
IA : moins de 20 % des décisions automatisées ont un responsable identifié
Dans le nouvel opus de son CIO Compass, Sopra Steria Next élargit le débat sur la souveraineté de l'IA : elle ne se joue pas seulement sur la localisation des données et des modèles, mais aussi sur le contrôle des décisions qu'ils produisent.
PARIS, 21 octobre 2026 /PRNewswire/ -- Les organisations ont passé dix ans à gouverner leurs données. Elles n'ont pas, ou peu, pensé la gouvernance de la prise de décision. Or l'IA générative et agentique ne se contente plus de recommander : elle priorise, déclenche et exécute. Dans le nouvel opus de son CIO Compass, « Sans contrôle ni finalité, l'IA ne vaut rien », Sopra Steria Next, le cabinet de conseil de Sopra Steria, propose aux DSI un cadre d'analyse en neuf dimensions pour gouverner à la fois les données, les décisions automatisées, et leurs conséquences.
Quelques chiffres issus du rapport :
- Moins de 20 % des décisions influencées ou exécutées par l'IA disposent d'un responsable métier identifié, de règles explicites et d'une responsabilité formalisée.
- Moins de 25 % des décisions pilotées par l'IA en production peuvent être tracées et rejouées de bout en bout.
- Une défaillance de décision automatisée peut affecter 10 à 100 fois plus d'opérations, de clients ou de revenus qu'un incident IT classique.
Qu'est-ce que la souveraineté de l'IA ?
Elle ne se réduit pas à la question de savoir où sont hébergées les données et où s'exécutent les modèles. Elle recouvre aussi la capacité à démontrer, à tout moment, qui contrôle, explique et arbitre les décisions automatisées. La dépendance aux fournisseurs s'est déplacée de l'infrastructure vers la cognition et cette dépendance-là est plus difficile à renverser. Avec cette publication, Sopra Steria Next appelle les DSI à rendre explicite une « stack de souveraineté » à cinq niveaux, des données aux décisions en passant par les modèles, les plateformes et les API, avec une question par niveau : qui opère ? Qui peut remplacer ? Qui est responsable ?
« Il faut désormais se poser la question des décisions déjà prises par une IA sans que personne n'en assume la responsabilité, déclare Valérie Thiblet, Partner Data & AI, Sopra Steria Next. Un système qu'on ne sait pas arrêter en temps réel n'est pas gouverné : il est observé. Et ce qui ne peut pas être gouverné ne peut pas être industrialisé. »
Media Contact: Aurélien Flaugnatti, [email protected]
Share this article