L'ancien président directeur général Kaleil Isaza Tuzman envoie une lettre au conseil d'administration de KIT digital

- La société est invitée à débattre d'une offre d'acquisition et à mener un processus de vente dans un esprit d'ouverture et de transparence

NEW YORK, 26 novembre 2012 /PRNewswire/ --

Conseil d'administration
KIT digital, Inc.
26 West 17th Street, 2è étage
New York, NY
10011

À l'attention de : Bill Russel, président du conseil d'administration

Chers membres du conseil d'administration de KIT digital,

Le formulaire 8-K (le « 8-K ») de KIT digital, Inc. (« KITD » ou la « Société ») en date du 21 novembre 2012 a souligné la responsabilité de la direction précédente concernant entre autres l'annonce tardive des résultats de la société pour le troisième trimestre et l'intention de la société de procéder au retraitement de ses états financiers pour la période 2009-2011. Il s'agit d'une tentative fallacieuse de la société qui vise à imputer ses problèmes actuels à la direction précédente.

En tant qu'un des principaux actionnaires de KITD et ancien président directeur général de la société, je me suis gardé de faire part de mes opinions relatives aux orientations de la société depuis mon départ en avril 2012, eu égard aux efforts déployés par la direction actuelle et afin d'éviter toute discorde inutile. Toutefois, il m'est impossible de supporter plus longtemps la tentative de la société de faire passer la direction précédente pour un bouc émissaire ni même de tolérer le bilan récent faisant état d'une mauvaise gestion et d'une exécution de stratégie d'entreprise inefficace. Il s'agit de faire preuve d'honnêteté à l'égard des actionnaires de KITD concernant la situation de la société à ce jour, et de les guider sur la voie de la réussite et de l'augmentation de la valeur de l'action, comme expliqué ci-après.

Tout d'abord, il convient d'apporter quelques éclaircissements relatifs à certaines implications contenues dans le récent 8-K de la société. Au cours de mon mandat au sein de la société, toutes les décisions en matière de reconnaissance des revenus ont été prises en consultation avec et approuvées par le cabinet comptable indépendant de la société, et validées par votre comité d'audit. Nous n'avons aucune raison de penser que ces décisions étaient inappropriées. Depuis mon départ, il est possible que les membres de votre nouveau comité d'audit aient choisi de mettre en œuvre, en consultation avec les auditeurs externes de la société, des politiques différentes en matière de reconnaissance des revenus. Cela ne relève en rien de la responsabilité de la précédente direction, et une modification des politiques de reconnaissance des revenus et de leur mise en œuvre pourrait expliquer votre récente décision, comme vous l'avez insinué, de séparer davantage les secteurs d'activités « logiciels » et « services » de la société. En tant qu'actionnaires, nous ne pouvons pas encore nous prononcer sur les avantages de votre décision, en raison du manque de détails sur ce sujet dans votre 8-K.

De même, la vague allusion du 8-K à un manque de divulgation d'information concernant certaines « opérations entre apparentés » non révélées est fausse et hors de propos. Au cours de mon mandat au sein de KITD, toutes les opérations entre apparentés ont été évaluées par un conseiller externe de KITD et les informations pertinentes contenues dans les états financiers de KITD ont été examinées et approuvées par le cabinet comptable indépendant de la société. Comme vous le savez notamment, mes sociétés d'investissement affiliées, KIT Media et KIT Capital, ont soutenu la société en investissant à quatre reprises entre 2008 et 2011 dans des émissions d'actions publiques aux côtés d'autres actionnaires publics. Ces transactions constituaient des « opérations entre apparentés » en nature et ont à l'époque été divulguées en détail dans des communiqués de presse et dans les états financiers de la société. Les transactions se sont avérées très positives pour la société (avec notamment deux financements conclus avec succès au plus fort de la crise financière de 2008-2009) et ont à l'époque fait l'objet de commentaires hautement élogieux de la part de l'actionnariat de KITD selon lesquels elles témoignaient de l'investissement « personnel » de la direction. De plus, les options sur titres et les attributions d'actions gratuites au fil du temps octroyées à KIT Capital ou à moi-même pour services rendus ont également fait l'objet de descriptions détaillées dans les documents publics déposés par la société. Par conséquent, ces transactions ont toutes été divulguées comme il se doit et ont profité à la société ainsi qu'à ses actionnaires, et ni moi ni KIT Capital n'avons par ailleurs jamais exercé ni vendu aucune de ces actions gratuites ou options sur titres, et je n'ai jamais reçu un seul dollar ni action à titre d'indemnité de départ.

À l'inverse, vous avez accordé à l'ancien président directeur général Barak Bar-Cohen une « prime de réussite » d'un montant de 250 000 dollars pour un financement à caractère extrêmement dilutif et néfaste conclu après mon départ, et JEC Capital (fonds spéculatif de New York qui contrôle actuellement la société et dont Peter Heiland, actuel président directeur général de KITD, est directeur général) a récemment prêté 2,5 millions de dollars à la société sans que l'opération ait été accompagnée d'un communiqué de presse, et l'évocation de cette opération entre apparentés n'a fait l'objet que d'une simple allusion contenue dans des documents de la SEC en lien indirect.

