Tenue d'une conférence dans la capitale du pays assurant l'actuelle présidence du Conseil de l'Union européenne :« L'Europe doit condamner le fascisme »

13 Mai, 2014, 17:46 BST de COMMUNIST PARTY OF GREECE  - CENTRAL COMMITTEE

ATHÈNES, May 13, 2014 /PRNewswire/ --


En ce 9 mai 2014, Jour de la Victoire, l'Union Panhellénique des Combattants de la Résistance Nationale - Armée démocratique de Grèce (PEAEA-DSE) a organisé une table ronde sur le thème « 9 mai 1945 - 9 mai 2014 : La menace du néofascisme en Europe » dans le bâtiment du Comité central du Parti communiste grec.

Dimitris Koutsoumpas, Secrétaire général du Parti communiste grec, et Christos Tzintzilonis, président de l'Union des anciens combattants grecs, ont participé à cette conférence aux côtés de membres du Parlement grec, du Parlement letton, de journalistes, experts, écrivains et dirigeants publics ukrainiens.

Il est regrettable que le député et membre du Parti communiste ukrainien Aleksander Prisyazhnyuk n'ait pas pu prendre part à la conférence, les nouveaux responsables politiques ukrainiens ne l'ayant pas autorisé à quitter le pays. S'adressant aux participants de la conférence, le dirigeant du Parti communiste Petro Symonenko a souligné : « Les députés communistes ukrainiens sont la cible d'attaques. Nos militants ont été battus, menacés et assassinés. Des hommes armés ont pris d'assaut les bureaux du Parti communiste ukrainien, pillant et brûlant nos bâtiments et s'emparant de ce qui nous appartenait. »

Dans son allocution d'ouverture, le chef de file des communistes grecs a affirmé qu'il était nécessaire d'intensifier la lutte contre le fascisme en Europe prenant l'exemple de la Grèce où, nous le savons, plusieurs députés de droite, sous le coup d'accusations de crime organisé, ont été arrêtés.

« Près de 70 ans après la fin des combats, certains font tout ce qui est en leur pouvoir pour éteindre la flamme de l'histoire vraie, tracée dans le sang des nations, et pour déformer l'histoire afin de justifier indirectement, voire ouvertement, la brutalité du fascisme », a-t-il souligné.

Comme l'indiquait le député letton Igor Melnikov :

« La société européenne ne réagit malheureusement plus à la montée du fascisme.C'est pour cette raison que le néofascisme refait surface en Ukraine, en Lettonie et dans d'autres pays.Nous devons tout mettre en œuvre pour contrer le plus vite possible cette tendance extrêmement dangereuse.Nous pourrions bien autrement voir les évènements de 1939 se répéter. »  

Sergey Kirichuk, chef de file du parti de gauche ukrainien Borotba, a pour sa part remarqué :

« L'Europe doit porter son attention sur les villes du sud-est de l'Ukraine.Des milliers de personnes pourraient y mourir dans un bain de sang cyniquement qualifié d'« opération antiterroriste ».Nous devons immédiatement faire cesser cette guerre à l'encontre de nos propres citoyens, des citoyens en désaccord avec la position officielle de Kiev. »  

Vladimir Kornilov, directeur du Center for Eurasian Studies de La Haye :

« La montée du néonazisme se fait sentir en Europe et en Ukraine.Mais contrairement à ce que l'on observe en Europe où les leaders des partis d'extrême droite sont traités comme des parias dans tous les pays sérieux, en Ukraine, ces personnes bénéficient de postes au gouvernement sous le regard clairement approbateur de l'Occident »   

Et Eugene Kopatko, directeur de l'organisme de sondage ukrainien Research & Branding Group, de faire remarquer :

« Le 9 mai, nous commémorons le souvenir des millions de personnes qui ont sacrifié leur vie pour que nous ayons un avenir.Il fut un temps où la lutte contre le fascisme fédérait l'Europe ; ensemble, nous pouvons aujourd'hui encore résister au néonazisme.Le soutien de l'Europe à la lutte contre la vague néonazie qui se répand actuellement en Ukraine est donc absolument nécessaire. »   

Durant la conférence, l'écrivain Stanislav Byshok a présenté son nouveau livre Néonazisme et Euromaïdan : de la démocratie à la dictature, coécrit avec le politologue Alexei Kochetkov.

« Certains n'ont pas tiré de leçons du passé.Suite au récent coup d'État, présenté comme une « révolution démocratique », les forces radicales se sont emparées du pouvoir en Ukraine.Ces forces sont responsables de la tragédie du 2 mai à Odessa lors de laquelle des extrémistes ont brûlé vif 46 personnes.Ces méthodes rappellent la Seconde Guerre mondiale. »  

Les participants à la conférence se sont vu remettre la toute récente brochure Le massacre d'Odessa, qui relate l'horrible tragédie survenue le 2 mai à Odessa lorsque des fascistes ukrainiens ont incendié la Maison des Syndicats, tuant des dizaines d'innocents.

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SOURCE COMMUNIST PARTY OF GREECE  - CENTRAL COMMITTEE