Un symposium scientifique se concentre sur les nouveaux défis quant au traitement du VIH

14 Mars, 2001, 08:23 GMT de Boehringer Ingelheim GmbH

  • Des études analysent les options de réduction des effets indésirables et les changements de schémas pharmacologiques

Sorrento, Italie - Les maîtres à penser de la recherche sur le VIH/sida ont partagé de nouveaux progrès en matière de traitement du VIH, ainsi que des mises à jour à propos du puissant médicament anti-VIH VIRAMUNE(MD) (névirapine) et d'un agent expérimental anti-VIH, le tipranavir, devant plus de 500 médecins du monde entier cette semaine. Un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (NNRTI), VIRAMUNE est couramment utilisé en polythérapie avec d'autres agents antirétroviraux pour le traitement de l'infection au VIH-1. Le tipranavir, qui fait actuellement l'objet d'activités de mise au point clinique de phase II, est un inhibiteur non peptidique de la protéase (NPPI), le premier agent d'une nouvelle catégorie de médicaments antirétroviraux. Parmi les données clés présentées cette semaine lors du symposium, on retrouve deux études qui montrent l'amélioration des profils lipidiques des malades recevant le NNRTI VIRAMUNE.

"Les mises à jour cliniques présentées aujourd'hui fournissent aux médecins des renseignements qui les aideront à relever certains défis importants dans le traitement du VIH/sida, y compris la prise en charge des événements indésirables à long terme et de la qualité de vie des malades", a déclaré le Dr David Cooper, professeur de médecine et directeur du centre national d'épidémiologie et de recherche clinique sur le VIH, de Sidney, en Australie. Le Dr Cooper est l'un des présidents du symposium, intitulé "New Issues in HIV Management" (nouveaux enjeux de la prise en charge du VIH).

Ces nouvelles données sont intéressantes, les schémas de traitement du VIH qui comprennent des inhibiteurs de la protéase ayant été liés à des changements défavorables des profils lipidiques et à une distribution adipeuse anormale chez les malades souffrant d'une infection au VIH. L'impact à long terme de ces effets sur le métabolisme des lipides n'est pas encore pleinement connu; en revanche, on croit à la possibilité d'un accroissement de la morbidité et de la mortalité.

Une sous-étude de l'essai atlantique découvre des différences dans les profils des lipoprotéines Le Dr Peter Reiss, du centre médical académique/centre international d'évaluation des traitements antiviraux d'Amsterdam, a présenté les résultats préliminaires de la sous-étude FRAMS (Fat Redistribution and Metabolic Sub- study, ou sous-étude métabolique et de redistribution lipidique) de l'essai atlantique. On a observé, chez les malades ayant reçu un schéma de traitement anti-VIH contenant VIRAMUNE et deux analogues nucléosidiques, une amélioration du profil des lipoprotéines après 24 semaines de traitement, contrairement aux malades ayant reçu l'indinavir, un inhibiteur de la protéase, ou le 3TC, un analogue nucléosidique, plus deux autres analogues nucléosidiques.

"Le risque de coronaropathie lié au traitement par les inhibiteurs de la protéase n'a pas été clairement établi; il est influencé par plusieurs facteurs en plus des traitements antirétroviraux, y compris l'alimentation, l'activité physique, le tabagisme et les antécédents familiaux. En revanche, on sait que les traitements contenant des inhibiteurs de la protéase sont associés à des niveaux élevés de cholestérol LDL et de triglycérides, ce qui pourrait exposer les malades à un risque accru de maladies athérosclérotiques vasculaires", a déclaré le Dr Peter Reiss du centre médical académique/centre international d'évaluation des traitements antiviraux d'Amsterdam. "Même s'il est encore trop tôt pour prédire l'impact des résultats obtenus avec VIRAMUNE sur la pratique clinique, nous sommes intrigués par les possibilités, et nous nous réjouissons de la tenue de recherches supplémentaires et des résultats à plus long terme de cette étude et d'autres projets de recherche."