Étant donné l'accent mis par le 8-K sur l'état désastreux des liquidités dont la société dispose actuellement, il nous apparaît évident que vous et les créanciers privilégiés de la société semblez concourir à faire baisser de manière artificielle le cours de l'action de la société afin d'acquérir celle-ci à un prix de liquidation injuste pour les actionnaires. En effet, la divulgation par le 8-K d'informations relatives à des manquements aux obligations contractuelles propres à des accords de prêt actuels pourrait être interprétée comme un préambule à une entente en or préétablie avec les préteurs de la société.

La précédente direction a présidé entre décembre 2007 et mars 2012, période au cours de laquelle les revenus mensuels ont progressé plus de vingt fois plus, avec des résultats d'exploitation en légère hausse par rapport aux pertes considérables observées jusqu'alors, et le cours des actions de la société est passé de 2,90 dollars à plus de 9 dollars. Malgré vos efforts pour rendre responsable la direction précédente de vos résultats actuels, certaines sources proches de la société déclarent que la direction actuelle fait jusqu'ici preuve de mépris à l'égard des activités sous-jacentes, en particulier des principaux clients, des employés et des vendeurs. Le plus surprenant est que vous semblez diriger la société en ayant dépensé plus d'argent pour des transactions au cours des sept mois qui ont suivi mon départ que la société n'en avait dépensé lors des deux années fiscales précédentes.

En plus des problèmes de KITD, la direction actuelle de la société :

  • n'a pas su aller à la rencontre de nombreux clients, voire la plupart des clients principaux
  • n'a su aller à la rencontre que d'une poignée de sites de la société
  • a perdu de nombreux agents commerciaux importants de la société, pour ne pas dire la plupart d'entre eux
  • a dissous l'équipe principale d'ingénieurs de la société
  • a fait preuve d'un manque de compréhension suffisante de la technologie, des produits et des capacités fondamentaux de la société, et est passée à côté de progrès importants en matière de développement de produit
  • a déplacé le siège de la société de son centre européen à faible coût situé à Prague à un bureau au coût élevé basé à New York, malgré plus de 50 % des revenus de la société en provenance d'Europe
  • a subi des pertes d'exploitation record
  • a effectué une mauvaise gestion en partant d'une idée inadaptée consistant à diviser et vendre des parties individuelles de la société, sans une compréhension approfondie de la manière dont les secteurs logiciels et services se complètent mutuellement dans le but de servir les clients
  • n'a pas réussi à attirer de nouveaux grands talents vers l'entreprise
  • n'a pas réussi à rapporter des contrats avec des nouveaux clients importants
  • n'a pas su communiquer une vision cohérente pour l'avenir à son personnel, aux clients et aux observateurs du secteur
  • a laissé aussi bien auprès du personnel que des clients, des vendeurs et des concurrents une impression selon laquelle KITD est dirigée de manière « provisoire », selon un principe de « fonds spéculatif » et centrée sur la « rentabilité ».

Ignorant ces mauvaises décisions en matière de gestion, la société cherche plutôt à rendre responsable la direction précédente pour expliquer sa situation actuelle. Il est temps de rectifier les choses.

J'ai à l'origine démissionné de mes fonctions de président directeur général de KITD en mars 2012 (et par la suite démissionné de mon poste de président du conseil d'administration en avril 2012) car mes opinions relatives aux décisions stratégiques et à l'avenir de la société étaient devenues totalement incompatibles avec celles du conseil. En tant qu'un des principaux actionnaires, j'en suis venu à penser que je pourrais avoir de l'extérieur plutôt que de l'intérieur un impact positif plus grand sur le développement de la société, étant donné notamment que le conseil a formé en janvier 2012 un Comité stratégique spécial (le « Comité spécial ») qui avait effectivement pris le contrôle de toutes les décisions au plus haut niveau.

À titre d'information, mon équipe de direction centrale avait en décembre 2011 émis des recommandations auprès du conseil afin que la société effectue une restructuration et une consolidation importantes des activités (projet que vous avez finalement mis en œuvre il y a environ deux mois). Nous avions également à l'époque suggéré au conseil que la société réalise deux transactions stratégiques compétitives, chacune étant synonyme d'impact remarquable pour les actionnaires (l'une étant un rachat par un fonds d'investissement privé, l'autre étant une fusion entre égaux). Au lieu de cela, le conseil a rejeté l'approche proposée par la direction et désigné la formation du Comité spécial doté d'un large pouvoir de supervision sur « toute décision stratégique » au sein de la société. Constitué de deux membres du conseil, Wayne R. Walker et Santo Politi, le Comité spécial a immédiatement interrompu ou irrémédiablement retardé les discussions avec les contreparties en vue d'une transaction stratégique. La gestion de KITD par un comité spécial était vouée à des dysfonctionnements. Après des mois de confrontation avec le Comité spécial sans succès, plusieurs membres de l'équipe de direction centrale et moi-même avons finalement décidé de démissionner.

