
En faveur de l'action pour le climat ? L'Italie et la France sont les pays les moins divisés ; l'Allemagne et le Royaume-Uni sont plus fracturés -- Peu importe le pays cependant, la teneur des messages est ce qui importe
- À l'issue du sommet du G7, Potential Energy et la Fondation Rockefeller ont publié une étude impliquant plus de 83 000 adultes au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie, aux États-Unis et au Canada, qui révèle un fort soutien en faveur des solutions climatiques, tous courants idéologiques confondus.
- Cependant la nature des messages est importante : les questions de santé dominent en France ; au Royaume-Uni, ce sont la santé et la protection de la nature qui comptent ; les arguments liés au coût de la vie l'emportent en Italie ; tandis qu'en Allemagne, le réchauffement climatique, la répartition inéquitable des coûts et la santé sont au cœur des préoccupations.
- Un nouveau guide de communication sur le climat montre comment les pays peuvent élargir leur soutien en privilégiant la pollution, la santé, les dépenses des ménages, l'indépendance énergétique et la protection des familles.
NEW YORK, 19 juin 2026 /PRNewswire/ -- Dans la foulée du sommet du Groupe des Sept (G7) de 2026 en France, la Potential Energy Coalition, avec le soutien financier de la Fondation Rockefeller, a publié aujourd'hui « Fixing Climate Communications » (Améliorer la communication sur le climat), un nouveau guide basé sur des données factuelles visant à améliorer l'efficacité de la communication sur le climat dans six des pays du G7. S'appuyant sur une étude menée auprès de plus de 83 000 adultes en France, en Allemagne, en Italie, Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada — des pays qui, ensemble, représentent plus de 40 % du produit intérieur brut (PIB) mondial — cette étude identifie les messages susceptibles d'engendrer une mobilisation importante au-delà des clivages idéologiques, ainsi que les formulations qui peuvent la compromettre, et propose des conseils pratiques à un moment où de nombreuses institutions cèdent à la tendance croissante du « silence climatique ». Les préoccupations communes – pollution, santé, accessibilité financière, sécurité énergétique et protection des générations futures – ont connu une augmentation de 10 % de leur soutien dans les six pays ; à l'inverse, les messages mettant l'accent sur les interdictions, les obligations, les perturbations ou la « neutralité carbone » ont systématiquement obtenu des résultats inférieurs partout.
« Partout dans le monde, la crise climatique rend déjà plus difficile la capacité des gens à nourrir leur famille, à trouver un emploi et à y travailler, ainsi qu'à mener une vie digne. Pour relever ce défi avec toute l'urgence requise, il faut en parler d'une manière qui interpelle et qui mobilise. Cette étude montre comment une communication fondée sur les données peut améliorer la discussion sur les moyens de lutte contre la crise climatique et participer à la mise en place d'un avenir plus sûr et plus prospère », a déclaré le Dr Rajiv J. Shah, président de la Fondation Rockefeller.
Selon la Banque mondiale, si la tendance actuelle se poursuit, entre 14,5 et 15,6 millions de personnes supplémentaires pourraient mourir dans les pays à revenu faible ou intermédiaire de causes liées au climat d'ici 2050. Selon le rapport « Lancet Countdown » publié l'année dernière, les vagues de chaleur extrêmes causent, à l'échelle mondiale, en moyenne un décès par minute, et les travailleurs du monde entier ont perdu 640 milliards d'heures de travail potentiel — soit près du double de la moyenne enregistrée dans les années 1990.
Malgré les enjeux pour le bien-être de l'humanité, on observe un recul généralisé et constant dans le discours public sur le climat. Une récente étude de GlobeScan met en évidence la montée du « silence climatique » : dans 31 marchés, la proportion de consommateurs exposés à des messages en faveur du développement durable est passée de 49 % en 2023 à 36 % en 2025, tandis que la confiance accordée à ces messages a reculé de 79 % à 65 %. La couverture médiatique mondiale du changement climatique avait baissé de 38 % à la fin 2025, par rapport au pic atteint en 2021, et les références au climat et aux enjeux ESG lors des conférences téléphoniques sur les résultats des entreprises du S&P 500 ont diminué aux trois quarts environ au cours de cette période.
