
De nouvelles données mettent en évidence un potentiel minime d'interactions médicamenteuses entre le médicament anticholestérol LIVAZO et une thérapie antirétrovirale traditionnelle
WOKINGHAM, Angleterre, July 18, 2011 /PRNewswire/ --
- Une étude a démontré l'absence d'impact significatif sur les taux sanguins lorsque du LIVAZO (pitavastatine) était administré en complément de la combinaison d'inhibiteurs de protéases du VIH lopinavir/ritonavir chez des volontaires sains
Kowa Pharmaceuticals America, Inc. et Eli Lilly & Company (NYSE: LLY) ont publié aujourd'hui les résultats d'une nouvelle étude dont l'objectif était d'examiner l'interaction potentielle de 4 mg du médicament anticholestérol LIVALO (pitavastatine, également connu sous le nom de LIVAZO en Europe) chez des volontaires sains, en complément d'une dose déterminée de la combinaison d'inhibiteurs de protéases (IP) lopinavir/ritonavir, utilisée dans le traitement de l'infection par le VIH.[1] Les inhibiteurs de protéases sont fréquemment utilisés dans les traitements antirétroviraux contre le VIH.[2] Cette étude, présentée à l'occasion de la 6ème Conférence de l'International AIDS Society (IAS) sur la pathogenèse, le traitement et la prévention du VIH, à Rome, en Italie, a mis en évidence qu'administrés conjointement, les taux sanguins individuels de LIVAZO ou de chacun des IP n'était affectés que de façon minime. En se basant sur les données de cette étude de phase IV réalisée à la demande de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, cette dernière a récemment approuvé une modification d'étiquetage visant à supprimer la restriction d'usage de la combinaison lopinavir/ritonavir sur l'étiquette du LIVALO aux États-Unis.
« Par rapport à il y a 30 ans, le VIH est aujourd'hui une maladie chronique et les patients affectés doivent faire face à des défis supplémentaires concernant la dyslipidémie, aggravée non seulement par le processus de la maladie, mais aussi par les thérapies antirétrovirales. Par ailleurs, ces patients suivent fréquemment de multiples traitements médicamenteux et la gestion de la dyslipidémie peut représenter un défi encore plus grand. Nous sommes ravis des résultats de cette étude et de l'absence d'une interaction médicamenteuse significative lorsque du LIVALO est administré en complément de cette combinaison d'IP », a déclaré le Dr. Craig Sponseller, Vice-président des affaires médicales chez Kowa Pharmaceuticals America, Inc.
Cette étude a été conçue dans le but d'évaluer l'interaction pharmacocinétique (PK), c'est-à-dire l'impact sur l'exposition globale dans le corps, de la combinaison lopinavir/ritonavir sur l'action PK de LIVAZO, et secondairement toute action PK potentielle du LIVAZO sur le lopinavir et le ritonavir.[3] LIVAZO (4 mg) et la combinaison lopinavir/ritonavir (800 mg/200 mg) ont été coadministrés chez 24 volontaires adultes sains durant une période de 24 jours. Au terme de l'étude, l'exposition maximale de pitavastatine à l'état d'équilibre, mesurée par Cmax, n'était pas affectée par la coadministration de lopinavir/ritonavir. L'exposition totale de pitavastatine à l'état d'équilibre, mesurée par AUC0-tau, était faiblement affectée par la coadministration de lopinavir/ritonavir (diminution d'environ 20 %). Les mesures Cmax et AUC0-tau de lopinavir et ritonavir à l'état d'équilibre étaient légèrement affectées par la coadministration de pitavastatine. Ces effets n'ont pas été qualifiés comme cliniquement significatifs.[4]
Un second objectif de l'étude était d'examiner tout effet potentiel sur l'innocuité du LIVAZO par l'ajout de lopinavir/ritonavir. Aucun problème significatif d'innocuité n'a été observé. Sur les 24 patients, 18 ont signalé au moins un effet secondaire émergeant du traitement (TEAE), le pourcentage le plus élevé provenant de patients ne recevant que la combinaison lopinavir/ritonavir. Tous les TEAE étaient légers en termes de gravité, à l'exception de quatre patients du groupe ne recevant que la combinaison lopinavir/ritonavir présentant des TEAE de gravité modérée. L'un des patients a été exclu de l'étude en raison d'un évènement indésirable de diarrhée durant le traitement uniquement à base de lopinavir/ritonavir. Aucun cas d'évènement indésirable grave ou de décès n'a été observé.[5]
« Cette étude est importante autant pour les médecins que pour les patients, puisque des interactions médicamenteuses minimes ont été observées par l'administration de LIVALO en complément d'une thérapie antirétrovirale contre le VIH commune dont les patients ont besoin pour lutter contre cette maladie. Pour cette population de patients qui suit de multiples traitements médicamenteux, il s'agit d'une nouvelle prometteuse », a déclaré le Dr. Judith Aberg, Directrice du service de virologie au Bellevue Hospital Center et Directrice de la division des maladies infectieuses et d'immunologie de la Faculté de médecine de l'Université de New York.
Le taux de cholestérol élevé, en particulier le « mauvais » cholestérol, le cholestérol LDL (lipoprotéines de basse densité), les triglycérides (TG), ou les deux, sont des complications fréquentes associées à l'infection par le VIH, ainsi qu'à l'utilisation des thérapies antirétrovirales.[6][7] La fréquence de l'hyperlipidémie et de l'augmentation des graisses dans le sang chez les patients infectés par le VIH et prenant des inhibiteurs de protéases, y compris la combinaison lopinavir/ritonavir, affecte jusqu'à 66 % des patients de cette population.[8]
Les médicaments réduisant le taux de cholestérol, en particulier les statines, sont souvent utilisés chez les patients affectés par le VIH. Il est donc important pour les médecins de comprendre les potentielles interactions médicamenteuses avec les thérapies antirétrovirales.