Dans le cadre de ma démission j'ai envoyé une lettre, à l'époque classée publiquement par la société comme 8-K, soulignant mon intention d'envisager de façon indépendante des alternatives stratégiques pour la société. Après ma démission, un groupe pour répondre à l'appel d'offre (dirigé par une grande société à capitaux privés que j'avais présentée à la société) a cherché à obtenir l'accord de la part du Comité spécial pour partager des informations avec moi afin que je puisse apporter ma participation en relation avec une offre potentielle pour KITD. Malheureusement, le Comité spécial a rejeté cette demande, au détriment de tous les actionnaires.

Depuis lors, KIT Capital et d'autres acheteurs potentiels ont systématiquement fait face à des reports ou des obstructions dans nos efforts continus en vue de créer une véritable valeur pour nos actionnaires, tandis que l'indécision et les tergiversations de la nouvelle direction et du nouveau conseil continuent à se traduire par une destruction de valeur. Par exemple, même si la direction et le conseil actuels de KITD ont finalement voté le projet de réduction du personnel et de consolidation des bureaux que la direction précédente avait déjà proposés il y a presque un an, ce retard a entraîné une perte réelle d'argent pour KITD et pourrait amener la société à finir dans les poches de ses préteurs.

KITD doit redresser la barre. D'un point de vue opérationnel, la direction de KITD doit immédiatement :

  • formuler une vision du « nouveau » KIT digital, en mettant l'accent sur les clients, les employés et les vendeurs, et en s'éloignant d'une conception centrée sur les marchés financiers
  • réduire de moitié les coûts de direction générale
  • faire la tournée des 30 plus grands clients à travers le monde afin de garantir le respect et le renouvellement des contrats
  • mettre en œuvre un programme destiné à redynamiser l'équipe centrale composée des 50 employés les plus performants à travers le monde
  • finaliser notre projet original de réduction des coûts et de consolidation des bureaux, en conservant notamment le siège à Prague, en regroupant l'équipe d'ingénieurs sur deux sites, en fusionnant les bureaux de New York et d'Atlanta sur un seul site et en fermant six autres sites à travers le monde (dont celui de Dubaï), tout en étendant d'un tiers l'équipe de vente et développement commercial
  • en finir avec l'approche « diviser et vendre » concernant la gestion des actifs
  • formuler de manière claire une stratégie de bilan consolidé, centrée sur un important investissement minoritaire à capitaux privés et une restructuration concomitante de la dette existante, tout en menant une offre d'achat de la société de manière ouverte et transparente (selon une double perspective de capitaux privés et d'acquéreur stratégique), le prix minimum annoncé publiquement étant de 3,75 dollars par action.

Nous ne pensons pas que la direction actuelle puisse mener les actions énumérées dans cette lettre. Par conséquent, nous sommes disposés à mener un groupe pour répondre à l'appel d'offre de rachat de la société à un prix en espèce raisonnable et substantiel représentant une prime par rapport au cours actuel de l'action ordinaire de la société. Nous n'avons eu cesse depuis mai 2012 de demander au conseil de collaborer avec nous et d'autres sociétés à capitaux privés en vue d'une transaction stratégique pour la société. À la lumière de la mauvaise gestion de KITD et de la situation actuelle de la société, le conseil ne peut se permettre d'ignorer plus longtemps ces propositions d'ouvertures.

En nous fondant sur notre analyse des informations disponibles publiquement, et sous réserve de contrôle diligent et de la mise en place d'un accord définitif mutuellement acceptable, nous sommes disposés à mener un groupe pour répondre à l'appel d'offre de rachat de la société au prix de 3,75 dollars par action en espèces, ce qui représente une prime de 81 % par rapport au cours de clôture de l'action ordinaire de KITD du mercredi 21 novembre 2012 (et une prime d'environ 750 % par rapport au cours sur le marché secondaire de l'action ordinaire de KITD rapporté à cette date). Nous avons examiné cette transaction avec deux grands groupes à capitaux privés désireux de participer avec nous, et estimons bénéficier du soutien d'anciens et d'actuels cadres dirigeants, agents commerciaux et ingénieurs qualifiés de la société dont le rôle stratégique serait de mettre en œuvre notre projet pour redresser la situation de KITD. Nous pensons pouvoir finaliser dans les plus brefs délais les termes financiers et commerciaux relatifs à cette acquisition à condition que le conseil réponde rapidement.

Pour le bien de tous les actionnaires, nous vous demandons de cesser et vous abstenir de tout portrait diffamatoire et inexact de l'ancienne direction de KITD et d'entamer immédiatement avec nous un dialogue ouvert concernant cette offre.

Avec mes sincères salutations,

Kaleil Isaza Tuzman

Pour le compte de :
KIT Capital, LLC

Contact : Jonathan Cutler
JCUTLER MEDIA GROUP
JC@jcutlermedia.com

SOURCE Kaleil Isaza Tuzman




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