« Le climat est un sujet gagnant lorsque sa communication est efficace. Le silence climatique est une approche à courte vue et inefficace ; les données contredisent l'idée de plus en plus répandue selon laquelle les dirigeants devraient éviter d'aborder la question du climat et se contenter d'évoquer, de manière détournée, les énergies propres ou les retombées économiques. La légitimité du débat sur le climat n'est pas en question, ses modalités le sont : il faut dépasser les cadres étroits et facilement politisés et parler des coûts matériels réels, des répercussions et des préoccupations quotidiennes, voilà ce qui peut considérablement élargir le soutien du public », a déclaré John Marshall, président exécutif de Potential Energy Coalition.
Principales conclusions :
Cette étude révèle que, dans les six pays concernés, les solutions en matière de climat continuent de bénéficier d'un large soutien, au-delà des clivages idéologiques et que la manière dont cette question est évoquée a son importance.
Ces conclusions s'appuient sur deux séries d'études internationales effectuées par la Potential Energy Coalition, à la demande de la Fondation Rockefeller, avec un travail de terrain réalisé par Echelon Insights et Merlin Strategy, ainsi que sur six années de données historiques de la Potential Energy Coalition. De septembre à décembre 2025, 83 971 adultes, répartis au gré de tranches d'âge, sexes, régions, niveaux d'études, origines ethniques et opinions politiques, ont été interrogés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et au Canada. Cette étude identifie trois principes fondés sur des données probantes visant à améliorer l'efficacité de la communication sur le climat — et les données montrent qu'ils sont efficaces. Après avoir diffusé un seul message efficace fondé sur ces principes, le taux de soutien a augmenté d'au moins 9 points dans tous les pays où l'étude a été menée :
- Mettez l'accent sur les conséquences au quotidien. Mettre en avant les conséquences concrètes sur les personnes – qu'il s'agisse de phénomènes météorologiques extrêmes ou de la hausse des dépenses des ménages – est le moyen le plus efficace pour que la question climatique soit considérée comme une priorité et pour que chacun se sente personnellement concerné.
- Rendez la cause concrète. Rappeler aux gens que la cause première du changement climatique est tout simplement la « pollution », que nous pouvons réduire, donne l'impression que le problème est de 10 à 20 % plus facile à résoudre, tout en atténuant la polarisation.
- Présentez l'énergie comme faisant partie de la solution et non pas du problème. Les messages les plus percutants en matière d'énergie mettent en avant les avantages de l'énergie propre : disponibilité locale, faible coût et voie vers l'indépendance énergétique. Les messages concentrés sur les interdictions et les obligations ont systématiquement obtenu des résultats inférieurs aux attentes, ce qui a entraîné une baisse du soutien en faveur de l'action climatique dans tous les pays et auprès de tous les publics.
Les autres conclusions incluent entre autres :
- Le soutien pour la lutte contre le changement climatique est très élevé, tandis que l'opposition est faible. Environ deux tiers de la population mondiale veulent une action immédiate des gouvernements face au changement climatique – un chiffre identique à celui d'il y a trois ans. À l'échelle mondiale, la lutte contre le changement climatique compte plus de cinq partisans pour chaque opposant.
- Les messages en faveur du climat ne se contentent pas de convaincre : ils mobilisent. Face au message le plus percutant de l'opposition, les messages en faveur du climat l'ont emporté dans 57 % des cas dans les six pays.
- L'équité est essentielle. Le public est sensible aux messages soulignant que les ménages ordinaires prennent de plus en plus à leur compte les coûts de la pollution et des dommages climatiques, qui se traduisent par une hausse des primes d'assurance, des factures d'énergie et du coût de la vie.
- Le silence climatique ne rime à rien : les meilleurs messages abordent la question climatique directement. Le soutien s'est accru dans tous les pays, tous les groupes politiques et toutes les mesures testées, et la progression enregistrée à droite a été plus de deux fois supérieure à celle observée parmi les publics de gauche (+10 contre +4 points), faisant passer ce chiffre de 61 à 71 %.
- Les messages qui parlent des conséquences sont ceux qui ont le plus d'impact. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle il faudrait passer par la « porte de derrière », les messages portant sur les conséquences climatiques s'avèrent environ deux fois plus efficaces que ceux privilégiant « l'emploi et l'innovation » pour susciter un soutien en faveur de l'action climatique, du développement des énergies propres et de la réduction de la pollution liée aux combustibles fossiles.
