
La conférence de Bruxelles appelle à l'intégration plus étroite de la Russie dans l'Europe
BRUXELLES, December 20, 2011 /PRNewswire/ --
La stabilité atteinte grâce à la réélection de Poutine en tant que Président, importante pour le développement des relations
A la conférence internationale qui s'est déroulé aujourd'hui à Bruxelles, un groupe d'hommes politiques européens et russes ont appelé à l'élargissement des relations bilatérales entre l'UE et la Russie.
La conférence a succédé au sommet annuel UE-Russie à Bruxelles du 15 décembre. L'entrée officielle de la Russie dans l'OMC, qui a éte finalement approuvée à Genève le vendredi dernier, permettrait de donner une nouvelle impulsion aux relations russo-européennes, à dire d'experts. Grâce à la compétition accrue et à la réglementation standardisée, l'adhésion de la Russie doit porter profit à toutes les parties impliquées, y compris des consommateurs russes, l'industrie de la Russie et autres pays-membres de l'OMC. De plus, le groupe d'experts assure que la stabilité en Russie pourra créer une base favorable pour mener des affaires.
Sven-Olav Carlsson, chef-adjoint de la division russe du Service Européen pour l'Action Extérieur, a dit : « Notre partenariat est déjà multiforme, établi et mature. Nous avons obtenu d'importants résultats, et nous avons encore beaucoup à faire, surtout concernant la coopération dans la politique extérieure et la sécurité intérieure. La Russie n'est pas seulement un partenaire stratégique, mais aussi un partenaire complet et notre voisin. L'adhésion de la Russie à l'OMC est importante pour tous ses partenaires, surtout pour l'UE. Mais on sent que nous devons consolider et favoriser nos relations ».
Le groupe d'experts a cité qu' en tenant compte que Vladimir Poutine va probablement redevenir Président de la Russie et garantir la stabilité, il est temps de le faire. Malgré les allégations de fraude et de corruption au cours des élections parlementaires, il est évident que Vladimir Poutine reste toujours homme politique le plus populaire en Russie, son parti Russie unie s'étant procuré à peu près 50% de voix aux élections parlementaires récentes. Les membres du groupe partagent une opinion que son retour à la présidence va assurer la stabilité positive.
Pozzo di Borgo, membre du Sénat de la France, a commenté : « Je ne doute pas que Vladimir Poutine gagnera la présidentielle en mars. La stabilité politique est positive pour la Russie et l'Europe. C'est la question de la continuité, et nous le comprenons. Au Sénat, la France est, malgré tout, assez favorable envers la candidature de Vladimir Poutine ».
Evguéni Kirilov, membre du Parlement Européen a ajouté : « Au cours de la dernière décennie, les relations entre l'Europe et la Russie sous Poutine se développent fort bien, et nous voudrions les développer encore ».
Le groupe d'experts a conclu qu'en considération de la crise dans la zone euro l'UE a besoin de chercher une intégration plus large avec la Russie, son voisin et allié principal. Le groupe a estimé que, la Russie étant convoitée par la Chine, l'économie russe continuant à grandir, et l'UE étant extrêmemnt dépendent des sources d'énergie russes, l'UE a besoin de la Russie plus que la Russie a besoin de l'UE.
Jacques Boyon, président du conseil d'administration à l'Institut des relations internationales et stratégiques, a dit : « La Russie et l'Europe ont des objectifs communs, des valeurs communes, telles que la démocratie et la modernisaion. Si nous voulons y obtenir le succès, notre responsabilité est d'agir de façon que les différences politiques n'empêchent pas la coopération économique ».
Vladimir Poutine a une image positive en France. Ses deux termes en tant que Président ont changé la Russie. Même ceux qui ne vont pas voter pour lui reconnaissent sa forte influence ».
Aleksandr Babakov, vice-président de la Douma d'Etat russe, a commenté : « Nous considérons l'entrée dans l'OMC comme une démarche positive vers l'amélioration des relations bilatérales avec nos voisins et la communauté mondiale, notamment dans le domaine des affaires. Le gouvernement s'est fixé le but d'élargir des liens et de tendre à l'intégration avec les pays-membres de la CEI, de l'UE et avec le monde entier. Je ne doute pas que le Président futur qui sera élu en 2012 sera par la suite engagé à cette cause ».
Organisée par l'Institut des études de l'intégration internationale de la Russie et la société Mediasiete de l'Espagne, la conférence a eu pour titre : « Les relations entre l'Union Européenne et la Russie - la Coopération économique après les élections présidentielles-2012 », elle s'est déroulé à l'hôtel Renaissance, à Bruxelles.
Parmi les intervenants ont été Riccardo Migliori, Italie, Vice-President de l'Assemblée Parlementaire de l'OSCE ; Sven-Olav Carlsson, chef-adjoint de la division russe du Service Européen pour l'Action Extérieur ; Aleksandr Babakov, vice-président de la Douma d'Etat russe ; Mikhaïl Starchinov, membre de la Douma d'Etat russe ; ainsi que des membres du Parlement Européen.
Notes pour les éditeurs
L'Institut des études de l'intégration internationale est un centre de recherches russe situé à Moscou qui a été créé en 2008 comme une organisation publique, non gouvernementale, à but non lucratif, destiné à discuter et à promouvoir les relations plus étroites entre la Fédération de Russie et ses voisins, par le biais de tables rondes, de séminaires et de conférences à travers l'Europe et le monde entier. L'Institut a pour but principal des études de l'intégration dans l'espace post-soviétique, en Europe et dans d'autres coins du monde dans le domaine de la politique, de l'économie, de la défense et de la sécurité.
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