Un meilleur pronostic post-IM grâce à la cerivastatine ?

29 Août , 2000, 14:46 BST de Bayer

<div> <UL> <LI>Lancement d'une &amp;#233;tude de pr&amp;#233;vention secondaire qui fera date </LI></UL> <P> XXIIe Congr&amp;#232;s Annuel de la Soci&amp;#233;t&amp;#233; Europ&amp;#233;enne de Cardiologie (SEC), Amsterdam, Pays-Bas - Le lancement de l'&amp;#233;tude de la pr&amp;#233;vention des r&amp;#233;cidives d'infarctus par administration pr&amp;#233;coce de cerivastatine, ou &amp;#233;tude PEINCESS (pour PRevention of re-INfarction by early treatment of CerivaStatin Study), a &amp;#233;t&amp;#233; annonc&amp;#233; aujourd'hui aux media internationaux &amp;#224; l'occasion du congr&amp;#232;s de la Soci&amp;#233;t&amp;#233; Europ&amp;#233;enne de Cardiologie. L'&amp;#233;tude PRINCESS devra d&amp;#233;terminer si l'instauration d'un traitement par cerivastatine dans les 48 heures suivant un infarctus du myocarde (IM)am&amp;#233;liore le pronostic &amp;#224; long terme et pr&amp;#233;vient la survenue d'un second &amp;#233;v&amp;#233;nement cardiovasculaire. </P> <P> Les crises cardiaques ou infarctus du myocarde sont la premi&amp;#232;re cause de d&amp;#233;c&amp;#232;s au monde et la mortalit&amp;#233; qui leur est associ&amp;#233;e a accus&amp;#233; une forte augmentation au cours de la derni&amp;#232;re d&amp;#233;cennie1. Toutefois, les sujets pour lesquels le risque de d&amp;#233;c&amp;#232;s est le plus &amp;#233;lev&amp;#233; sont assur&amp;#233;ment les patients qui ont surv&amp;#233;cu &amp;#224; un premier IM aigu. Dans les six premi&amp;#232;res ann&amp;#233;es suivant une crise cardiaque, 33 % des femmes et 21 % des hommes d&amp;#233;velopperont un second infarctus. </P> <P> Selon l'investigateur principal, le Professeur Jean-Marc Lablanche, de l'H&amp;#244;pital Cardiologique de Lille (France), &amp;#171; Non seulement la mortalit&amp;#233; en cours d'hospitalisation est &amp;#233;lev&amp;#233;e, mais on estime &amp;#224; environ 25 % l'incidence de la mortalit&amp;#233; cardiovasculaire dans les deux ann&amp;#233;es suivant une premi&amp;#232;re crise. Dans les diff&amp;#233;rents essais cliniques qui ont &amp;#233;t&amp;#233; conduits afin d'analyser l'issue cardiovasculaire d'un IM, le traitement par les statines n'a &amp;#233;t&amp;#233; mis en place, au plus t&amp;#244;t, que trois mois apr&amp;#232;s l'infarctus, conform&amp;#233;ment aux protocoles th&amp;#233;rapeutiques en vigueur2. A l'heure o&amp;#249; nous parlons, nous ne connaissons toujours pas les r&amp;#233;sultats concernant l'effet de l'administration d'une statine aussit&amp;#244;t apr&amp;#232;s un IM. Nous sommes convaincus que l'&amp;#233;tude PRINCESS pourra d&amp;#233;montrer que la cerivastatine a un effet b&amp;#233;n&amp;#233;fique se traduisant par une am&amp;#233;lioration de la survie et un renforcement de la pr&amp;#233;vention secondaire dans le cadre d'un traitement post-IM. &amp;#187; </P> <P> Agir sur les facteurs de risque coronarien afin de les limiter est la cl&amp;#233; de toute pr&amp;#233;vention secondaire. Dans cette optique, il a &amp;#233;t&amp;#233; confirm&amp;#233; que la modification des taux de lipides, induite en particulier par les statines, est un imp&amp;#233;ratif2,3,4,5,6. L'instauration d'un traitement hypolip&amp;#233;miant de ce type entra&amp;#238;ne une diminution de 24 % du risque de mortalit&amp;#233; associ&amp;#233; aux cardiopathies isch&amp;#233;miques ou d'IM aigu confirm&amp;#233;. Diverses soci&amp;#233;t&amp;#233;s de cardiologie, notamment l'American Heart Association, ont depuis publi&amp;#233; des