2014

Transparence pour les consommateurs ou barrière à l'innovation ?

FRANCFORT-SUR-LE-MAIN, Allemagne, October 1, 2013 /PRNewswire/ --

- Dans les deux cas, le règlement concernant les allégations nutritionnelles et de santé ne manquera pas d'apporter bien des changements

Est-ce bon pour la santé ? Est-ce que cela renforce le système immunitaire ? Jusque récemment, c'étaient essentiellement les producteurs eux-mêmes et les étiquettes collées sur les emballages qui répondaient à la question de la valeur ajoutée des aliments pour la santé. « Renforce la flore intestinale », « renforce le cœur et la circulation » et « réduit le cholestérol » sont quelques-unes de ces allégations. Comme preuve, les fabricants devaient démontrer les bienfaits de leurs produits dans des études réalisées par leurs soins. En 2006, a cependant été adopté le règlement concernant les allégations nutritionnelles et de santé. Ce règlement fixe des règles visant à harmoniser l'utilisation des allégations nutritionnelles et de santé au niveau européen. Il a été l'un des principaux sujets de discussion de nombre d'exposants présents au salon Food Ingredients Europe (Fi Europe) organisé du 19 au 21 septembre à Francfort-sur-le-Main. Les entreprises spécialisées dans les denrées alimentaires et les emballages travaillent en étroite collaboration à l'élaboration de solutions compatibles avec ce nouveau règlement et à l'amélioration de l'apparence et du contenu du produit.

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Sur son site Internet, le ministère allemand de l'Alimentation, l'Agriculture et la Protection des consommateurs affirme que le consommateur doit pouvoir s'appuyer sur « des allégations exactes, précises et fondées sur des données scientifiques ». Comme l'indique Peter Loosen, directeur général du Bund für Lebensmittelrecht und Lebensmittelkunde e.V. (BLL), « Cela signifie, en gros, que toutes les allégations relatives aux bienfaits des denrées alimentaires pour la santé sont interdites, à l'exception de celles qui ont été expressément approuvées ». Pour dresser la liste des 222 allégations autorisées au total, il a fallu jusqu'en mai 2012. « Le secteur a été surpris », indique M. Loosen. « Nous avions en effet tablé sur un bien plus grand nombre d'allégations et, surtout, sur un éventail plus large. » Les allégations autorisées portent essentiellement sur les vitamines et les minéraux. Au nombre des éléments omis figurent les fibres et les ingrédients fonctionnels, tels que les probiotiques ou la glucosamine dont on considère généralement qu'elle renforce les articulations. Et Peter Loosen d'ajouter : « Entre temps, six nouvelles allégations ont été autorisées, une septième est en passe de l'être et un total de six allégations relatives à la caféine font encore l'objet de discussions mais devraient vraisemblablement être prochainement ajoutées à la liste ».

Risque ou opportunité ?

Le règlement ne vise pourtant pas seulement à protéger le consommateur. Il a également été élaboré pour créer des conditions de commercialisation égales au sein de l'UE. Comme l'explique M. Loosen : « Par le passé, on pouvait utiliser certaines allégations en France, mais pas en Allemagne même si le cadre législatif était identique ». Il est maintenant beaucoup plus facile de vendre un produit partout en Europe. La question est de savoir s'il est encore intéressant pour les entreprises de demander l'autorisation de certaines allégations. Entre autres choses, des essais cliniques fastidieux et, surtout, coûteux doivent être menés. Mais si l'entreprise aboutit à une conclusion surprenante ou pas encore connue, elle est en droit de l'utiliser à titre exclusif pendant cinq ans.

L'expert doute que cela soit suffisant. « Les entreprises ont déjà annoncé que ce règlement entravait l'innovation. Pour beaucoup d'entre elles, les obstacles à franchir sont trop importants et leur coûtent beaucoup trop », précise M. Loosen. Sur ce point, les bénéfices réalisables ne compensent pas le coût des travaux de recherche et développement. Le marché pense tout simplement à réaliser des économies. De nombreuses innovations et de nouveaux produits seront néanmoins présentés au salon Fi Europe. Le secteur est en constante expansion et va répondre aux besoins du marché malgré la pression qu'exerce le règlement.

