2014

Cancer du sein localement avancé ou métastatique: Une étude révéle une meilleure qualité de vie globale avec Halaven® (éribuline) qu'avec la capécitabine

HATFIELD, Angleterre, June 3, 2013 /PRNewswire/ --

NON DESTINÉ AUX MÉDIAS AMÉRICAINS

Les nouvelles données présentées aujourd'hui au congrès de l'ASCO 2013 ont révélé que pendant l'étude de phase III (étude 301), Halaven® (éribuline) améliorait les scores d'état de santé global (GHS) et de qualité de vie globale (QdV) de façon plus importante que la capécitabine chez les patientes atteintes d'un cancer du sein localement avancé ou métastatique (CSM) préalablement traitées avec des anthracyclines et des taxanes[1]

Le cancer et son traitement ont un impact majeur sur la QdV des patientes, comme la difficulté à remplir leurs obligations familiales, à travailler ou à avoir une vie sociale.[2] Chez les patientes atteintes d'un CSM, l'objectif principal du traitement est de prolonger la survie le plus longtemps possible avec la meilleure QdV possible.[3] Une prise en charge efficace de la maladie permet de poursuivre le traitement jusqu'à ce que le cancer de la patiente progresse et ainsi de tirer profit au maximum du traitement.

L'étude de phase III 301[4] n'a pas atteint les objectifs principaux concernant la survie globale ou la survie sans progression de la maladie. Toutefois, les données ont révélé une tendance à l'amélioration de la survie globale des patientes traitées par Halaven avec un taux de survie médian de 15,9 mois par rapport aux 14,5 mois chez les patientes traitées avec la capécitabine (RR 0,879; IC à 95 % : 0,770-1,003 ; p = 0,056).

Un des objectifs secondaires de l'étude de phase III était d'explorer la qualité de vie ressentie par 1 102 femmes recevant les médicaments de l'étude, à savoir l'éribuline ou la capécitabine, comme traitement de première, de deuxième ou de troisième ligne. Leur ressenti a été enregistré sur une série d'échelles en rapport avec leurs symptômes, leur vie quotidienne et leur bien-être global.

« La qualité de vie perçue associée à un traitement est un facteur critique pour les femmes atteintes d'un cancer du sein avancé au moment de choisir de débuter ou de poursuivre le traitement en question », a déclaré l'investigateur de l'étude, le Dr Javier Cortes, de l'hôpital universitaire de Vall d'Hebron, Barcelone, Espagne. « À un stade avancé de la maladie, ces femmes prennent plus que jamais en compte l'impact du traitement sur leur capacité à passer du temps en famille ou à vivre leur vie pleinement. Ces nouvelles données montrent que la qualité de vie globale est meilleure lorsque les patientes sont traitées par l'éribuline par rapport à un traitement avec la capécitabine. »    

Les scores d'état de santé global (GHS) / QdV étaient bas au début de l'étude avec les deux médicaments; cependant, au cours de l'étude, les résultats ont montré une amélioration significativement supérieure des scores de GHS/QdV et de fonction cognitive chez les patientes recevant de l'éribuline par rapport à celles recevant de la capécitabine (15,3 [p  0,001] et 6,5 [p = 0,048] respectivement]). Le fonctionnement émotionnel était meilleur dans le groupe capécitabine (3,3 [p = 0,033]). Les patientes sous éribuline ont rapporté un nombre significativement plus faible de symptômes associés aux nausées et aux vomissements (1,9 [p = 0,043]) ainsi qu'à la diarrhée (-3,7 [p = 0,001]), alors que les patientes sous capécitabine ont rapporté moins d'effets secondaires systémiques (5,2 [p 0,001]) et étaient moins gênées par la perte de cheveux (9,3 [p = 0,023]).[1]

La collecte et la diffusion des données de QdV permettent aux femmes atteintes d'un CSM de mieux comprendre la manière dont elles peuvent être affectées par un traitement individuel et de prendre ainsi des décisions éclairées et de prendre en charge leur maladie et son traitement.[2]

L'éribuline est le premier et  seul médicament de monothérapie ayant fait la preuve de son efficacité pour prolonger de manière significative la survie globale après deux premières lignes de traitement du CSM, par rapport aux autres traitements de monothérapie. Les résultats d'une étude pivot de phase III (EMBRACE) ont démontré un bénéfice de survie globale statistiquement significatif de 2,7 mois chez les femmes traitées par éribuline, par rapport à une monothérapie choisie par le médecin (TPC) (13,2 par rapport à 10,5 RR 0,81 (IC à 95 % : 0,067-0,96) p nominal = 0,014).[5]

L'éribuline est indiquée en Europe pour le traitement des femmes présentant un cancer du sein localement avancé ou un CSM et ayant précédemment reçu au moins deux de chimiothérapie, ayant comporté au préalable une anthracycline et une taxane, sauf si les patientes n'étaient pas éligibles pour ces traitements.