directives pr&amp;#233;cisant &amp;#224; quel moment d&amp;#233;buter un traitement hypocholest&amp;#233;rol&amp;#233;miant chez les patients pr&amp;#233;sentant une cardiopathie isch&amp;#233;mique7,8. Les statines constituent le traitement de premi&amp;#232;re intention, mais la question de savoir s'il existe un effet de classe susceptible d'am&amp;#233;liorer le pronostic gr&amp;#226;ce aux statines reste &amp;#224; trancher. A ce jour, l'effet de la cerivastatine sur la morbidit&amp;#233; et la mortalit&amp;#233; cardiovasculaires n'a pas &amp;#233;t&amp;#233; d&amp;#233;termin&amp;#233;, mais plusieurs &amp;#233;tudes sont en cours d'ex&amp;#233;cution. </P> <P> Il semble aujourd'hui &amp;#233;vident que l'ath&amp;#233;roscl&amp;#233;rose est une maladie inflammatoire et que chez la plupart des patients, l'IM est la r&amp;#233;sultante de la superposition d'un thrombus sur une &amp;#233;rosion ou un amincissement in&amp;#233;gal suivis de la rupture du bouchon fibreux9. Ceci explique en quelque sorte pourquoi les patients trait&amp;#233;s avec une statine sont moins susceptibles de d&amp;#233;velopper un infarctus du myocarde. </P> <P> Cependant, il s'av&amp;#232;re que l'inflammation est un facteur de risque crucial pour la survie &amp;#224; long terme des patients relevant d'un IM et que la r&amp;#233;duction de l'inflammation que l'on observe traditionnellement apr&amp;#232;s une crise cardiaque pourrait am&amp;#233;liorer ce pronostic. Cette att&amp;#233;nuation de l'inflammation permet la formation d'une cicatrice nette et discr&amp;#232;te dans la zone de rupture de la plaque ath&amp;#233;romateuse, le risque d'une nouvelle rupture s'y trouvant de ce fait limit&amp;#233;. </P> <P> La cerivastatine est principalement reconnue pour l'efficacit&amp;#233; de son action sur le LDL-cholest&amp;#233;rol, l'HDL-cholest&amp;#233;rol et les triglyc&amp;#233;rides chez les patients souffrant d'hypercholest&amp;#233;rol&amp;#233;mie de type III/II. Toutefois, les mod&amp;#232;les pr&amp;#233;cliniques ont &amp;#233;galement mis en &amp;#233;vidence d'autres effets pharmacodynamiques, notamment un effet anti-inflammatoire. En outre, la cerivastatine semble poss&amp;#233;der des propri&amp;#233;t&amp;#233;s favorisant la revascularisation, la mol&amp;#233;cule aidant &amp;#224; la reconstruction des vaisseaux pr&amp;#233;sentant des l&amp;#233;sions s&amp;#233;v&amp;#232;res secondaires &amp;#224; un IM et leur permettant ainsi de continuer &amp;#224; assurer leurs fonctions. </P> <P> Les effets secondaires ou pl&amp;#233;iotropes sont actuellement l'objet d'une recherche intense et apporteront de nouveaux &amp;#233;l&amp;#233;ments de r&amp;#233;ponse expliquant le haut degr&amp;#233; d'efficacit&amp;#233; des statines constat&amp;#233; lors des essais cliniques. La cerivastatine s'est av&amp;#233;r&amp;#233;e b&amp;#233;n&amp;#233;fique en restaurant la fonction endoth&amp;#233;liale apr&amp;#232;s deux semaines de traitement, stabilisant les plaques ath&amp;#233;romateuses et inhibant l'&amp;#233;paississement de l'intima en att&amp;#233;nuant la prolif&amp;#233;ration des fibres lisses au sein de celle-ci. L'&amp;#233;tude PRINCESS devrait &amp;#233;galement apporter des r&amp;#233;ponses cliniques permettant de d&amp;#233;terminer les effets et b&amp;#233;n&amp;#233;fices en termes d'inflammation et de revascularisation. </P> <P> L'&amp;#233;tude PRINCESS est un essai multicentrique international randomis&amp;#233; en double aveugle contr&amp;#244;l&amp;#233; contre placebo avec groupes parall&amp;#232;les &amp;#233;valuant