L'objectif principal de cette sous-étude était d'évaluer les différences potentielles dans les profils des lipoprotéines de trois stratégies de traitement. Pour cette analyse, les chercheurs ont évalué 114 malades représentatifs choisis parmi les 298 participants inclus à l'essai atlantique. Les trois groupes de traitement de l'étude atlantique portent sur le d4T et le ddI, en polythérapie avec VIRAMUNE, l'indinavir ou le 3TC.

Les chercheurs ont déterminé les profils des lipoprotéines d'échantillons de plasma prélevés au préalable à des fins prospectives, soit à l'instauration du traitement, après 6 semaines et après 24 semaines. Après 24 semaines de traitement, les malades ayant reçu VIRAMUNE ont montré une augmentation de 38 % du cholestérol HDL (lipoprotéines à haute densité, ou "bon" cholestérol) et une réduction du rapport entre le cholestérol total et le cholestérol HDL. L'accroissement du cholestérol HDL, des LpA1 et des apoA1 s'est avéré considérablement plus important que pour les deux autres groupes de traitement. On a constaté un accroissement considérable de la taille des particules d'HDL et de la large concentration du cholestérol HDL uniquement chez les malades ayant reçu VIRAMUNE.

"On considère que le rapport entre le cholestérol total et le cholestérol HDL est l'un des meilleurs indicateurs du risque de coronaropathie future. Le degré significatif de réduction de ce rapport chez les malades ayant reçu VIRAMUNE devrait se traduire par des avantages considérables, s'il se maintient sur une longue période", a ajouté le Dr Reiss.

L'étude espagnole : les malades ayant passé à VIRAMUNE montrent des profils lipidiques améliorés Le Dr Bonaventura Clotet, de l'Hospital Universitari Germans Trias i Pujol de Barcelone, a communiqué les résultats d'une autre étude qui a mesuré les changements du métabolisme des lipides chez les malades atteints du VIH/sida. Au cours du suivi de 12 mois, la moyenne du cholestérol total et du cholestérol LDL, en plus des niveaux de triglycérides, ont chuté considérablement chez les malades recevant VIRAMUNE, mais sont demeurés inchangés dans les deux autres groupes. Dans le cadre de cet essai prospectif, randomisé et ouvert, les malades recevant un traitement reposant sur les inhibiteurs de la protéase ont soit poursuivi ledit traitement ou sont passés à un traitement contenant un NNRTI, soit VIRAMUNE ou l'efavirenz. Les malades ont été séparés au hasard en trois groupes : le premier groupe a poursuivi le traitement reposant sur les inhibiteurs de la protéase (26 malades); le deuxième groupe est passé à VIRAMUNE (26 malades); tandis que le troisième groupe est passé à l'efavirenz (25 malades). Ces trois schémas de traitement ont produit une suppression durable de la réplication du VIH-1. En effet, plus de 90 % des malades des trois groupes de traitement avaient des charges virales plasmatiques inférieures à 80 copies/ml après 12 mois de suivi (consécutifs à la modification du traitement). Les réponses immunologiques des trois groupes se sont également avérées similaires.

"Les améliorations des profils lipidiques observées chez les malades ayant passé d'un inhibiteur de la protéase à VIRAMUNE pourraient avoir un avantage clinique quant à la réduction des facteurs de risque de coronaropathie chez les malades infectés par le VIH-1 qui reçoivent des traitements antirétroviraux à long terme", a expliqué le Dr Clotet.

Les malades inclus à cette étude devaient également remplir un questionnaire portant sur leur qualité de vie. Comparativement aux malades ayant poursuivi le traitement avec un inhibiteur de la protéase, ceux ayant passé à un NNRTI ont rapporté une amélioration considérable de leur qualité de vie. Les raisons les plus fréquemment invoquées pour cette amélioration portaient sur la simplification du schéma de traitement et sur la baisse des effets indésirables.