Eisai s'engage à découvrir, développer et produire des thérapies innovantes en oncologie qui peuvent faire la différence et avoir un impact positif sur la vie des femmes et de leurs familles. Cette passion pour les gens fait partie de la mission human health care (hhc) d'Eisai, qui s'efforce de mieux comprendre les besoins des patients et de leurs familles pour améliorer leur vie lorsque la maladie les frappe.

Notes aux Editeurs

Halaven® (éribuline)

L'éribuline est un inhibiteur de la dynamique des microtubules, n'appartenant pas à la famille des taxanes, indiqué dans le traitement des patientes atteintes d'un cancer du sein métastatique ou localement avancé, ayant précédemment reçu au moins deux protocoles de chimiothérapie pour maladie métastatique et dont les traitements précédents devaient avoir inclus une anthracycline et un taxane. L'éribuline appartient à une classe d'agents antinéoplasiques, les halichondrines, qui sont des produits naturels, isolés de l'éponge marine Halichondria okadaï. L'éribuline agirait en inhibant la phase de croissance de la dynamique des microtubules sans altérer la phase de raccourcissement et séquestre la tubuline dans des agrégats non productifs.

Halaven dispose d'une autorisation de mise sur le marché dans l'Union européenne, aux États-Unis, en Russie, en Suisse, en Corée du Sud, au Japon et à Singapour. Halaven est pris en charge par les autorités de santé et de remboursement et a été mis à disposition du corps médical au Canada, au Danemark, en Finlande, en France, en Islande, en Italie, au Luxembourg, en Norvège, en Suède, en Suisse, en Slovénie et au Royaume-Uni. En outre, Halaven est disponible en Autriche et en Allemagne.

Étude 301, mondiale, de Phase III[4]

L'Étude 301 était une étude multicentrique, menée en ouvert, randomisée, comportant deux bras parallèles, Halaven (éribuline) versus capécitabine chez 1 102 femmes présentant un cancer du sein localement avancé ou métastatique précédemment traitées par anthracycline et taxane, soit dans un protocole (néo) adjuvant, soit pour maladie localement avancée ou métastatique. Cette étude était menée sur un domaine plus large que l'indication validée par l'AMM de l'éribuline. En effet, les patientes de cette étude pouvaient avoir avaient reçu entre zéro et deux chimiothérapies antérieures pour maladie avancée.

Les patientes ont été randomisées entre 2006 et 2010 pour recevoir un traitement par éribuline à 1,23 mg/m2 (administré par voie intraveineuse sur 2 à 5 minutes les jours 1 et 8, tous les 21 jours) ou par capécitabine à 1,25 g/m2 (administré par voie orale en deux doses égales les jours 1 à 14, tous les 21 jours).

L'étude 301 avait deux critères d'évaluation primaires: la survie globale (SG) et la survie sans progression (SPP). En terme de survie globale, l'’étude a montré une tendance en faveur de l'éribuline par rapport à la capécitabine, bien que cette amélioration ne soit pas statistiquement significative. Les femmes traitées avec l'éribuline avaient une SG médiane de 15,9 mois (RR 0,879 ; IC à 95 % : 0,770-1,003 ; p = 0,056) contre 14,5 mois avec la capécitabine. L'essai n'a pas satisfait au critère d'évaluation prédéfini de survie sans progression, avec respectivement 4,1 et 4,2 mois pour l'éribuline et la capécitabine. (RR 1,079 ; IC à 95 % : 0,932 à 1,250 ; p = 0,305). Les effets indésirables observés au cours de l'étude 301 étaient conformes au profil connu des deux médicaments.

L'un des critères secondaires d'évaluation de l'étude 301 était de déterminer la QdV des patientes au moyen des questionnaires EORTC QLQ-C30 et QLQ-BR23 au début de l'étude, à 6 semaines, puis 3, 6, 12, 18 et 24 mois après le début du traitement ou jusqu'à progression de la maladie ou changement de traitement, et à l'occasion de visites non programmées. Des analyses longitudinales ont été réalisées à l'aide d'équations d'estimation généralisée pondérées, ajustées pour l'attrition non aléatoire due au décès en 12 mois. Les covariables du modèle étaient la date (visite), la région et la QdV au début de l'étude. Le critère d'évaluation primaire pour la QdV était la variation par rapport au début de l'étude des scores d'état de santé global/QdV globale, et les critères d'évaluation exploratoires étaient la variation par rapport au début de l'étude d'une série de fonctions et de signes/symptômes.

