Un simple prélèvement sanguin permet désormais de détecter un cancer du poumon grâce à une sensibilité et à une spécificité élevées - résultats d'une large étude clinique de validation publiés au Journal of Clinical Oncology

13 Janvier, 2014, 22:15 GMT de GENSIGNIA Ltd

-- GENSIGNIA prévoit de lancer un test de diagnostic mini-invasif, afin de répondre aux besoins urgents d'amélioration de la performance du diagnostic par imagerie haute résolution de dépistage du cancer du poumon

LONDRES, MILAN, et SAN DIEGO, le 13 janvier 2014 /PRNewswire/ -- GENSIGNIA Ltd, société privée de diagnostic moléculaire basée à Londres et procédant à des activités de laboratoire à San Diego, en Californie, et la Fondazione IRCCS, Istituto Nazionale dei Tumori (INT), Milan, Centre national italien de recherche sur le cancer, ont annoncé aujourd'hui que des résultats de validation clinique positifs autour de l'analyse de signature d'expression de micro-ARN (ou MSC, pour microRNA signature classifier) du cancer du poumon avaient été publiés au Journal of Clinical Oncology (JCO). Ces résultats ont démontré pour la première fois qu'un simple test sanguin pouvait significativement réduire le taux élevé de faux positifs associé à l'imagerie haute résolution, et spécifiquement à la tomodensitométrie faible dose (TDMFD ou TDM spiralée), méthode actuellement recommandée pour le dépistage du cancer du poumon chez les gros fumeurs. La MSC du cancer du poumon a démontré une forte sensibilité, permettant de détecter un cancer du poumon jusqu'à 2 ans avant son diagnostic par TDMFD. Les différents aspects des résultats de l'étude ont été présentés le 8 janvier à San Diego dans le cadre d'une assemblée plénière organisée lors de la conférence AACR-IASLC sur les origines moléculaires du cancer du poumon par Gabriella Sozzi, Ph.D., professeur, et chef du service de génomique du cancer à l'INT. En 2014, GENSIGNIA prévoit de lancer un test de dépistage du cancer du poumon, dans un premier temps aux États-Unis.

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Un certain nombre d'échantillons sanguins prélevés de manière prospective chez 939 gros fumeurs et issus d'une comparaison d'essais de dépistage randomisé du cancer du poumon entre la TDMFD et l'observation (essai multicentrique italienne de dépistage du cancer du poumon [MILD] ; INT) ont été utilisés pour valider la performance du diagnostic et démontrer l'utilité clinique de la MSC du cancer du poumon, une analyse de signature d'expression micro-ARN 24. Plusieurs gros fumeurs issus de l'essai MILD, et qui ne présentaient aucun cancer (n=870) ou étaient diagnostiqués comme atteints d'un cancer du poumon (n=69), ont été examinés dans le cadre de cette étude corrélative. La MSC du cancer du poumon a démontré une sensibilité globale de 87 % autour de la présence d'un cancer du poumon. Chez tous les sujets, la MSC du cancer du poumon a présenté des valeurs prédictives négatives (NPV) de respectivement 99 % et 99,86 % pour la détection et le décès par maladie (cancer du poumon), démontrant l'importante spécificité de ce test en termes d'identification exacte des sujets atteints d'un cancer du poumon. La spécificité élevée de la MSC du cancer du poumon a permis de réduire de 5 fois le taux de faux positifs relatif aux nodules pulmonaires suspects identifiés par TDMFD chez de gros fumeurs qui ne présentaient aucun cancer du poumon.

« Cette réduction par 5 des faux positifs, obtenue en combinant la MSC du cancer du poumon aux résultats de scannographie TDMFD, présente une importance clinique considérable en termes de réduction du taux de faux positifs ainsi que des effets secondaires potentiellement associés à des scannographies TDMFD répétées ou à d'autres méthodes de suivi de diagnostic invasives et inutiles, » a déclaré le Dr Ugo Pastorino, chef du service Chirurgie thoracique, président du département de chirurgie de l'Istituto Nazionale dei Tumori, de Milan, en Italie.

