LE CAIRE, 26 octobre 2026 /PRNewswire/ -- Lors de l'ouverture de la 9e Semaine de l'eau du Caire, le président du Conseil mondial de l'eau, Loïc Fauchon, a lancé un appel à la communauté internationale : l'heure est venue d'adopter « une nouvelle doctrine pour l'utilisation de l'eau » qui instaurera « un ordre innovant de l'eau ».
« Le monde est en difficulté », a averti M. Fauchon, alors que les conflits et l'instabilité deviennent la norme. Pourtant, bien que la pauvreté recule et que la technologie progresse à grands pas, la gestion des ressources naturelles de la planète reste « un point noir ». Les perturbations climatiques, les sécheresses, les inondations, l'essor des mégapoles et l'évolution des habitudes alimentaires font que les anciennes réponses ne fonctionnent plus.
« Pendant trop longtemps, nous avons donné la priorité à l'offre ; le moment est venu de gérer la demande de manière proactive. » Cette nouvelle doctrine consiste à gérer conjointement l'eau que nous mobilisons et la demande que nous contrôlons, afin que l'eau dont la nature a besoin soit également préservée. Son message tient en trois mots : Préserver, Réserver, Distribuer.
Le Conseil mondial de l'eau met en avant des solutions déjà à notre portée : l'utilisation prudente des eaux souterraines profondes, les transferts interrégionaux, le dessalement à faible coût et, surtout, la réutilisation des eaux usées, « la révolution de l'eau de ce siècle », d'abord pour l'agriculture et l'industrie, puis bientôt pour tous les usages domestiques. M. Fauchon a également appelé à la mise en place d'une nouvelle génération de réservoirs plus intelligents, bien répartis sur les territoires, qui respectent la biodiversité tout en assurant à la fois l'approvisionnement en eau et en énergie. Il s'agit d'outils concrets pouvant être déployés partout dans le monde, des mégapoles aux bassins ruraux. L'Égypte, pays hôte, montre déjà la voie, depuis une station qui traite les eaux usées, produit de l'électricité et réutilise l'eau jusqu'à un projet de centrale hydroélectrique à accumulation par pompage.
L'approvisionnement à lui seul ne suffira pas. M. Fauchon a exhorté le monde à réduire les pertes grâce à la gestion numérique des fuites, à déployer partout des technologies d'économie d'eau et à changer la façon dont les sociétés valorisent l'eau. Il a appelé à repenser l'empreinte hydrique des cultures, du bétail, de l'industrie et du tourisme, ainsi qu'à mener une campagne mondiale contre les pertes et le gaspillage alimentaires : 40 % des denrées alimentaires produites, soit 2,5 milliards de tonnes par an, ne sont jamais consommées. Cette cause, a-t-il déclaré, mérite une place parmi les Objectifs de développement durable.
Deux obligations guident les travaux du Conseil mondial de l'eau : une coopération internationale renforcée pour partager les meilleures pratiques entre les continents, et l'engagement de tous les jeunes. « Aucune grande vision ne peut être conçue sans la jeunesse du monde. »
M. Fauchon a réaffirmé l'engagement du Conseil mondial de l'eau en faveur de l'hydrodiplomatie : « Nous voulons tous la paix le long des cours d'eau, et nous rejetons les guerres de l'eau. » Avec ses partenaires saoudiens et l'ensemble de la communauté de l'eau, le Conseil œuvre pour que le 11e Forum mondial de l'eau, qui se tiendra à Riyad en mars 2027, devienne un événement marquant dans l'histoire de l'eau.
À propos du Conseil mondial de l'eau : https://www.worldwatercouncil.org/
Lire l'intégralité du discours : https://www.worldwatercouncil.org/wp-content/uploads/2026/10/CWW2026_opening_speech.pdf
Contact : Johana Morante : [email protected]

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