EORTC QLQ-C30[6]

Le questionnaire de qualité de vie de l'EORTC (QLQ) est un système intégré qui vise à évaluer la qualité de vie liée à la santé de patients cancéreux participant à des essais cliniques internationaux. Développé sur plus de 10 ans de recherche collaborative, il s'agit d'un questionnaire auto-administré par les patients et composé d'échelles multiples et simples. Ceci inclut 5 échelles fonctionnelles (physique, rôle, émotionnelle, sociale et cognitive), 3 échelles de symptômes (fatigue, nausées et vomissements, et douleur), une échelle d'état de santé global/QdV et 6 échelles simples (dyspnée, insomnie, perte d'appétit, constipation, diarrhée et problèmes financiers). Des scores élevés sur les échelles fonctionnelles indiquent un haut niveau de fonctionnement, et des scores élevés sur l'échelle d'état de santé global indiquent une QdV élevée; en revanche, des scores élevés sur les échelles/questions des symptômes indiquent de hauts niveaux de problèmes de santé.

QLQ BR23

Le QLQ-BR23 est un questionnaire spécifique qui contient 23 questions visant à mesurer le fonctionnement et les symptômes associés au cancer du sein, tels que les effets secondaires fréquents du traitement, l'image corporelle, la sexualité et la perspective d'avenir. Le QLQ BR23 doit être administré en plus du questionnaire principal (EORTC QLQ-C30) et, à l'instar du questionnaire principal, est conçu pour une utilisation dans les essais cliniques sur le cancer.

Étude clinique globale de phase III 305 (EMBRACE)[5]

EMBRACE (Étude Eisai du cancer du sein métastatique évaluant l'éribuline E7389 par rapport au traitement choisi par le médecin (TCM) était un essai clinique en ouvert, randomisé, global, multicentrique, à deux bras parallèles, conçu afin de comparer la survie globale des patientes traitées avec l'éribuline par rapport à celle des patientes ayant reçu un traitement choisi par le médecin (TCM). Le TCM était défini comme toute chimiothérapie de monothérapie, tout traitement hormonal ou thérapie biologique indiquée dans le traitement du cancer du sein ou tout traitement palliatif ou de radiothérapie administré selon la pratique locale. L'étude a inclus 762 patientes atteintes d'un cancer du sein métastatique ou localement avancé qui avaient été préalablement traitées avec au moins deux, et au maximum cinq chimiothérapies, comprenant une anthracycline et un taxane (au moins deux lignes pour la maladie avancée). L'immense majorité des patientes (96 %) dans le bras TCM ont reçu une chimiothérapie.

Dans la totalité de la population de l'étude de Phase III EMBRACE, il a été démontré que l'éribuline prolonge de 2,7 mois la survie médiane globale des patientes atteintes d'un cancer du sein métastatique ayant reçu un traitement lourd par rapport aux patientes recevant le TCM (éribuline 13,1 mois vs TCM 10,6 mois p=0,041). Après mise à jour, une analyse a démontré une amélioration statistiquement significative de 2,7 mois (13,2 vs 10,5 mois HR 0,81 (IC à 95 % 0,067, 0,96) nominal p=0,014). Une analyse planifiée a priori, des patientes de la région 1 de l'étude (Amérique du Nord / Europe occidentale / Australie), a démontré un avantage significatif en matière de survie globale médiane de l'éribuline par rapport au TCM de 3,0 mois (p nominal =0,031).

L'étude de phase III EMBRACE a montré que l'éribuline prolongeait la survie globale des patientes atteintes d'un cancer du sein métastatique ou localement avancé, lourdement prétraitées, de 2,7 mois, comparativement aux patientes recevant le TCM (13,2 contre 10,5 RR 0,81 (IC à 95 % 0,067, 0,96) p nominal = 0,014). Une analyse prévue a priori des patientes de la région 1 de l'étude (Amérique du nord/Europe de l'ouest/Australie) a montré une amélioration significative de la survie globale de 3,0 mois avec l'éribuline, comparée au TCM (p nominal = 0,031).

