Une nouvelle étude montre que le BOTOX peut réduire les rides frontales – les lignes de la glabelle – avec un prolongement de l’effet après chaque traitement.

14 Mars, 2001, 08:51 GMT de Dr. Nick Lowe

Londres - Les résultats provenant d’une ample étude à long terme sur des patients recevant des injections consécutives semblent indiquer que le BOTOX® (toxine du botulinum de type A) peut atténuer les rides frontales (lignes de la glabelle)- plis profonds de la peau, entre les arcades sourcilières – et que son effet se prolonge davantage encore avec chaque traitement consécutif. L’étude a été présentée au 59ème congrès annuel de l’Académie américaine de dermatologie (American Academy of Dermatology - AAD). Les lignes de la glabelle apparaissent quand les muscles faciaux sont trop actifs ou se contractent plus que d’ordinaire : la peau entre les sourcils semble alors ridée en permanence ou présente des plis profonds.

Le Docteur Nick Lowe, responsable des recherches, principal maître de conférences et consultant en dermatologie au Collège universitaire de Londres et professeur clinique en dermatologie à l’UCLA, déclare : "C’est la première fois qu’une étude à grande échelle a été réalisée pour traiter les rides entre les sourcils à l’aide de toxine botulinique et nous sommes très satisfaits de noter que le traitement avec BOTOX® s’est avéré très positif pour atténuer l’intensité des lignes de la glabelle mais nous avons également remarqué une réponse accrue au traitement avec le temps. Ce fait, en plus d’effets secondaires minimes et de l’absence de production d’anticorps neutralisants chez les personnes testées, semble indiquer qu’il s’agit d’un traitement d’une grande efficacité qui pourrait être utilisé en toute sécurité comme alternative aux options actuellement disponibles."

  • Détails de l’étude

L’étude comprenait deux phases : la première, contrôlée par excipient, d’une durée de quatre mois, en double-aveugle, (phase un), suivie d’une deuxième phase d’extension de type ouvert, d’une durée de huit mois, (phase deux). Au total, 535 patients ont été admis dans la phase un ; 245 de ceux-ci ont poursuivi la phase deux. Dans la phase un, les patients ont été examinés les jours 7, 30, 60, 90 et 120. Dans la phase deux, qui consistait en deux injections faites à 120 jours d’intervalle, les patients ont été examinés à intervalles de 30 jours, après chaque injection.

Pendant la phase un, 80 pour cent des patients sous BOTOX® et présentant des lignes de glabelle moyennes ou profondes, accusaient des rides légères ou pas de lignes du tout en fronçant les sourcils au maximum, au cours du bilan fait après 30 jours, par rapport à 1,5 pour cent des patients du groupe sous excipient. On a proposé aux patients présentant au moins de légères lignes de la glabelle à la fin de la phase un de participer à la phase deux. Quatre-vingt cinq pour cent des patients traités avec le BOTOX® après la première injection de suivi, évalués 30 jours après l’injection, accusaient des lignes légères ou pas du tout de lignes, comparés à 5,4 pour cent des patients dans le groupe avec excipient. Après la deuxième injection de suivi, dans la phase 2 de l’étude, quatre-vingt neuf pour cent de patients traités avec le BOTOX®, évalués 30 jours après cette injection, ne présentaient que peu ou pas de lignes. Avec chaque injection consécutive faite pendant la phase deux, le pourcentage de patients répondant au traitement augmentait de manière significative d’après toutes les mesures d’efficacité relevées par les médecins et les patients quant à la sévérité des lignes de la glabelle.

Aucune différence significative n’a été notée au niveau des effets indésirables entre les groupes de traitement pendant la phase un. Une chute de la paupière supérieure(blépharoptose), effet secondaire possible du BOTOX®, a affecté un très petit nombre de patients mais a diminué dans les deux phases avec chacun des traitements consécutifs. Les effets indésirables étaient très légers.

  • Au sujet du BOTOX®

Le BOTOX® est indiqué pour le traitement du strabisme, blépharospasme associé à une dystonie (trouble des muscles de l’œil qui contrôlent les clignements oculaires)et à une dystonie cervicale (spasmes musculaires involontaires dans le cou et les épaules). En outre, on étudie en ce moment le BOTOX® pour savoir s’il pouvait servir de traitement pour une série d’autres affections neurologiques et dermatologiques.

Distribué au nom du Docteur Nick Lowe, principal maître de conférences et consultant en dermatologie du Collège universitaire de Londres et professeur clinique en dermatologie à l’École de médecine UCLA, Etats-Unis.

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SOURCE Dr. Nick Lowe