Cette étude corrélative autour du cancer du poumon constitue une première en son genre, dans la mesure où elle vient cliniquement valider un biomarqueur en utilisant des échantillons sanguins prélevés de manière prospective sur la base d'une large étude randomisée de dépistage du cancer du poumon. Outre la réduction significative du taux de résultats faux positifs, la performance de la MSC du cancer du poumon s'est révélée indépendante du stade d'avancée du cancer du poumon, et chronologiquement antérieure à une détection du cancer par TDMFD (jusqu'à deux ans avant). Ceci suggère une utilité potentielle supplémentaire en matière de diagnostic et de dépistage précoce de la maladie grâce à la MSC du cancer du poumon.

« Nous avons développé une analyse de diagnostic moléculaire mini-invasive permettant de quantifier l'expression des micro-ARN spécifiques qui circulent librement dans le sang et indiquent la présence d'un cancer du poumon, » a déclaré Gabriella Sozzi, Ph.D., professeur, et chef du service Génomique du cancer à l'INT. « Dans l'ensemble, les résultats de notre étude s'inscrivent en soutien de l'utilisation de cette analyse de signature d'expression en tant qu'outil permettant de faciliter le dépistage précoce du cancer du poumon. »

À travers le monde, près d'1,1 milliard de personnes sont des fumeurs, environ 19 millions de gros fumeurs vivant aux États-Unis, à savoir les personnes fumant au moins 1 paquet par jour. La TDMFD est une méthode recommandée de dépistage du cancer du poumon chez les individus présentant un risque élevé, et principalement les gros fumeurs. Publié en juin 2011 dans le New England Journal of Medicine, l'essai phare de dépistage national du cancer du poumon (NLST), parrainé par le NCI, a fait état d'une réduction relative de 20 % de la mortalité dans le cadre d'un dépistage par TDMFD chez les individus à risque élevé présentant des antécédents d'au moins 1 paquet par jour pendant 30 ans ou plus et ayant cessé le tabac depuis 15 ans ou moins, par rapport à une radiographie annuelle de la poitrine. Dans le cadre de l'essai NLST, 24,2 % des sujets dépistés ont été diagnostiqués positifs au cancer du poumon, la majorité des dépistages positifs ayant donné lieu à des tests supplémentaires. À l'occasion de chaque résultat de dépistage positif, 94,6 % des tests par TDMFD ont été considérés comme des « faux » positifs. Ainsi, le coût associé au fait de dépister de nombreux individus à risque élevé, les effets secondaires potentiellement dangereux associés à un dépistage par TDMFD, et enfin le fort taux de faux positifs associé à la TDMFD soulignent la nécessité de biomarqueurs supplémentaires permettant d'améliorer la performance du diagnostic.  

« Bien que le dépistage des gros fumeurs par scannographie TDM spiralée permette de sauver de nombreuses vies, le rapport coût-efficacité de cette approche a été remise en question en raison d'un fort taux de faux positifs, » a déclaré Gabriele Cerrone, fondateur et président exécutif de GENSIGNIA. « Combinée à une TDM spiralée, la MSC du cancer du poumon permet de réduire significativement le taux de faux positifs, ce qui peut se traduire par des économies substantielles pour le système de santé mondial, en éliminant le besoin de scannographies et d'examens supplémentaires censés confirmer le diagnostic. »

À propos du cancer du poumon

D'après le Fonds mondial de recherche contre le cancer, le cancer du poumon constitue le type de cancer le plus courant autour du globe, et l'on estime qu'il sera la cause du décès d'un milliard de personnes à travers le monde au cours de ce siècle. Aux États-Unis, s'il constitue la deuxième forme de cancer la plus courante, l'American Cancer Society a indiqué qu'il représentait de très loin la principale cause de mortalité associée à un cancer. Les Américains sont plus nombreux à décéder du cancer du poumon que ceux atteints de cancers du côlon, du sein et de la prostate combinés. Les symptômes associés au cancer du poumon ne se manifestent généralement pas avant que la maladie soit déjà à un stade avancé et incurable. Même lorsque les symptômes du cancer du poumon apparaissent, ils sont souvent confondus avec d'autres problèmes tels qu'une infection ou tels que les effets à long terme du tabagisme, ce qui retarde bien souvent le diagnostic. C'est ainsi que plus de 80 % des patients atteints d'un cancer du poumon décèdent dans les deux ans suivant le diagnostic.

