Une nouvelle étude unique en son genre indique que Yentreve(R) combiné à des exercices du plancher pelvien est particulièrement bénéfique pour les femmes atteintes d'incontinence urinaire d'effort

11 Avril, 2005, 10:00 BST de Eli Lilly and Company de ,Boehringer Ingelheim GmbH

INDIANAPOLIS, et INGELHEIM, Allemagne, April 11 /PRNewswire/ --

- Le Journal of Urology publie une étude montrant un taux de réduction de pertes accidentelles pouvant aller jusqu'à 76 %

Des nouvelles données publiées dans le numéro du mois de mai 2005 du Journal of Urology montrent que l'association de Yentreve(R) (chlorhydrate de duloxétine) avec des exercices du plancher pelvien a permis d'obtenir une réduction de la fréquence des épisodes d'incontinence pouvant aller jusqu'à 76 % chez les femmes ayant suivi ce traitement combiné pendant 12 semaines.(1)

Dans le monde entier, des millions de femmes subissent des pertes accidentelles au cours d'activités physiques bénignes comme éternuer, tousser, rire, soulever quelque chose ou quelqu'un ou faire de l'exercice. Cette condition médicale est connue sous le nom d'incontinence urinaire d'effort ou IUE.(2) La vie des femmes qui en souffrent est particulièrement perturbée et elles hésitent souvent à mener des activités sociales et physiques par peur de déclencher des pertes accidentelles. Elles sont aussi extrêmement réticentes à partager leur tourment avec leurs amies ou leur famille et passent beaucoup de temps à cacher cette condition et masquer l'odeur qu'elle peut engendrer.

<< Cette étude montre qu'associer un médicament et des exercices de plancher pelvien peut réduire de façon considérable le nombre de pertes et améliorer la qualité de vie de beaucoup de femmes souffrant d'incontinence urinaire d'effort. Renforcer les muscles peut prendre du temps, et la duloxétine est capable d'aider à réduire l'incontinence très tôt dans le traitement, parallèlement à l'effet positif des exercices. Ces résultats apporteront de l'espoir aux femmes souffrant d'incontinence urinaire d'effort et qui s'étaient résignées à subir une intervention chirurgicale pensant que c'était la seule alternative >>, a déclaré Robert Freeman, M.D. FRCOG, investigateur principal de l'étude et spécialiste en gynécologie-obstétrique dans l'unité d'urogynécologie, service de gynécologie-obstétrique, hôpital de Derriford, Plymouth, Royaume-Uni.

L'étude a concerné 201 femmes souffrant d'IUE, âgées entre 29 et 75 ans, et s'est déroulée dans 17 centres de continence aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. La fréquence moyenne quotidienne minimale d'épisodes d'incontinence des femmes participant à l'étude était de 2. Le critère principal d'efficacité de l'étude était la réduction de la fréquence des épisodes d'incontinence à partir des informations consignées par les patientes elles-mêmes dans leurs journaux. Une caractéristique unique de cette étude randomisée en double aveugle et contrôlée par placebo de douze semaines, était d'inclure, en guise de traitement de contrôle aveugle, une imitation des exercices du plancher pelvien. Cette particularité est importante car un contrôle inactif pour la duloxétine et les exercices du plancher pelvien représente la méthode scientifique la plus précise afin de déterminer le véritable impact des traitements actifs. La ventilation des combinaisons de traitement pour cette étude était la suivante : Yentreve(R) 40 mg deux fois par jour et exercices du plancher pelvien (nombre de patientes = 52) ; exercices du plancher pelvien et placebo ( n = 50) ; Yentreve(R) plus imitation des exercices du plancher pelvien (n = 52) ; placebo et imitation des exercices du plancher pelvien (n = 47).(1)

L'étude a permis d'établir que :

De toutes les femmes qui ont terminé les 12 semaines de cette étude, celles qui ont suivi le traitement combiné Yentreve(R)/exercices du plancher pelvien ont obtenu de meilleurs résultats que celles suivant les autres traitements.