- Les messages en faveur des énergies propres sont efficaces, mais la manière dont ils sont présentés a son importance. Ce sujet a suscité le plus d'intérêt lorsqu'il était abordé sous l'angle de l'indépendance énergétique, de la résilience nationale et de la réduction de la dépendance vis-à-vis des marchés énergétiques mondiaux volatils, plutôt que sous celui des seuls objectifs d'émissions.
- La neutralité carbone est la priorité la moins urgente. Dans tous les pays interrogés, « Atteindre la neutralité carbone » arrive en dernière position parmi les neuf priorités environnementales, loin derrière des objectifs plus simples tels que la lutte contre le changement climatique, la protection de la nature ou la réduction de la pollution atmosphérique.
- Faible soutien en faveur des « emplois verts » et de la croissance économique. Ces deux domaines se sont systématiquement classés parmi les messages sur le climat les moins efficaces, d'après les données historiques recueillies par la Potential Energy Coalition sur une période de six ans.
Répartition par pays :
Représentant plus de 40 % du produit intérieur brut (PIB) mondial cumulé :
- Royaume-Uni : 90 % des personnes interrogées pensent que le changement climatique est une réalité et qu'il est en cours, 72 % sont favorables à une action immédiate du gouvernement et 78 % soutiennent la mise en place immédiate de mesures visant à développer davantage les énergies propres. Au Royaume-Uni, 77 % des adultes de droite soutiennent la lutte contre le changement climatique – soit 23 points de plus que leurs homologues américains – et, parmi les jeunes conservateurs âgés de 18 à 49 ans, 72 % soutiennent la lutte contre le changement climatique et 74 % sont favorables au développement des énergies propres. Les arguments « Risques pour la santé » et « Protection de la nature » arrivent ex æquo en tête des arguments les plus convaincants, chacun ayant entraîné une hausse de 9 points du soutien, tandis que la « Promotion de l'unité » a été le seul message de toute l'étude à entraîner une baisse du soutien. Dans un face-à-face, l'argument « L'énergie propre protège notre avenir énergétique » arrivait en tête avec 56 % des voix : c'est le seul pays où l'argument de la sécurité énergétique a pris le dessus sur celui de l'héritage générationnel.
- France : 89 % des personnes interrogées pensent que le changement climatique est une réalité et qu'il est en cours, 71 % sont favorables à une action immédiate du gouvernement et 64 % soutiennent la mise en place immédiate de mesures visant à développer davantage les énergies propres. La France est le pays le moins polarisé de l'étude, avec un écart entre la gauche et la droite de seulement 5 points, et c'est là que l'on a enregistré la plus forte hausse de soutien parmi tous les pays. Le thème « Risques pour la santé » a entraîné une hausse de 15 points du soutien global et une augmentation remarquable de 21 points parmi les personnes interrogées de gauche — il s'agit de la plus forte augmentation du soutien enregistrée pour un message auprès d'un groupe idéologique donné dans l'ensemble de l'étude.
- Allemagne : 85 % des personnes interrogées pensent que le changement climatique est une réalité et qu'il est en cours, 62 % sont favorables à une action immédiate du gouvernement et 62 % soutiennent la mise en place immédiate de mesures visant à développer davantage les énergies propres. Le thème « Impact du réchauffement climatique » a suscité une hausse de 11,4 points du soutien et celui des « Coûts injustes » une hausse de 10 points, ces deux chiffres étant supérieurs aux moyennes mondiales. Seuls 45 % des Allemands estiment que le changement climatique peut être résolu – le score le plus bas parmi tous les pays étudiés – et les personnes interrogées par le Centre allemand ont affiché une hausse de 17 points du soutien en faveur de la réduction de la pollution liée aux énergies fossiles, sur la base des « risques pour la santé ».