À propos des miARN et de la MSC du cancer du poumon

Les micro-ARN (ou miARN) sont de courts acides ribonucléiques (ARN) non codants qui modulent l'activité des gènes et sont exprimés de manière aberrante en cas de cancer. Il s'agit de molécules spécifiques aux tissus et aux maladies qui sont libérées de manière active par les cellules tumorales et leur microenvironnement dans la circulation sous forme d'exosomes ou associées à des complexes de ribonucléoprotéines afin de se protéger contre la dégradation. En raison de leur taille réduite et de leur stabilité, les miARN peuvent être mesurés dans les fluides biologiques tels que le plasma et le sérum et peuvent servir de biomarqueurs circulants. Les Dr Sozzi et Pastorino ont fait état du développement et de la validation des signatures miARN basées sur le plasma et issues des sujets de deux études indépendantes de dépistage par TDMFD, démontrant qu'une mesure quantitative par RT-PCR en temps réel des miARN 24 circulants constituait un diagnostic et un pronostic du cancer du poumon (Boeri et al., 2011). Cette analyse biomarqueur se destine à permettre une détection potentielle précoce du cancer du poumon, éliminant ainsi les coûts et les complications associés à des tests inutiles faisant suite à un diagnostic de faux positif par TDMFD ou radiographie de la poitrine.

À propos de la Fondazione IRCCS Istituto Nazionale dei Tumori di Milano

Fondée en 1928, la Fondazione IRCCS, Istituto Nazionale dei Tumori (INT), Milan, est devenue un centre national d'excellence en matière de recherche académique et de traitement du cancer,  et a reçu la qualification de Centre de traitement global du cancer de la part de l'Organisation des instituts européens de lutte contre le cancer (OECI). L'INT fournit des soins exceptionnels aux patients grâce à une technologie avant-gardiste, à une recherche de pointe et au développement continu du personnel.

À propos de GENSIGNIA

GENSIGNIA Ltd est une société de diagnostic moléculaire basée à Londres et exerçant à San Diego, aux États-Unis, et à Milan, en Italie. GENSIGNIA est spécialisée dans le développement et la commercialisation de nouveaux tests sanguins de diagnostic moléculaire conçus afin de fournir une détection plus précise des différents cancers. En 2014, GENSIGNIA prévoit de lancer un test de dépistage du cancer du poumon, dans un premier temps aux États-Unis.

Les déclarations contenues dans le présent communiqué de presse et concernant les attentes de la Société, l'application de ses technologies, ses marchés, ses lancements de tests ou toute autre déclaration ne constituant pas un fait historique sont définies en tant que « déclarations prospectives » au sens de la Section 27A du Securities Act de 1933 et de la Section 21E du Securities Exchange Act de 1934, et se fondent sur les croyances, les hypothèses, les estimations et les projections actuelles de la direction. Les résultats réels pourraient différer sensiblement des résultats prévus dans les déclarations prospectives et ce, pour différentes raisons, et notamment en raison d'un certain nombre de risques associés au développement de tests et de produits, au transfert de tests à des laboratoires sous contrat, aux réglementations gouvernementales, à l'acceptation par le marché, à une expérience commerciale limitée ainsi qu'à la dépendance envers le personnel clé et le financement.

Contact

 

Fondazione IRCCS, Istituto Nazionale dei Tumori, Milan

Gabriella Sozzi, Ph.D.

Professeur, chef du service Génomique du cancer

gabriella.sozzi@istitutotumori.mi.it

www.istitutotumori.mi.it  


GENSIGNIA Inc.

Elisa Romeo, Ph.d.

Directrice principale de recherche

eromeo@gensignia.com

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Maitland

Martin Barrow

Associé

mbarrow@maitland.co.uk

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LA

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