la cerivastatine 0,4 mg versus placebo dans le traitement pr&amp;#233;coce d'environ 3 000 patients pr&amp;#233;sentant un IM aigu. L'&amp;#233;tude sera scind&amp;#233;e en deux phases : une premi&amp;#232;re phase en double aveugle contr&amp;#244;l&amp;#233;e contre placebo d'une dur&amp;#233;e de 3 mois, suivie d'une phase th&amp;#233;rapeutique en ouvert d'une dur&amp;#233;e minimale de 21 mois au cours desquels les deux groupes recevront 0,4 / 0,8 mg de cerivastatine. Les principaux crit&amp;#232;res d'efficacit&amp;#233; seront l'infarctus du myocarde, le d&amp;#233;c&amp;#232;s d'origine cardiovasculaire, les acc&amp;#232;s isch&amp;#233;miques transitoires c&amp;#233;r&amp;#233;braux, l'angor instable ou l'insuffisance cardiaque. L'&amp;#233;tude sera men&amp;#233;e dans environ 250 centres r&amp;#233;partis en Europe, en Isra&amp;#235;l et au Canada et les r&amp;#233;sultats sont attendus en 2003. </P> <P> Le Dr. Frank Armstrong, Directeur du D&amp;#233;veloppement des Produits de Business Group Pharma, Bayer AG, a ainsi comment&amp;#233; cette &amp;#233;tude : &amp;#171; L'&amp;#233;tude PRINCESS vient compl&amp;#233;ter notre programme d'essais cliniques d&amp;#233;j&amp;#224; fort riche et jettera une lumi&amp;#232;re nouvelle sur les b&amp;#233;n&amp;#233;fices que nous sommes susceptibles d'attendre des effets pl&amp;#233;iotropes qu'exercent les statines telles que la cerivastatine. Nous souhaitons pouvoir apporter aux m&amp;#233;decins le soutien clinique qui leur permettra de s'attaquer directement au probl&amp;#232;me de la survie &amp;#224; long terme des patients victimes d'IM et l'espoir &amp;#224; tous ceux qui ont surv&amp;#233;cu &amp;#224; une &amp;#233;preuve qui est synonyme d'autant de bouleversements dans leur vie quotidienne. &amp;#187; </P> <P> Bibliographie </P> <P> 1. Murray CJ, Lopez AD, eds. The global burden of disease: A comprehensive assessment of mortality and disability from disease, injuries and risk factors in 1990 and projected to 2020. USA, Harvard School of Health, 1996 </P> <P> 2. Sacks FM, Pfeffer MA, Moye L, et al. The effect of pravastatin on coronary events after myocardial infarction in patients with average cholesterol levels. N Engl J Med 1996;335:1001-9 </P> <P> 3. Canner PL, Berge KG, Wenger NK, et al. Fifteen year mortality in Coronary Drug Project patients: long-term benefit with niacin. J Am Coll Cardiol 1986;8:1245-55 </P> <P> 4. The Scandinavian Simvastatin Survival Study Group. Randomised trial of cholesterol lowering in 4444 patients with coronary heart disease: the Scandinavian Simvastatin Survival Study (4S). Lancet 1994;344:1383-9 </P> <P> 5. Sacks FM, Pfeffer MA, Moye L, et al. The effect of pravastatin on coronary events after myocardial infarction in patients with average cholesterol levels. N Engl J Med 1996;335:1001-9 </P> <P> 6. The Long-Term Intervention with Pravastatin in Ischaemic Disease (LIPID) Study Group. Prevention of cardiovascular events and death with pravastatin in patients with coronary heart disease and a broad range of initial cholesterol levels. N Engl J Med 1998;339:1349-57 </P> <P> 7. Recommendations of the Second Joint Task Force of European and other societies on coronary prevention. Eur Heart J 1998;19:1434-1503 </P> <P> 8. Grundy SM, Balady GJ, Criqui MH, et al. When to start cholesterol-lowering therapy in patients with coronary heart disease. A statement for hearlthcare professionals from the American Heart Association Task Force on Risk Reduction. Circulation 1997;95:1683-5 </P> <P> 9. Ross R. Atherosclerosis - An inflammatory