- Italie : 83 % des Italiens se disent préoccupés par le changement climatique – soit le taux de préoccupation le plus élevé parmi tous les pays étudiés. 90 % d'entre eux affirment que le changement climatique est une réalité et qu'il est en cours, 77 % sont favorables à une action immédiate du gouvernement et 78 % soutiennent la mise en œuvre immédiate de mesures visant à développer les énergies propres. En Italie, le soutien de base des électeurs de droite en faveur de la lutte contre le changement climatique s'élève à 74 % — un chiffre supérieur à la moyenne nationale américaine — ce qui reflète l'un des écarts partisans les plus faibles de l'étude. C'est le seul pays où les arguments économiques et anti-entreprises l'emportent sur ceux liés à la santé et au réchauffement climatique : le message « Contre la cupidité des entreprises » a enregistré une hausse remarquable de 20 points du soutien des personnes interrogées de droite en faveur de la réduction de la pollution liée aux énergies fossiles — ce qui constitue la réponse la plus élevée à un message destiné à la droite dans l'ensemble de l'étude — et chaque message l'emporte sur celui de l'opposition dans les face-à-face.
- États-Unis : 88 % des personnes interrogées pensent que le changement climatique est une réalité et qu'il est en cours, 69 % sont favorables à une action immédiate du gouvernement et 72 % soutiennent la mise en place immédiate de mesures visant à développer davantage les énergies propres. Les inquiétudes liées au changement climatique sont restées remarquablement stables malgré l'évolution des priorités politiques : 64 % des Américains s'en inquiètent aujourd'hui, contre 65 % en 2023. Les États-Unis présentent le fossé partisan le plus large parmi tous les pays étudiés – un écart de 39 points – toutefois les publics conservateurs restent tout à fait susceptibles d'être influencés, presque tous les messages ayant généré un changement statistiquement significatif chez les Américains de droite. En matière de communication, le message « Impact du réchauffement climatique » s'est révélé le plus convaincant, avec une hausse de 9 points du soutien, tandis que le message « Innovation énergétique » n'a pas enregistré d'augmentation statistiquement significative du soutien.
- Canada : 78 % des Canadiens se disent préoccupés par le changement climatique, 90 % affirment que le changement climatique est une réalité et qu'il est en cours, 69 % sont favorables à une action immédiate du gouvernement et 74 % soutiennent la mise en place immédiate de mesures visant à développer davantage les énergies propres. Malgré un écart de 32 points entre la gauche et la droite – un écart important, mais inférieur de 18 points de pourcentage à celui observé aux États-Unis – les adultes canadiens de droite affichent une hausse de 16 points de leur soutien à la réduction de la pollution liée aux énergies fossiles grâce à un seul message efficace, ce qui les place parmi les réponses les plus favorables de la droite dans cette étude. Le slogan « Protégez ce que vous aimez pour les générations futures » a enregistré le taux d'adhésion le plus élevé de tous les pays pour un message unique, avec 62 %, et chaque message a dépassé les 50 % lors des confrontations directes.
Dans la perspective d'étendre l'étude actuelle à l'Argentine, au Brésil, au Chili, à la Chine, à la Colombie, à l'Inde, à l'Indonésie, au Mexique, au Nigeria, à l'Afrique du Sud et à la Turquie au cours des prochains mois, « Fixing Climate Communications » est la dernière étude mandatée par l'initiative « Build the Shared Future » de la Fondation Rockefeller, à travers laquelle cette organisation philanthropique vieille de 113 ans veut inspirer et informer la coopération mondiale et les efforts de développement international afin de relever les défis du XXIe siècle, notamment en s'alignant sur les gouvernements du monde entier — en mettant l'accent sur l'Afrique subsaharienne — afin d'identifier des solutions menées par les pays eux-mêmes pour optimiser chaque dollar d'aide restante et stimuler de nouveaux investissements.
