:49 GMT de CIDIF

  • (Voyez la conférence de presse en webdiffusion au www.cidif.org)

Edmundston, Nouveau-Brunswick - Le Centre international pour le développement de l'inforoute en français (CIDIF) annonce les résultats d'une enquête intitulée "Impact de la privatisation et de la déréglementation sur l'utilisation des services téléphoniques dans les pays de la Francophonie (1988-1998)".

Cette volumineuse étude, issue des activités de veille technologique du CIDIF, est le fruit d'une étroite collaboration avec le secteur universitaire. Ses co-auteurs sont les professeurs André Leclerc (Université de Moncton à Edmundston) et Mario Fortin (Université de Sherbrooke). L'annonce des résultats s'inscrivait dans le cadre des activités entourant la semaine de la coopération internationale au campus d'Edmundston.

  • En Resume

L'industrie des télécommunications dans les pays de la Francophonie connaît en cette fin de siècle des transformations importantes qui s'expliquent par diverses tendances : développement technologique, essor des sociétés multinationales, restrictions imposées par la réglementation et montée de la concurrence sur les marchés nationaux. Au terme de la période étudiée, on remarque une industrie mieux structurée, bon nombre de pays s'étant dotés d'organismes de réglementation autonomes. L'industrie se montre également plus ouverte à la propriété mixte, partagée le plus souvent entre le gouvernement local et des sociétés étrangères. En ce qui concerne l'impact de ces transformations sur les tarifs, trois variables ont un effet positif :

- La croissance du PIB par ménage. Une augmentation de 1 % du PIB par ménage entraîne une augmentation de 0,43 % des tarifs.

- La création d'agences autonomes de réglementation. Ces agences encadrent l'industrie et imposent certaines exigences de fiabilité et de qualité. Leur action peut cependant mener à une hausse des coûts de production et, par le fait même, à une hausse de tarifs.

- La privatisation partielle ou totale du service. La production par la fonction publique permet d'offrir des tarifs de 30,8 % inférieurs à ceux des sociétés privées, tandis que les sociétés d'Etat ont des tarifs inférieurs de 18,4 % à ceux du secteur privé.

Par ailleurs, l'effet sur les tarifs du nombre de lignes principales par ménage est négatif et substantiel. Les économies d'échelle l'emportent donc sur la valeur unitaire du service.

Quant au nombre de lignes principales en service, l'effet du PIB par ménage s'avère positif : une augmentation de 1 % du PIB moyen entraîne une augmentation de 0,21 % de la consommation. Les variables de réglementation et de propriété n'ont pas d'impact sur le nombre d'abonnés. Les effets fixes par pays ressemblent à ceux sur les tarifs, l'effet positif étant observé dans l'ensemble des pays à haut niveau de revenu. Quant à l'effet du temps, on constate qu'il existe une tendance générale à l'augmentation du niveau de consommation au-delà de l'effet positif du PIB par ménage. Enfin, l'effet du tarif mensuel est négatif : une augmentation de 1 % cent des tarifs mensuels provoque une diminution de 0,17 % du nombre d'abonnés.

Un sommaire de l'étude est disponible pour consultation sur le site web du CIDIF. La version intégrale compte une centaine de pages; pour en obtenir un exemplaire, prière de communiquer avec le secrétariat du CIDIF à l'adresse info(at)cidif.org ou, par téléphone, au +1 (506) 737-5280.

  • A Propos Du Cidif

Etabli à Edmundston, le CIDIF a pour mission d'assurer la veille technologique de l'espace virtuel et de la faire connaître largement par la production et la diffusion continue de l'information stratégique qui en découle. Le CIDIF est commandité par les gouvernements du Canada et du Nouveau-Brunswick, la Société NBTel et l'Université de Moncton.

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SOURCE CIDIF