disease. N Engl J Med 1999;340:115-26 </div> <div> <UL> <LI>Lancement d'une &amp;#233;tude de pr&amp;#233;vention secondaire qui fera date </LI></UL> <P> XXIIe Congr&amp;#232;s Annuel de la Soci&amp;#233;t&amp;#233; Europ&amp;#233;enne de Cardiologie (SEC), Amsterdam, Pays-Bas - Le lancement de l'&amp;#233;tude de la pr&amp;#233;vention des r&amp;#233;cidives d'infarctus par administration pr&amp;#233;coce de cerivastatine, ou &amp;#233;tude PEINCESS (pour PRevention of re-INfarction by early treatment of CerivaStatin Study), a &amp;#233;t&amp;#233; annonc&amp;#233; aujourd'hui aux media internationaux &amp;#224; l'occasion du congr&amp;#232;s de la Soci&amp;#233;t&amp;#233; Europ&amp;#233;enne de Cardiologie. L'&amp;#233;tude PRINCESS devra d&amp;#233;terminer si l'instauration d'un traitement par cerivastatine dans les 48 heures suivant un infarctus du myocarde (IM)am&amp;#233;liore le pronostic &amp;#224; long terme et pr&amp;#233;vient la survenue d'un second &amp;#233;v&amp;#233;nement cardiovasculaire. </P> <P> Les crises cardiaques ou infarctus du myocarde sont la premi&amp;#232;re cause de d&amp;#233;c&amp;#232;s au monde et la mortalit&amp;#233; qui leur est associ&amp;#233;e a accus&amp;#233; une forte augmentation au cours de la derni&amp;#232;re d&amp;#233;cennie1. Toutefois, les sujets pour lesquels le risque de d&amp;#233;c&amp;#232;s est le plus &amp;#233;lev&amp;#233; sont assur&amp;#233;ment les patients qui ont surv&amp;#233;cu &amp;#224; un premier IM aigu. Dans les six premi&amp;#232;res ann&amp;#233;es suivant une crise cardiaque, 33 % des femmes et 21 % des hommes d&amp;#233;velopperont un second infarctus. </P> <P> Selon l'investigateur principal, le Professeur Jean-Marc Lablanche, de l'H&amp;#244;pital Cardiologique de Lille (France), &amp;#171; Non seulement la mortalit&amp;#233; en cours d'hospitalisation est &amp;#233;lev&amp;#233;e, mais on estime &amp;#224; environ 25 % l'incidence de la mortalit&amp;#233; cardiovasculaire dans les deux ann&amp;#233;es suivant une premi&amp;#232;re crise. Dans les diff&amp;#233;rents essais cliniques qui ont &amp;#233;t&amp;#233; conduits afin d'analyser l'issue cardiovasculaire d'un IM, le traitement par les statines n'a &amp;#233;t&amp;#233; mis en place, au plus t&amp;#244;t, que trois mois apr&amp;#232;s l'infarctus, conform&amp;#233;ment aux protocoles th&amp;#233;rapeutiques en vigueur2. A l'heure o&amp;#249; nous parlons, nous ne connaissons toujours pas les r&amp;#233;sultats concernant l'effet de l'administration d'une statine aussit&amp;#244;t apr&amp;#232;s un IM. Nous sommes convaincus que l'&amp;#233;tude PRINCESS pourra d&amp;#233;montrer que la cerivastatine a un effet b&amp;#233;n&amp;#233;fique se traduisant par une am&amp;#233;lioration de la survie et un renforcement de la pr&amp;#233;vention secondaire dans le cadre d'un traitement post-IM. &amp;#187; </P> <P> Agir sur les facteurs de risque coronarien afin de les limiter est la cl&amp;#233; de toute pr&amp;#233;vention secondaire. Dans cette optique, il a &amp;#233;t&amp;#233; confirm&amp;#233; que la modification des taux de lipides, induite en particulier par les statines, est un imp&amp;#233;ratif2,3,4,5,6. L'instauration d'un traitement hypolip&amp;#233;miant de ce type entra&amp;#238;ne une diminution de 24 % du risque de mortalit&amp;#233; associ&amp;#233; aux cardiopathies isch&amp;#233;miques ou d'IM aigu confirm&amp;#233;. Diverses soci&amp;#233;t&amp;#233;s de cardiologie, notamment l'American Heart Association, ont depuis publi&amp;#233; des directives pr&amp;#233;cisant &amp;#224; quel