Les effets indésirables les plus communément rapportés chez les patientes traitées avec l'éribuline au cours de l'étude EMBRACE étaient la fatigue (asthénie), une neutropénie (diminution des globules blancs combattant la maladie ), une alopécie (perte de cheveux), des neuropathies périphériques (engourdissement et sensations de picotement dans les bras et les jambes), des nausées et constipations. La neuropathie périphérique était l'effet indésirable le plus fréquent, conduisant à l'interruption du traitement par l'éribuline, se produisant chez moins de 5 % des patientes participant à l'essai EMBRACE. La neutropénie n'a conduit à l'interruption du traitement par l'éribuline que chez 0,6 % des patientes. Les décès dus à des effets secondaires graves, à l'interruption et à des prises irrégulières du traitement étaient moins nombreux dans le bras éribuline que dans le bras TCM.

Cancer du sein métastatique

Un diagnostic de cancer du sein est posé chaque année chez plus de 300 000 femmes en Europe; parmi celles-ci environ un tiers développent ultérieurement une maladie métastatique.[7],[8]L'affection métastatique constitue un stade avancé de la maladie qui survient quand le cancer se dissémine au-delà du sein vers d'autres parties du corps.

Eisai en oncologie

Notre engagement à faire progresser significativement la recherche en oncologie est fondé sur l'expertise scientifique, et repose sur notre capacité à réaliser des recherches et des découvertes précliniques sur un plan international, et à développer de petites molécules, des vaccins thérapeutiques, des thérapies biologiques et des soins d'accompagnement en cancérologie dans de multiples indications.

À propos d'Eisai

Eisai est l'un des leaders mondiaux de l'industrie pharmaceutique basée sur la recherche et le développement, qui s'est défini comme mission de "penser d'abord aux patients et à leurs familles et d'augmenter les bénéfices des soins de santé", ce que nous appelons le human health care.

Eisai concentre son activité de recherche sur trois secteurs clés:

  • l'oncologie, domaine comprenant le traitement des cancers, par des traitements anticancéreux, et des traitements de soins de support: soulagement de la douleur et traitements des nausées associés aux traitements anticancéreux,
  • les neurosciences, domaine comprenant la maladie d'Alzheimer, la sclérose en plaques, les douleurs neuropathiques, l'épilepsie, la dépression,
  • les pathologies vasculaires / immunologiques, domaine comprenant le syndrome coronarien aigu, la thrombose athéroscléreuse, la septicémie sévère, la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis et la maladie de Crohn.

Basé aux États-Unis, en Asie, en Europe et au Japon, Eisai emploie plus de 10 000 personnes dans le monde. À partir de son centre de Hatfield au Royaume-Uni, Eisai a récemment étendu ses activités à l'Europe, au Moyen-Orient, à l'Afrique et à la Russie (EMEA). Eisai EMEA est présent sur plus de 20 marchés, notamment le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Suisse, la Suède, l'Irlande, l'Autriche, le Danemark, la Finlande, la Norvège, le Portugal, la République Tchèque, la Slovaquie, les Pays-Bas, la Belgique, le Moyen-Orient et la Russie.

Pour de plus amples renseignements, consulter le site Internet Eisai http://www.eisai.co.uk

1. Cortes J et al. Quality of Life in patients with locally advanced or metastatic breast cancer previously treated with anthracyclines and taxanes who received eribulin mesylate or capecitabine: a Phase II, open label, randomised study.  ASCO 2013 abstract 1050^

2. European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC) http://groups.eortc.be/qol/quality-life (last accessed April 2013)

3. Breast Cancer Org. Living with Metastatic Disease: http://www.breastcancer.org/symptoms/types/recur_metast/living_metast (Last accessed April 2013)

4. Kaufman P, Awada A, Twelves C et al. A Phase III, open-label, randomised, multicenter study of eribulin mesylate versus capecitabine in patients with locally advanced or metastatic breast cancer previously treated with anthracyclines and taxanes. Presented at 2012 CTRC-AACR San Antonio Breast Cancer Symposium. Abstract No. S6-6

5. Cortes J, O'Shaughnessy J, Loesch D, et al. Eribulin monotherapy versus treatment of physician's choice in patients with metastatic breast cancer (EMBRACE): a phase 3 open-label randomised study. The Lancet. 2011; 377: 914 -923

6. Montazeri A et al. Quality of life in patients with breast cancer before and after diagnosis: an eighteen months follow up study. BMC Cancer. 2008. 3:330

7. World Health Organization. Atlas of Health in Europe. 2003. World Health Organization, Regional Office of Europe, Copenhagen, Denmark.

8. Cancer Research UK. Breast cancer incidence statistics. http://www.cancerresearchuk.org/cancer-info/cancerstats/types/breast/incidence/#world (last accessed April 2013)

Date de préparation : mai 2013
Code du projet : Halaven-UK0142

SOURCE Eisai Europe Limited




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