Une étude sur le cancer de la prostate, d'une envergure mondiale encore jamais atteinte, examine le traitement de la maladie à son stade précoce

27 Février , 2001, 08:41 GMT de AstraZeneca

Londres - Le plus ample essai clinique jamais réalisé sur le cancer de la prostate est actuellement en cours ; son objet est de déterminer le traitement optimal du cancer de la prostate, au stade précoce de la maladie, tout comme cela a été fait pour le cancer du sein. Les informations concernant le Programme sur le Cancer peu avancé de la prostate (CPAP), avec le bicalutamide (Casodex™), ont été publiées dans le dernier numéro de la revue Urologic Oncology.1

Le programme CPAP a été lancé afin d'étudier si, en ajoutant immédiatement150 mg de bicalutamide (Casodex™) aux soins standards (temporisation, prostatectomie radicale ou radiothérapie), on pouvait ralentir les risques de l'évolution de la maladie et augmenter les chances de survie, par rapport aux soins standards seuls. Les premiers résultats de l'étude 24, l'une des trois études réalisées dans le cadre du programme CPAP, seront présentés lors du congrès de l'Association européenne d'urologie [European Association of Urology (EAU)], qui aura lieu à Genève le 8 avril 2001. Bien que le Casodex™ soit largement utilisé pour traiter les formes plus avancées du cancer de la prostate, son usage n'a cependant pas été approuvé pour traiter le cancer de la prostate à un stade précoce. Les données seront présentées aux autorités de régulation dans le but de fournir aux cliniciens et aux malades une autre option thérapeutique pour le traitement du CPAP.

Le docteur William See, professeur au Collège médical du Wisconsin et l'un des principaux chercheurs impliqués dans le programme CPAP, espère que les résultats du programme auront un impact important sur la manière dont on traite le cancer de la prostate à son stade précoce.

"Ces études aideront à trouver des réponses aux questions clés portant sur le traitement optimal du cancer de la prostate à son stade précoce", explique le docteur William See. "Toutefois, du fait que le dépistage et une détection plus précoce sont de plus en plus courants, un nombre bien plus grand d'hommes se présentent au stade précoce de la maladie. Il est vital que nous ayons les réponses concernant les traitements les plus efficaces pour eux. Pour la première fois, nous avons une étude qui peut nous apporter les réponses à un stade peu avancé du cancer de la prostate, tout comme l'ont fait les études de grande envergure, réalisées avec l'hormonothérapie, au cours des décennies antérieures, relativement au cancer peu avancé du sein".

L'objet de l'article publié est d'examiner et de décrire le plan complexe et la situation démographique des patients de ce programme clinique international qui couvre 24 pays à travers le monde*. Le Programme CPAP comprend trois études identiques auxquelles ont participé plus de 8.000 patients âgés entre 38 et 93 ans souffrant d'un cancer de la prostate localisé et localement avancé.

Même si le public semble mieux informé et que le dépistage est de plus en plus fréquent, le cancer de la prostate ne bénéficie pas d'un degré de reconnaissance analogue à celui des autres formes de cancer comme, par exemple, le cancer du sein. Pourtant, il occupe la deuxième place parmi les cancers dont les hommes d'un grand nombre des pays occidentaux sont atteints, à l'exception du cancer du poumon.2 En l'an 2000, pour les Etats-Unis seulement, on estime à 180.400 le nombre d'hommes chez lesquels le cancer de la prostate a été diagnostiqué et 31.900 en sont morts.1 Étant donné les taux de morbidité et de mortalité, ainsi que les frais de santé associés au cancer de la prostate, il existe réellement un besoin d'optimisation du traitement du cancer local de la prostate.1

  • Références:

1. WA See, D McLeod, P Iversen, M Wirth. The bicalutamide Early Prostate Cancer Program. Demography. Urol Onc 2001;vol 6: 43-47

2. Reis LA, Kosary CI, Hankey BF et coll., SEER Cancer Statistics Review 1973-1996. Bethesda, National Cancer Institute, 1998

  • Notes aux éditeurs :

* Le Programme sur le Cancer peu avancé de la prostate, avec le bicalutamide, comprend trois essais randomisés, en double aveugle et sous contrôle, d'un plan analogue, qui sont conduits dans des zones géographies distinctes (L'étude 023 : au Canada et aux Etats-Unis, l'étude 024 : en Europe, en Afrique du Sud, en Australie, en Israël et au Mexique, l'étude 025 : en Scandinavie). Des hommes souffrant d'un cancer de la prostate localisé et localement avancé (classé comme T1b-4N0-1M0 (TNM 1997)) ont été randomisés sur une base de 1:1 afin de recevoir le bicalutamide (Casodex™), 150 mg par jour ou le placebo, en plus de leurs soins standards. On a arrêté de recruter pour le programme en juillet 1998 et la période de suivi est en cours. Les points finaux de l'étude incluent la durée de temps avant l'évolution clinique, le taux général de survie et la tolérance. L'âge des patients lors de l'admission était compris entre 38 et 93 ans (moyenne, 67 ans).

* Le Bicalutamide (Casodex™) est un antiandrogène non stéroïdien, bien toléré, pris une fois par jour, actuellement utilisé pour traiter le stade avancé du cancer de la prostate, tant sous forme de monothérapie (à raison de 150 mg par jour) qu'en association avec d'autres traitements hormonaux, et chirurgicaux et la radiothérapie (à raison de 50 mg par jour).

* Casodex™ est une marque déposée appartenant au groupe de sociétés AstraZeneca.

*États-Unis, Canada, Australie, Autriche, Belgique, République tchèque, Irlande, France, Allemagne, Pays-Bas, Hongrie, Israël, Italie, Mexique, Pologne, Portugal, Afrique du Sud, Espagne, Royaume-Uni, Danemark, Finlande, Norvège, Suède.

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SOURCE AstraZeneca