À propos de LIVAZO
LIVAZO est un inhibiteur de l'HMG-CoA réductase indiqué pour les patients souffrants d'hyperlipidémie primaire et de dyslipidémie combinée en tant que thérapie complémentaire au régime alimentaire, afin de réduire le cholestérol total élevé (CT), le cholestérol LDL (lipoprotéines de basse densité), l'apolipoprotéine B (Apo B) et les triglycérides (TG), et afin d'augmenter le cholestérol HDL (lipoprotéines de haute densité). Le LIVAZO est majoritairement métabolisé par glucuronidation et n'est que minoritairement métabolisé par système CYP, ce qui peut aider à réduire son potentiel d'interactions médicamenteuses induites par le CYP.
Le LIVAZO a été lancé aux États-Unis en juin 2010, mais est également approuvé au Japon (2003), en Corée du Sud (2005), en Thaïlande (2007), en Chine (2008), dans l'Union européenne (2010), à Taïwan (2011) et au Liban (2011.)
À propos de Kowa
Kowa Company, Ltd. (KCL) est une société multinationale privée dont le siège est basé à Nagoya, au Japon. Fondée en 1894, KCL est activement engagée dans diverses activités de fabrication et de commercialisation dans les domaines suivants : produits pharmaceutiques, sciences de la vie, technologies de l'information, textiles, équipement et divers produits grand public. La division pharmaceutique de KCL a été établie en 1947 et se concentre sur les traitements thérapeutiques cardiovasculaires, le produit phare de la société, le LIVALO, ayant totalisé des ventes s'élevant à 520 millions de dollars (14,3 % des parts de marché) au Japon au cours de l'année 2010, valeur qui devrait dépasser les 700 millions de dollars dans un avenir proche.
Kowa Research Europe Ltd. (KRE), fondée en 1999 au Royaume-Uni, est responsable des essais cliniques européens dans le cadre du développement stratégique pharmaceutique de Kowa à l'échelle mondiale.
Kowa Pharmaceutical Europe (KPE) Co. Ltd, créée en 2000, est une société pharmaceutique spécialisée basée à Wokingham, au Royaume-Uni, qui se concentre principalement sur les traitements thérapeutiques cardiométaboliques. Travaillant en harmonie avec KRE, ces divisions pharmaceutiques européennes de Japanese Kowa Company, Ltd. concentrent leurs efforts sur l'innovation en matière de recherche, de développement et de commercialisation en vue de garantir que des produits de qualité soient mis à la disposition des individus du monde entier, leur permettant ainsi de bénéficier d'un meilleur état de santé et d'une vie plus confortable.
Rendez-vous sur notre nouveau site Internet : http://www.kowapharmaceuticals.eu/
Références
[1] Sponseller, C. Effects of Steady State Lopinavir/Ritonavir on the Pharmacokinetics of Pitavastatin in Healthy Adult Volunteers. 6ème Conférence de l'International AIDS Society (IAS) sur la pathogenèse, le traitement et la prévention du VIH. Rome, Italie. 17 au 20 juillet 2011.
[2] Sponseller, C. Effects of Steady State Lopinavir/Ritonavir on the Pharmacokinetics of Pitavastatin in Healthy Adult Volunteers. 6ème Conférence de l'International AIDS Society (IAS) sur la pathogenèse, le traitement et la prévention du VIH. Rome, Italie. 17 au 20 juillet 2011.
[3] Sponseller, C. Effects of Steady State Lopinavir/Ritonavir on the Pharmacokinetics of Pitavastatin in Healthy Adult Volunteers. 6ème Conférence de l'International AIDS Society (IAS) sur la pathogenèse, le traitement et la prévention du VIH. Rome, Italie. 17 au 20 juillet 2011.
[4] Sponseller, C. Effects of Steady State Lopinavir/Ritonavir on the Pharmacokinetics of Pitavastatin in Healthy Adult Volunteers. 6ème Conférence de l'International AIDS Society (IAS) sur la pathogenèse, le traitement et la prévention du VIH. Rome, Italie. 17 au 20 juillet 2011.
[5] Sponseller, C. Effects of Steady State Lopinavir/Ritonavir on the Pharmacokinetics of Pitavastatin in Healthy Adult Volunteers. 6ème Conférence de l'International AIDS Society (IAS) sur la pathogenèse, le traitement et la prévention du VIH. Rome, Italie. 17 au 20 juillet 2011.
[6] Calza L, Manfredi R, Pocaterra D, Chiodo F. Risk of premature atherosclerosis and ischemic heart disease associated with HIV infection and antiretroviral therapy. J Infect 2008 ; 57 : 16-32.
[7] Echevarria KL, Hardin TC, Smith JA. Hyperlipidemia associated with protease inhibitor therapy. Ann Pharmacother. 1999 ; 33 : 859-63.
[8] Kaul DR, CintiSK, Carver PL et al. HIV protease inhibitors: advances in therapy and adverse reactions, including metabolic complications. Pharmacotherapy. 1999 ; 19 : 281-98.
[9]Guengerich FP. Chem Res Toxicol. 2008;21(1):70-83; Jayakanthan M et al. Analysis of CYP3A4-HIV-1 protease drugs interactions by computational methods for Highly Active Antiretroviral Therapy in HIV/AIDS Mol Graph Model. Janvier 2010 ; 28(5) : 455-63.
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