-- La baisse de la fréquence des épisodes d'incontinence pour les femmes suivant la bithérapie Yentreve(R)/exercices était de 75,78 % comparé à 61,1 % pour Yentreve(R)/imitation d'exercices, 46,8 % pour les exercices du plancher pelvien/placebo (p = 0,01) et 42,7 % pour aucune thérapie inactive (p < 0,001).(1) L'effet bénéfique amélioré de la combinaison Yentreve(R)/exercices du plancher pelvien peut s'expliquer par la complémentarité des actions (on pense que Yentreve(R) tonifie le sphincter tandis que les exercices du plancher pelvien améliorent son fonctionnement).

-- Yentreve(R) combiné aux exercices pelviens était considérablement plus efficace dans la réduction de l'utilisation de serviettes hygiéniques (54,5 %) que l'inexistence de traitement (13 %, p < 0,01). Cela est probablement dû aux effets cliniques complémentaires de Yentreve(R) (réduction du nombre d'épisodes d'incontinence) et des exercices de maîtrise du plancher pelvien (réduction de l'importance des pertes avec chaque épisode).

-- Comparé à l'absence de traitements actifs, la combinaison de Yentreve(R) et des exercices du plancher pelvien a abouti à des améliorations considérables de la qualité de vie des patientes, ainsi qu'indiqué par le questionnaire sur la qualité de vie des incontinents. Les améliorations de la qualité de vie étaient plus importantes avec le traitement combiné qu'avec le traitement exercices/placebo, le traitement Yentreve(R)/imitation d'exercice, ou le régime placebo/imitation d'exercices.

Une analyse du groupe d'affectation (Intent to Treat - tous les participants randomisés y compris ceux n'ayant pas terminé les 12 semaines de l'étude ou n'ayant pas respecté le protocole de l'étude) a démontré la supériorité de Yentreve(R), avec ou sans les exercices du plancher pelvien, comparé à l'absence de traitement ou comparé aux seuls exercices du plancher pelvien.

-- Dans ce groupe de patientes, on a pu remarquer une réduction de 57,4 % de la fréquence des épisodes d'incontinence avec la combinaison Yentreve(R)/exercices du plancher pelvien, comparé à 56,5 % pour le traitement Yentreve(R)/imitation, 34,7 % pour le traitement placebo/exercices du plancher pelvien (p < 0,001) et 28,9 % avec le régime placebo/imitation (p < 0,001).(1) Cette analyse a inclus toutes les données consignées dans les journaux et collectées après la randomisation (après 4, 8, 12 semaines de traitement) et représente une évaluation des bénéfices sur l'ensemble de la période de 12 semaines.

-- Les résultats tirés du groupe d'affectation illustrent le déclenchement plus rapide de l'action de Yentreve(R) (entre 3 jours et 2 semaines)(3) combiné avec les exercices de maîtrise du plancher pelvien(4) comparé à l'efficacité des exercices de renforcement du plancher pelvien qui ne se manifeste que de façon plus graduelle.(i)

-- Dans cette population de patientes, la combinaison Yentreve(R)/ exercices du plancher pelvien était considérablement plus efficace dans la réduction de l'utilisation de serviettes hygiéniques (45,7%) que l'absence de traitement actif (10,5 %, p = 0,001)

-- Les résultats concernant la qualité de vie pour cette population de patientes étaient similaires à ceux décrit dans l'analyse du groupe des patientes ayant terminé l'étude.

(i) Remarque : on considère que les exercices de maîtrise du plancher pelvien sont à l'origine de la réduction très rapide du volume des pertes, une fois qu'il est expliqué à la patiente de contracter ses muscles en anticipation d'un épisode (comme tousser) pouvant aboutir à une perte. A l'opposé, les exercices de renforcement du plancher pelvien visent à développer les muscles ce qui généralement prend plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Une fois que les muscles sont plus développés, la fréquence des pertes diminue.

Dans cette étude, l'effet indésirable le plus courant lié à l'utilisation de Yentreve(R) était la nausée avec une incidence de 38,5 % comparé à 5,2 % avec le placebo. Cependant, la majorité des patientes traitées avec Yentreve(R) ayant souffert de nausées (83 %) ont terminé l'étude. D'une façon générale, la nausée a été décrite comme étant légère et passagère.

Les autres effets indésirables (définis comme ayant une incidence d'au moins 5 % et double de celle du placebo) étaient le vertige, la sécheresse buccale, la constipation, l'insomnie, la somnolence et l'asthénie. Le profil des effets secondaires ressemblait beaucoup à celui observé dans d'autres études cliniques de la duloxétine dans le traitement de l'IUE.