Les schémas de traitement ont été généralement bien tolérés. Un malade a abandonné le traitement par VIRAMUNE en raison d'une toxicité au niveau du foie. La toxicité principale observée chez les malades recevant l'efavirenz a été constatée au niveau du système nerveux central, trois malades ayant abandonné le traitement pour cette raison. Deux malades du groupe recevant un inhibiteur de la protéase ont abandonné le traitement en raison de diarrhées et de toxicité au niveau des reins (lithiase rénale).

Le tipranavir : une nouvelle catégorie d'inhibiteurs non peptidiques de la protéase Un représentant de Boehringer Ingelheim a parlé de l'état de la mise au point clinique du tipranavir, un inhibiteur non peptidique de la protéase (NPPI) qui fait actuellement l'objet d'essais cliniques de phase II. La structure chimique du tipranavir est différente de celle des inhibiteurs de la protéase actuellement disponibles. Il a révélé une puissante activité in vitro contre les isolats cliniques et de laboratoire du VIH-1, y compris des souches qui sont résistantes aux inhibiteurs de la protéase actuellement disponibles (x)(x). Lors d'une étude réalisée par Virco, Inc., 90 % des 105 isolats résistants à de multiples inhibiteurs de la protéase sont demeurés complètement vulnérables au tipranavir. On a présenté les résultats de plusieurs études portant sur l'utilisation du tipranavir chez les individus séropositifs pour le VIH. Des études cliniques supplémentaires sur le tipranavir élucideront le rôle de ce NPPI novateur dans l'arsenal anti-VIH.

VIRAMUNE

VIRAMUNE, premier membre de la catégorie des médicaments NNRTI anti-VIH dont l'utilisation est autorisée, est indiqué en polythérapie avec d'autres agents antirétroviraux pour le traitement de l'infection au VIH-1. Cette indication repose sur l'analyse des changements dans les points d'aboutissement substituts, tels que la charge virale ou les niveaux de CD4+. VIRAMUNE devrait toujours être administré en polythérapie avec d'autres agents antirétroviraux.

Les événements indésirables liés à VIRAMUNE dont l'importance clinique est la plus élevée sont les éruptions cutanées (16 %) et les événements hépatiques. Parmi les autres effets indésirables constatés, on retrouve la fièvre, les nausées et les maux de tête. On a également observé des réactions d'hypersensibilité. Chez les malades traités par VIRAMUNE, on a constaté des réactions cutanées et une hépatotoxicité graves s'étant même avérées mortelles dans certains cas.

VIRAMUNE est le fruit de recherches originales réalisées par Boehringer Ingelheim Pharmaceuticals, Inc., membre du groupe de sociétés Boehringer Ingelheim. VIRAMUNE est distribué dans le monde entier par Boehringer Ingelheim, qui a récemment obtenu les droits de distribution mondiaux du tipranavir, inhibiteur de la protéase expérimental.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur Boehringer Ingelheim ou sur VIRAMUNE, veuillez consulter le site Web de la Société à l'adresse http://www.boehringer-ingelheim.com. (x) Les agents antirétroviraux mentionnés dans le présent communiqué sont le d4T (Zerita, stavudine) et le ddI (Videxa, didanosine), de Bristol-Myers Squibb; l'indinavir (Crixivana), de Merck & Co; le 3TC (Epivira, lamivudine), de GlaxoSmith Kline; et l'efavirenz (Sustiva(MC)), de DuPont.

(xx) On ne dispose pas de données suffisantes pour l'amprénavir (Agenerase(MC), de GlaxoSmith Kline) ni pour le lopinavir/ritonavir (Kaletra(MC), d'Abbott Laboratories, Inc.)

Site Web : http://www.boehringer-ingelheim.com

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SOURCE Boehringer Ingelheim GmbH