moment d&amp;#233;buter un traitement hypocholest&amp;#233;rol&amp;#233;miant chez les patients pr&amp;#233;sentant une cardiopathie isch&amp;#233;mique7,8. Les statines constituent le traitement de premi&amp;#232;re intention, mais la question de savoir s'il existe un effet de classe susceptible d'am&amp;#233;liorer le pronostic gr&amp;#226;ce aux statines reste &amp;#224; trancher. A ce jour, l'effet de la cerivastatine sur la morbidit&amp;#233; et la mortalit&amp;#233; cardiovasculaires n'a pas &amp;#233;t&amp;#233; d&amp;#233;termin&amp;#233;, mais plusieurs &amp;#233;tudes sont en cours d'ex&amp;#233;cution. </P> <P> Il semble aujourd'hui &amp;#233;vident que l'ath&amp;#233;roscl&amp;#233;rose est une maladie inflammatoire et que chez la plupart des patients, l'IM est la r&amp;#233;sultante de la superposition d'un thrombus sur une &amp;#233;rosion ou un amincissement in&amp;#233;gal suivis de la rupture du bouchon fibreux9. Ceci explique en quelque sorte pourquoi les patients trait&amp;#233;s avec une statine sont moins susceptibles de d&amp;#233;velopper un infarctus du myocarde. </P> <P> Cependant, il s'av&amp;#232;re que l'inflammation est un facteur de risque crucial pour la survie &amp;#224; long terme des patients relevant d'un IM et que la r&amp;#233;duction de l'inflammation que l'on observe traditionnellement apr&amp;#232;s une crise cardiaque pourrait am&amp;#233;liorer ce pronostic. Cette att&amp;#233;nuation de l'inflammation permet la formation d'une cicatrice nette et discr&amp;#232;te dans la zone de rupture de la plaque ath&amp;#233;romateuse, le risque d'une nouvelle rupture s'y trouvant de ce fait limit&amp;#233;. </P> <P> La cerivastatine est principalement reconnue pour l'efficacit&amp;#233; de son action sur le LDL-cholest&amp;#233;rol, l'HDL-cholest&amp;#233;rol et les triglyc&amp;#233;rides chez les patients souffrant d'hypercholest&amp;#233;rol&amp;#233;mie de type III/II. Toutefois, les mod&amp;#232;les pr&amp;#233;cliniques ont &amp;#233;galement mis en &amp;#233;vidence d'autres effets pharmacodynamiques, notamment un effet anti-inflammatoire. En outre, la cerivastatine semble poss&amp;#233;der des propri&amp;#233;t&amp;#233;s favorisant la revascularisation, la mol&amp;#233;cule aidant &amp;#224; la reconstruction des vaisseaux pr&amp;#233;sentant des l&amp;#233;sions s&amp;#233;v&amp;#232;res secondaires &amp;#224; un IM et leur permettant ainsi de continuer &amp;#224; assurer leurs fonctions. </P> <P> Les effets secondaires ou pl&amp;#233;iotropes sont actuellement l'objet d'une recherche intense et apporteront de nouveaux &amp;#233;l&amp;#233;ments de r&amp;#233;ponse expliquant le haut degr&amp;#233; d'efficacit&amp;#233; des statines constat&amp;#233; lors des essais cliniques. La cerivastatine s'est av&amp;#233;r&amp;#233;e b&amp;#233;n&amp;#233;fique en restaurant la fonction endoth&amp;#233;liale apr&amp;#232;s deux semaines de traitement, stabilisant les plaques ath&amp;#233;romateuses et inhibant l'&amp;#233;paississement de l'intima en att&amp;#233;nuant la prolif&amp;#233;ration des fibres lisses au sein de celle-ci. L'&amp;#233;tude PRINCESS devrait &amp;#233;galement apporter des r&amp;#233;ponses cliniques permettant de d&amp;#233;terminer les effets et b&amp;#233;n&amp;#233;fices en termes d'inflammation et de revascularisation. </P> <P> L'&amp;#233;tude PRINCESS est un essai multicentrique international randomis&amp;#233; en double aveugle contr&amp;#244;l&amp;#233; contre placebo avec groupes parall&amp;#232;les &amp;#233;valuant la cerivastatine 0,4 mg versus placebo