Plus de transparence pour le consommateur

Le règlement vise essentiellement à prévenir les allégations publicitaires trompeuses et à rendre l'étiquetage des denrées alimentaires le plus transparent possible pour le consommateur. Évoquant l'obligation d'étiquetage, Peter Loosen explique « Aujourd'hui, les sociétés alimentaires sont plus transparentes que jamais ». L'indication des ingrédients, des additifs, des quantités d'ingrédients exprimées en pourcentages, de la raison de leur utilisation et la présence bientôt obligatoire d'un tableau des valeurs nutritionnelles, informent le consommateur sur le contenu d'un produit. Au fond, le gouvernement souhaite veiller à ce que le consommateur puisse consommer sans inquiétude tous les produits alimentaires disponibles sur le marché. Avec l'obligation d'étiquetage et de transparence, le consommateur n'a plus qu'à choisir les ingrédients qu'il préfère. Et d'ajouter : « Mais au bout du compte, l'étiquetage n'est qu'un côté de la médaille. Il faut aussi tenir compte et comprendre les informations fournies. » Avec le stévia, par exemple, l'agent sucrant est autorisé sans que l'on sache encore si l'on peut utiliser les feuilles séchées de la plante. Fixer une limite est parfois difficile, même pour les experts. Il est nécessaire, à cet égard, de mieux sensibiliser le public à ce que signifient les informations présentes sur les étiquettes. Le consommateur doit être activement impliqué dans ce processus.

Que nous réserve l'avenir ?

De nombreux problèmes liés aux ingrédients alimentaires et aux allégations de santé n'ont pas encore été clarifiés. Il y a, par exemple, un grand vide à propos des ingrédients tirés des plantes, appelés extraits végétaux. À ce jour, aucune liste n'a fait l'objet d'un consensus car il est difficile de prouver les effets bénéfiques de ces extraits. Peter Loosen, spécialiste de la législation alimentaire, relève ici deux points cruciaux : « Si l'on ne parvient pas à un accord, alors, dans le pire des cas, les allégations de santé liées aux extraits végétaux pourraient être complètement interdites. Or, le consommateur pense généralement que les extraits de plantes ont un effet positif. Lorsque cet effet ne peut être officiellement attribué à des produits naturels, le consommateur se retrouve encore plus dérouté. » Des restrictions et autorisations possibles pourraient être étudiées dans d'autres domaines également. Le règlement relatif aux nouveaux aliments doit être revu. Et si depuis 1997, il était déjà devenu très compliqué de faire venir de nouveaux aliments d'un pays tiers et de les vendre sur le territoire national en raison de nombreuses tracasseries administratives, la vente d'aliments consommés dans le monde entier pourrait, à l'avenir, l'être encore plus au sein de l'UE. Et Peter Loosen de conclure : « La tendance est à des lois encore plus rigides ». Il est maintenant prévisible que cela entravera l'innovation. L'avenir nous dira si cette règlementation signifiera plus de protection et de transparence pour le consommateur ou plus de confusion et d'incertitude. Fi Europe est la plateforme idéale pour nourrir ce débat et rencontrer de nouveaux partenaires en affaires qui proposent des solutions optimales afin de se conformer aux règlementations en vigueur. C'est l'endroit où se retrouvent toutes les personnes en quête de nouveautés, toutes celles qui veulent avoir leur mot à dire ou influer sur le marché des ingrédients alimentaires.

À propos de Fi Ingredients Global - the trusted route to market since 1986 (la voie d'accès au marché la plus sûre depuis 1986)

Le salon Food Ingredients a été lancé à Utrecht aux Pays-Bas en 1986. Son portefeuille d'événements publics, de publications, de données approfondies, de solutions numériques ainsi que ses conférences de haut niveau sont maintenant reconnus mondialement et permettent d'offrir des plateformes à l'échelle régionale et mondiale à toutes les parties prenantes du secteur des ingrédients alimentaires. Au fil des ans, plus de 500 000 personnes se sont rendues dans nos salons, ce qui a généré une activité commerciale chiffrée à plusieurs milliards d'euros. Forts d'une excellente réputation depuis plus de 25 ans, nos salons, solutions numériques et produits connexes constituent un moyen d'accès au marché éprouvé, avec la garantie d'un public véritablement international. Pour de plus amples informations sur le portefeuille de Food Ingredients, veuillez consulter le site : http://www.foodingredientsglobal.com/europe

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SOURCE UBM Live



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