Messages de soutien :
- « Ce que cette étude met clairement en évidence, c'est que pour établir un lien avec le public sur les questions climatiques, il est essentiel d'adopter un langage de tous les jours qui exprime l'expérience vécue par chacun. Cependant, alors que le coût de la vie reste une préoccupation majeure pour de nombreuses familles, le développement des énergies propres doit s'accompagner d'une baisse des factures d'énergie des ménages afin de démontrer les avantages financiers concrets dont bénéficient les électeurs qui soutiennent les énergies propres. » ― Lord Alok Sharma, président de la COP26 et coprésident du Conseil consultatif sur le climat et le développement de la Fondation Rockefeller
- « La conclusion qui ressort de cette étude est simple : si vous souhaitez élargir le soutien en faveur des solutions climatiques, vous devez diversifier la manière dont vous en parlez. Le grand public réagit bien plus vivement aux messages portant sur la famille, la santé, la pollution et la sécurité énergétique qu'à des termes techniques et pointus tels que "neutralité carbone" ou "décarbonisation". » ― Patrick Ruffini, associé fondateur d'Echelon Insights
- « À l'heure où trop de dirigeants restent silencieux sur la question du climat, ce travail montre la voie à suivre. Le soutien en faveur de la lutte contre le changement climatique reste fort lorsqu'il est lié à ce qui importe le plus aux gens : leur santé, leur emploi, leur sécurité et l'avenir de leurs enfants. L'action en faveur du climat n'est pas une question de sacrifice, mais d'opportunité. C'est la liberté de respirer un air pur, d'avoir accès à une énergie abordable, de vivre dans des quartiers plus sûrs et de construire un avenir plus serein. En mettant l'accent sur ce que les gens ont à gagner, les dirigeants peuvent rétablir la confiance, redonner une dimension humaine au monde des affaires et démontrer qu'une économie "Net Positive" renforce la liberté, la sécurité et la dignité pour tous. » ― Paul Polman, chef d'entreprise, investisseur et philanthrope
- « Le changement climatique est, en fin de compte, une histoire humaine. Les gens s'impliquent lorsque les conséquences du changement climatique sur leur santé, leurs moyens de subsistance, leurs familles et leurs quartiers sont clairement expliquées, et non lorsque ce phénomène est présenté comme un défi lointain et sans rapport avec leur réalité. Notre travail au CEEW a montré que la narration et l'expression créative adaptée à la culture peuvent faire le lien entre des données scientifiques complexes et les expériences vécues, ce qui permet de faire percevoir l'action climatique comme urgente, locale et réalisable. La communication sur le climat doit faire le lien avec la vie quotidienne et les aspirations des gens, en montrant que des solutions fondées sur des données probantes peuvent renforcer la résilience, consolider la sécurité énergétique et créer une prospérité partagée. » ― Dr Arunabha Ghosh, fondateur et PDG du Council on Energy, Environment and Water (CEEW) et membre du Conseil consultatif sur le climat et le développement de la Fondation Rockefeller
Pour plus d'informations et pour télécharger le rapport ainsi que son annexe par pays, veuillez consulter : https://potentialenergycoalition.org/fixingclimatecomms/.
Note aux rédacteurs :
À propos de l'étude
Fixing Climate Communications est un rapport basé sur deux séries d'études internationales menées par la Potential Energy Coalition en partenariat avec la Fondation Rockefeller, le travail de terrain ayant été réalisé par Echelon Insights et Merlin Strategy entre septembre et décembre 2025.
1re phase — Étude qualitative (septembre 2025)
Des groupes de discussion en ligne animés ont été organisés avec 133 participants aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Canada. Les participants estimant que le changement climatique est une réalité mais qui ne s'en inquiètent que modérément ont été sélectionnés afin de comprendre comment des publics moins sensibilisés à la question climatique, mais susceptibles d'être convaincus, réagissent à différents types de messages sur le climat. Cette étude a examiné l'état d'esprit général des participants à l'échelle nationale, leurs principales priorités personnelles, leurs préoccupations en matière de climat, les obstacles qu'ils perçoivent à l'action, ainsi que leurs réactions aux messages spécifiques sur le climat et à ceux qui les diffusent.
2e phase — Études quantitatives (novembre-décembre 2025)
Deux études quantitatives à grande échelle ont été menées dans les six pays :
Enquête nationale (environ 42 000 personnes interrogées, environ 7 500 par pays, environ 4 000 au Canada) : nous avons évalué le contexte climatique, les attitudes de référence, le classement des priorités, ainsi que la pertinence du climat par rapport aux thèmes connexes que sont l'énergie, la pollution, la nature et le coût de la vie. Chaque échantillon national a été pondéré en fonction de l'âge, du sexe, du niveau d'études, des choix électoraux antérieurs et de la région, afin de garantir des résultats représentatifs à l'échelle nationale.