Yentreve(R) dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort

Les études montrent que le Yentreve(R) est un inhibiteur équilibré double de la recapture de la sérotonine et de la norépinéphrine(5), et on pense que ces neurotransmetteurs jouent un rôle crucial dans la fermeture du sphincter de l'urètre, un muscle dont l'affaiblissement est un facteur de l'IUE.(5,6)

Il semble qu'en augmentant la concentration en neurotransmetteurs, le Yentreve(R) augmente la contraction du sphincter de l'urètre et le tonifie, ce qui peut empêcher des pertes d'urine accidentelles pendant les activités physiques telles qu'éternuer, rire, soulever quelque chose ou faire de l'exercice.

Dans quatre essais cliniques multicentriques concernant presque 2000 femmes, effectués en Afrique, en Australie, en Europe en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, Yentreve(R) a permis de réduire le nombre de pertes de 50 à 100 % pour plus de la moitié des femmes atteintes de l'IUE, comparé à 33 % chez les patientes auxquelles avait été administré un placebo. Yentreve(R) a aussi contribué à l'amélioration de leur qualité de vie et a été d'une façon générale bien toléré avec des effets indésirables modérés et gérables, le plus courant étant une nausée passagère.(6) Les autres effets indésirables observés pendant les études cliniques de la duloxétine dans le traitement de l'IUE (incidence supérieure à 5 % et considérablement plus courant qu'avec le placebo) étaient une sécheresse buccale, fatigue, insomnie, constipation, céphalées, vertiges, somnolence et diarrhée.(6)

L'action de Yentreve(R) a été étudiée sur plus de 10 000 patients et ce médicament est désormais approuvé dans les 25 pays de l'Union Européenne, au Mexique, en Suisse, en Norvège et en Israël. La duloxétine pour l'IUE est actuellement commercialisée en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Finlande, en Irlande, en Norvège, au Royaume-Uni, en Suède et en Suisse sous la marque Yentreve(R) ; en Grèce et en Italie sous la marque Ariclaim(R). Eli Lilly and Company et Boehringer Ingelheim ont l'intention de commercialiser la duloxetine pour l'IUE dans de nombreux autres pays dans les mois à venir.

L'incontinence urinaire d'effort (IUE)

L'IUE consiste en la perte accidentelle d'urine pendant des activités physiques comme éternuer, tousser, rire, soulever ou faire de l'exercice. Ce trouble affecte le bien-être émotionnel et social d'environ 65 millions de femmes dans le monde entier.(2) Yentreve(R) est le premier et l'unique traitement pharmaceutique contre l'IUE ayant été approuvé et popularisé. Avec près de deux fois plus de cas que pour l'incontinence par impériosité, l'IUE est la forme d'incontinence la plus commune chez les femmes. Bien que commune, l'IUE est une condition médicale qui ne devrait pas être considérée comme normale chez les personnes âgées. L'IUE est embarrassante et mène à l'isolement social qui peut avoir un impact profond sur la qualité de la vie des personnes atteintes. Bien que beaucoup de femmes soient gênées par leurs symptômes d'IUE, elles ne demandent souvent pas d'aide médicale parce qu'elles sont gênées ou parce qu'elles pensent que ça fait partie de vieillir. Plusieurs facteurs de risque ou plusieurs variables pouvant influencer le développement de l'IUE ont été suggérés au cours des dix dernières années, y compris l'accouchement, l'obésité, le prolapsus d'organes du pelvis ou la toux chronique.(7) Avant le Yentreve(R) il y avait peu d'options pharmaceutiques faisant l'approbation générale dans le traitement de l'IUE. Les options se limitaient à des traitements tels que la thérapie comportementale, l'exercice du plancher pelvien et la chirurgie.

A propos du programme de recherche clinique sur le Yentreve(R)

Le programme de recherche clinique sur le Yentreve(R) s'efforce d'améliorer la vie de millions de femmes qui sont touchées par l'IUE à travers le monde. C'est une initiative mondiale de grande envergure, en évolution et à long terme, supportée par Eli Lilly and Company et par Boehringer Ingelheim, destinée à étudier l'IUE et son impact sur la qualité de vie des femmes et sur l'efficacité et la sécurité du Yentreve(R) dans des populations de patients et des contextes cliniques très larges. Plus de dix études comptant plus de 2000 patientes ont déjà été complétées avant le lancement. D'autres études sont en projet et de nouvelles études vont être lancées dans le cadre du programme de recherche clinique et de développement de Yentreve(R).