dans le traitement pr&amp;#233;coce d'environ 3 000 patients pr&amp;#233;sentant un IM aigu. L'&amp;#233;tude sera scind&amp;#233;e en deux phases : une premi&amp;#232;re phase en double aveugle contr&amp;#244;l&amp;#233;e contre placebo d'une dur&amp;#233;e de 3 mois, suivie d'une phase th&amp;#233;rapeutique en ouvert d'une dur&amp;#233;e minimale de 21 mois au cours desquels les deux groupes recevront 0,4 / 0,8 mg de cerivastatine. Les principaux crit&amp;#232;res d'efficacit&amp;#233; seront l'infarctus du myocarde, le d&amp;#233;c&amp;#232;s d'origine cardiovasculaire, les acc&amp;#232;s isch&amp;#233;miques transitoires c&amp;#233;r&amp;#233;braux, l'angor instable ou l'insuffisance cardiaque. L'&amp;#233;tude sera men&amp;#233;e dans environ 250 centres r&amp;#233;partis en Europe, en Isra&amp;#235;l et au Canada et les r&amp;#233;sultats sont attendus en 2003. </P> <P> Le Dr. Frank Armstrong, Directeur du D&amp;#233;veloppement des Produits de Business Group Pharma, Bayer AG, a ainsi comment&amp;#233; cette &amp;#233;tude : &amp;#171; L'&amp;#233;tude PRINCESS vient compl&amp;#233;ter notre programme d'essais cliniques d&amp;#233;j&amp;#224; fort riche et jettera une lumi&amp;#232;re nouvelle sur les b&amp;#233;n&amp;#233;fices que nous sommes susceptibles d'attendre des effets pl&amp;#233;iotropes qu'exercent les statines telles que la cerivastatine. Nous souhaitons pouvoir apporter aux m&amp;#233;decins le soutien clinique qui leur permettra de s'attaquer directement au probl&amp;#232;me de la survie &amp;#224; long terme des patients victimes d'IM et l'espoir &amp;#224; tous ceux qui ont surv&amp;#233;cu &amp;#224; une &amp;#233;preuve qui est synonyme d'autant de bouleversements dans leur vie quotidienne. &amp;#187; </P> <P> Bibliographie </P> <P> 1. Murray CJ, Lopez AD, eds. The global burden of disease: A comprehensive assessment of mortality and disability from disease, injuries and risk factors in 1990 and projected to 2020. USA, Harvard School of Health, 1996 </P> <P> 2. Sacks FM, Pfeffer MA, Moye L, et al. The effect of pravastatin on coronary events after myocardial infarction in patients with average cholesterol levels. N Engl J Med 1996;335:1001-9 </P> <P> 3. Canner PL, Berge KG, Wenger NK, et al. Fifteen year mortality in Coronary Drug Project patients: long-term benefit with niacin. J Am Coll Cardiol 1986;8:1245-55 </P> <P> 4. The Scandinavian Simvastatin Survival Study Group. Randomised trial of cholesterol lowering in 4444 patients with coronary heart disease: the Scandinavian Simvastatin Survival Study (4S). Lancet 1994;344:1383-9 </P> <P> 5. Sacks FM, Pfeffer MA, Moye L, et al. The effect of pravastatin on coronary events after myocardial infarction in patients with average cholesterol levels. N Engl J Med 1996;335:1001-9 </P> <P> 6. The Long-Term Intervention with Pravastatin in Ischaemic Disease (LIPID) Study Group. Prevention of cardiovascular events and death with pravastatin in patients with coronary heart disease and a broad range of initial cholesterol levels. N Engl J Med 1998;339:1349-57 </P> <P> 7. Recommendations of the Second Joint Task Force of European and other societies on coronary prevention. Eur Heart J 1998;19:1434-1503 </P> <P> 8. Grundy SM, Balady GJ, Criqui MH, et al. When to start cholesterol-lowering therapy in patients with coronary heart disease. A statement for hearlthcare professionals from the American Heart Association Task Force on Risk Reduction. Circulation 1997;95:1683-5 </P> <P> 9. Ross R. Atherosclerosis - An inflammatory disease. N Engl J Med 1999;340:115-26 </div>