Test de messages dans le cadre d'un essai contrôlé randomisé (environ 41 100 participants, environ 6 500 par pays, environ 8 500 aux États-Unis) : onze perspectives sur le climat ont été comparées à un groupe témoin afin de déterminer lesquels avaient l'impact le plus important sur l'opinion publique. Les 11 perspectives testées étaient les suivantes :
- « Impact du réchauffement climatique » — met l'accent sur les conséquences physiques directes du réchauffement de la planète sur la vie quotidienne des gens.
- « Risques sanitaires » — établit un lien entre la pollution due aux combustibles fossiles et les effets néfastes concrets sur la santé, notamment des troubles et maladies respiratoires.
- « Coûts injustes » — met en évidence la charge financière disproportionnée dont souffre les ménages ordinaires à cause de la pollution et des préjudices climatiques.
- « Protection de la nature » — place l'action climatique dans le cadre de la préservation du monde naturel pour les générations futures.
- « Impact du changement climatique » — met l'accent sur les conséquences systémiques plus larges du changement climatique sur les communautés et les économies.
- « Contre la cupidité des entreprises » — présente les entreprises du secteur des énergies fossiles comme générant des bénéfices aux dépens du public.
- « Préparation et résilience » — met l'accent sur la préparation concrète et la mise en place de communautés capables de résister aux effets du changement climatique.
- « Réduction des coûts énergétiques » — met l'accent sur les énergies propres comme moyen de réduire les factures d'énergie et de les rendre plus stables.
- « Créer des emplois verts » — présente la transition vers les énergies propres comme une opportunité économique et en matière d'emploi.
- « Innovation énergétique » — présente l'action en faveur du climat comme un enjeu de compétitivité nationale et de rayonnement international.
- « Promotion de l'unité » — présente l'action pour le climat comme un défi commun capable de rassembler les gens au-delà des clivages.
Le test comparatif direct montre à quelle fréquence chacun des huit messages suivants en faveur du climat suivants l'emporte sur le message d'opposition le plus fort — « Les restrictions liées au climat augmentent les factures des familles » — lorsque les personnes interrogées devaient choisir simultanément entre des messages en faveur et contre le climat :
- « Protégez ce que vous aimez pour les générations futures »
- « L'énergie propre protège notre avenir énergétique »
- « Adopter toutes les options en matière d'énergie propre »
- « L'énergie propre nous rend indépendants sur le plan énergétique »
- « L'énergie propre est une énergie bon marché »
- « L'énergie propre est au service des citoyens, pas des entreprises »
- « Les énergies fossiles nous rendent malades »
- « L'action en faveur du climat protège nos infrastructures »
Au total, cette étude rend compte des opinions de 83 971 personnes à travers le monde.
À propos de Potential Energy Coalition :
Potential Energy Coalition est une structure de communication à but non lucratif de type 501(c)(3), spécialement conçue pour accélérer considérablement les progrès en matière de lutte contre le changement climatique grâce à des changements de discours et à des stratégies marketing éprouvées. Nous effectuons des campagnes sur le changement climatique aux moments les plus décisifs, en nous appuyant sur des analyses fondées sur des données qui indiquent comment présenter au mieux les enjeux clés. Potential Energy s'appuie sur des recherches approfondies et impartiales, une expertise de niveau mondial en marketing et des stratégies de campagne éducatives fondées sur des données factuelles afin de susciter l'adhésion du public en faveur des énergies propres et des solutions climatiques. Pour plus de renseignements, veuillez consulter : https://potentialenergycoalition.org/.
À propos de la Fondation Rockefeller :
Ayant investi 30 milliards de dollars au cours des 113 dernières années pour promouvoir le bien-être de l'humanité, la Fondation Rockefeller est une organisation philanthropique pionnière qui s'appuie sur des partenariats inattendus et des solutions innovantes permettant d'obtenir des résultats mesurables pour les populations aux États-Unis et dans le monde entier, notamment en collaboration avec RF Catalytic Capital Inc (RFCC). Nous utilisons les avancées scientifiques, l'intelligence artificielle et les nouvelles technologies pour réaliser des investissements ambitieux dans les secteurs de l'énergie, de l'alimentation, de la santé et de la finance. Pour plus d'informations, suivez-nous sur LinkedIn @the-rockefeller-foundation, X @RockefellerFdn, Instagram @rockefellerfdn, et YouTube @rockefellerfound, et inscrivez-vous à notre newsletter sur www.rockefellerfoundation.org/subscribe.
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