Un antiépileptique novateur révèle un avantage important par rapport à un traitement plus ancien

10 Octobre, 2000, 21:38 BST de Glaxo Wellcome

  • La lamotrigine prévient le gain pondéral observé dans le traitement par le valproate sodique

Florence, Italie - D'après les résultats d'un essai présenté cette semaine dans le cadre du quatrième congrès européen sur l'épileptologie (European Congress on Epileptology ou ECE), tenu à Florence, la lamotrigine, antiépileptique à champ d'action étendu mis au point par Glaxo Wellcome, n'occasionne aucun gain pondéral significatif en comparaison du valproate sodique, antiépileptique plus ancien. Les résultats provisoires d'un essai conclu récemment démontrent que les patients traités par la lamotrigine ont maintenu un poids et un indice de masse corporelle constants, tandis qu'on a observé un gain pondéral et une augmentation de l'indice de masse corporelle chez les patients traités par le valproate sodique(1). Les résultats finals de l'essai seront présentés durant l'assemblée de l'American Epilepsy Society, en décembre prochain.

"En général, les traitements antiépileptiques sont administrés durant un minimum deux ans; de nombreux patients continuent toutefois de prendre ce genre de médicament pendant dix ans au moins, afin de maîtriser les crises. Il reste que le gain pondéral enregistré de mois en mois peut entraîner des répercussions importantes sur la santé et l'image corporelle du patient", a commenté Martha Morrell, médecin et présidente de l'Epilepsy Foundation of America. "En effet, le gain pondéral figure parmi les effets secondaires les plus affligeants aux yeux des patients épileptiques, tant chez les hommes que chez les femmes."

L'essai randomisé à double insu a permis d'évaluer les fluctuations pondérales chez 29 sujets féminins ou masculins ayant reçu soit un traitement par la lamotrigine, soit un traitement par le valproate sodique. Durant les huit premières semaines de l'étude, l'équipe de recherche a augmenté scrupuleusement la posologie des deux antiépileptiques, afin d'établir la dose-cible entre 200 et 500 mg de lamotrigine par jour, ou entre 20 et 60 mg de valproate sodique par jour. Au cours des semaines ultérieures, le poids et l'indice de masse corporelle ont fait l'objet d'évaluations régulières.

Dès la dixième semaine de traitement, l'équipe de recherche a constaté un gain pondéral chez les patients traités par le valproate sodique. Aux quatorzième et trente-deuxième semaines de l'étude, ces patients avaient pris respectivement 3,1 kg et 7,3 kg en moyenne. En outre, les chercheurs ont observé une hausse significative de l'indice de masse corporelle chez les patients traités par le valproate sodique. (On ignore toutefois si le gain pondéral se maintiendra au même niveau durant la totalité du traitement par le valproate sodique.) Par opposition, aucun gain pondéral significatif par rapport à la valeur de base n'a été observé chez les patients ayant reçu la lamotrigine.

Lorsqu'on a procédé à l'évaluation du pourcentage de gain pondéral par rapport au poids mesuré avant le traitement, près de 4 fois plus de patients traités par le valproate sodique accusaient un gain pondéral supérieur à 5 % (92 % des patients recevant le valproate sodique, en comparaison de 25 % des patients recevant la lamotrigine), et près du double de ces patients accusaient un gain pondéral supérieur à 10 % (46 % des patients recevant le valproate sodique, en comparaison de 19 % des patients recevant la lamotrigine). Le gain pondéral et l'augmentation de l'indice de masse corporelle, significatifs sur le plan statistique, se sont produits entre la dixième et la quatorzième semaine ayant suivi l'administration du premier traitement par le valproate sodique.

Le gain pondéral est un effet secondaire lié fréquemment à l'administration des antiépileptiques plus anciens, notamment le valproate et la carbamazépine(2). Le gain pondéral ainsi que d'autres effets secondaires affectant l'apparence, notamment la pilosité excessive et l'épaississement des traits du visage, peuvent entraîner des répercussions majeures sur l'estime de soi du patient, ainsi que l'inobservance du traitement. L'augmentation de l'indice de masse corporelle est également liée à l'accroissement du risque de diabète sucré, de coronaropathie et d'accident vasculaire cérébral.

La commercialisation de la lamotrigine, antiépileptique à spectre étendu, est autorisée sous licence à titre de monotraitement destiné aux adultes et de traitement d'appoint destiné aux adultes et aux enfants. Outre son absence d'effet sur le poids, la lamotrigine n'interagit nullement avec les contraceptifs oraux et ne cause pas de somnolence. En 10 ans d'existence, la lamotrigine a servi au traitement de plus de 2 millions de patients vivant dans 93 différents pays.

Glaxo Wellcome figure parmi les plus grandes sociétés pharmaceutiques mondiales axées sur la recherche et engagées dans la lutte contre la maladie, grâce à la mise au point de médicaments et de services novateurs destinés aux patients, ainsi qu'aux professionnels de la santé intervenant auprès d'eux.

Références

1. Biton V. et al. : "Weight gain associated with valproate vs. lamotrigine monotherapy in patients with epilepsy: interim analysis of a randomised, double-blinded clinical trial". Présentation par affiches à l'ECE 2000.

2. Epilepsy Foundation of America : "Women and Epilepsy Initiative", fiche de renseignements à l'intention des femmes.

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SOURCE Glaxo Wellcome