Eli Lilly and Company et Boehringer Ingelheim

En novembre 2002, Eli Lilly and Company et Boehringer Ingelheim ont signé un accord à long terme pour le développement et la commercialisation en commun du chlorhydrate de duloxétine. En dehors du traitement de l'incontinence urinaire d'effort chez les femmes, la duloxétine est aussi en voie de développement pour le traitement de la dépression et des douleurs associées à la neuropathie diabétique. Ce partenariat couvre presque toute la planète. Aux USA, la collaboration exclut les indications en neuroscience.

A propos d'Eli Lilly and Company

La société Lilly est une corporation à la pointe des innovations qui rassemble un portefeuille croissant de produits pharmaceutiques les premiers et les meilleurs de leurs classes en mettant en application les dernières recherches de ses laboratoires à travers le monde et en collaboration avec des organismes scientifiques éminents. Lilly a son siège à Indianapolis dans l'Indiana et apporte des solutions - par ses médicaments et ses informations - aux besoins médicaux les plus urgents du monde. P-LLY

A propos de Boehringer Ingelheim

Le groupe Boehringer Ingelheim est une des vingt plus grandes sociétés pharmaceutiques du monde. La société, dont le siège est à Ingelheim en Allemagne, opère dans le monde entier avec 144 sociétés affiliées dans 45 pays et emploie plus de 36 000 personnes. Depuis sa fondation en 1885, la société familiale s'est concentrée sur la recherche, le développement, la fabrication et la commercialisation de nouveaux produits à haute valeur thérapeutique pour la médecine humaine et vétérinaire.

En 2004, Boehringer Ingelheim a affiché des ventes nettes de 8,2 milliards d'euros tout en consacrant presque 20 % de son chiffre d'affaire net, issu de son activité principale des médicaments d'ordonnance à la recherche et au développement.

Pour plus de renseignements veuillez consulter : www.boehringer-ingelheim.com.

(i) A l'attention des rédacteurs :

La duloxétine pour l'incontinence urinaire d'effort va être commercialisée par Lilly et Boehringer Ingelheim dans tous les pays couverts par le partenariat sous le nom de marque Yentreve(R), à l'exception de la Grèce, de l'Italie et de l'Espagne. En Grèce, en Italie et en Espagne, Lilly commercialisera le produit sous le nom de marque Yentreve(R) et Boehringer Ingelheim le commercialisera sous le nom de marque AriClaim(R).

REFERENCES

(1) Ghoniem GM et al. A randomized controlled trial of duloxetine alone, pelvic floor muscle training alone, combined treatment, and no active treatment in women with stress urinary incontinence. J of Urology 2005;175(5)

(2) Voelker R. International group seeks to dispel incontinence "taboo". JAMA 1998;280(11):951-953

(3) Cardozo L et al. Pharmacological treatment of women awaiting surgery for stress urinary incontinence. Obstetrics and Gynecology. 2004;104(No.3):511-519

(4) Miller JM et al. A pelvic muscle precontraction can reduce cough-related urine loss in selected women with mild SUI. J Am Ger Soc 1998;46:870-874

(5) Bymaster FP et al. Comparative Affinity of Duloxetine and Venlafaxine for Serotonin and Norepinephrine Transporters in vitro and in vivo, Human Serotonin Receptor Subtypes, and Other Neuronal Receptors. Neuropsyhcopharmacology2001;25(6):871-880

(6) Hurley et al. Duloxetine for Stress Urinary Incontinence (SUI): Meta-Analysis of Safety. Présentation au cours du congrès mondial de la Fédération Internationale de Gynécologie et d'Obstétrique (FIGO), Santiago, Chili. 2-7 novembre 2003

(7) Viktrup L. Female stress and urge incontinence in family practice: insight into the lower urinary tract. Int J Clin Prac 2003;56(9):694-700

    
    (Logo:  http://www.newscom.com/cgi-bin/prnh/20031219/LLYLOGO
            http://www.newscom.com/cgi-bin/prnh/20040122/BILOGO )

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SOURCE Eli Lilly and Company; Boehringer Ingelheim GmbH