2014

La Commission européenne est prête à discuter de solutions à l'égard des négociations du projet South Stream

BRUXELLES, December 6, 2013 /PRNewswire/ --

Un débat constructif s'est tenu hier au sein du Parlement européen lors d'une conférence intitulée « South Stream: The Evolution of a Pipeline » (South Stream : l'évolution d'un gazoduc) qui était organisée par Natural Gas Europe. Parmi les participants figuraient des représentants de Gazprom et de la Commission européenne qui ont discuté de pistes possibles permettant de faire avancer l'application de la législation européenne à l'égard du gazoduc South Stream.

Lors de cet événement, on a pu entendre que, d'ici 2030, les besoins de l'Europe en gaz naturel devraient augmenter de 25 %, dont 80 % relèveraient de l'importation. L'Europe a besoin de garantir la sécurité des approvisionnements dans la mesure où elle est confrontée à la perspective d'une production intérieure moindre mais également à l'incertitude vis-à-vis des aspects environnementaux et réglementaires du développement commercial non-conventionnel. Le débat, qui a duré deux heures, a porté sur l'importance du gazoduc en termes de stimulation économique, de sécurité des approvisionnements et de diversification des sources énergétiques mais également sur son rôle clé dans l'instauration de partenariats solides entre les entreprises d'énergie d'Europe.

Mettant l'accent sur l'importance que revêt ce gazoduc, Alexander Medvedev, Vice-président du Comité de gestion et Directeur général de Gazprom Export, a souligné : « South Stream est un projet phare qui permettra de fournir à nos partenaires européens de nouvelles réserves de gaz en provenance de Russie mais également la possibilité d'exporter 63 milliards de mètres cubes de gaz et ce, conjointement avec des investissements directs, des recettes fiscales et la création de nouveaux emplois. Cela permettra d'écrire un nouveau chapitre en matière de collaboration fructueuse, aidant alors à proposer de manière responsable la sécurité énergétique à plus de clients. Fait plus important encore, le projet South Stream permettra d'intégrer des marchés gaziers de la région. Il s'agit d'un projet paneuropéen qui reliera, au lieu de diviser, les gens et les économies ».

La Commission européenne a toujours mis en exergue le fait qu'elle exécuterait les termes du troisième paquet énergie. Cependant, Klaus-Dieter Borchardt, Directeur du marché intérieur de l'énergie chez DG Energy, a insisté sur le fait que les dérogations relatives aux obligations de dégroupement n'avaient pas été écartées. Il a déclaré que le projet South Stream ne fonctionnerait pas en Europe s'il n'était pas conforme à la législation européenne sur l'énergie, comme on est en droit de s'attendre de la part de tous les exploitants du secteur de l'énergie. Mais, il a souligné qu'il était prêt à examiner diverses solutions.

« La tâche ne sera pas aisée. Cela va nécessiter une forte compréhension mutuelle et probablement de nouvelles idées qui devront être examinées. La Commission est disposée à examiner cette infrastructure et elle participera à sa réalisation. Néanmoins, nous devons tous trouver une solution et la Commission est prête à remplir son rôle ».

Le gazoduc South Stream fera 2 385 km de long et réunira 9 pays dans le cadre d'un partenariat, notamment la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie, l'Italie et la Russie. Cela a nécessité l'élaboration d'accords ambitieux entre les gouvernements et les principales entreprises d'énergie. La Russie est le partenaire commercial en approvisionnement énergétique le plus important pour l'Europe. Le pays a toujours représenté une source à la fois fiable et stable d'approvisionnement en gaz pour de nombreux pays européens ; Gazprom approvisionnant plus du quart du marché européen.

Anatoly Yanovsky, Vice-ministre russe en charge de l'énergie, a assuré à l'assistance que l'objectif stratégique de la Russie était de « parvenir à mettre en place un espace énergie paneuropéen doté d'une bonne infrastructure de réseau intégrée, avec des marchés compétitifs, efficaces, transparents et ouverts, et ce, en apportant les contributions nécessaires pour garantir la sécurité énergétique et réaliser les objectifs de développement durable de la Russie et de l'Union européenne ». Il a ajouté que les négociations entre l'UE et la Russie permettront de garantir qu'une solution sera trouvée aux problèmes posés par le troisième paquet énergie ; ce dernier étant perçu comme un obstacle au lancement des travaux.

Malgré quelques inquiétudes exprimées par l'UE, une étude indépendante menée par World Thinks, organisme de recherche basé au Royaume-Uni et présent à la conférence, a indiqué que 59 % du grand public soutenaient le projet South Stream au sein des pays participants et que 58 % environ pensaient que les avantages l'emportaient sur les inconvénients, ce qui indique bien une vision plutôt positive du projet global. L'étude a notamment révélé que les parties prenantes principales, comme les universitaires, les politiciens, les décideurs politiques et les chefs d'entreprise, pensaient que le projet South Stream permettrait de diversifier les approvisionnements mais également de renforcer la sécurité. Par ailleurs, l'étude a dévoilé que le projet South Stream bénéficiait d'un soutien véritable et solide, tout comme c'est le cas pour le gaz naturel que les gens considèrent comme préférable au charbon, au pétrole et au nucléaire.

Un ensemble de spécialistes indépendants ayant pris la parole lors de la conférence ont remarqué qu'il y avait encore beaucoup à faire pour ouvrir le dialogue entre la Russie et l'UE. Le professeur Alan Riley, Directeur du programme LLM au sein de la City Law School, a souligné le fait qu'il existait plusieurs solutions possibles pour la Russie et l'Europe mais également que les actuelles politiques énergétiques des deux pays ne fonctionnaient pas.

Le professeur Alan Riley a déclaré : « La politique européenne ne permet pas d'effectuer les démarches appropriées à la diversification et la sécurité énergétiques. Des pays comme l'Allemagne brûlent de plus en plus de charbon au lieu de tenter d'en réduire leur utilisation et d'ouvrir la voie au gaz naturel et, potentiellement, aux énergies renouvelables pour l'avenir ». Il a également déclaré que la Russie devait participer activement au débat sur l'énergie à Bruxelles en vue de trouver une solution convenable pour les deux parties.

Soulignant les avantages du projet South Stream pour son propre pays, Zorana Mihajlovic, Ministre serbe en charge de l'énergie, du développement et de la protection de l'environnement, a tenu les propos suivant lors de la conférence : « Le projet South Stream revêt une importance géostratégique et économique considérable pour la Serbie. Le projet montre que la Serbie a encore un rôle important à jouer aujourd'hui en tant qu'intermédiaire clé entre l'Europe et la Russie ».

Elle a également expliqué que le gaz naturel avait un rôle important à jouer dans le bouquet énergétique de la Serbie mais également de l'Europe, ajoutant qu'en période d'austérité en Europe, l'investissement économique nécessaire au développement du projet South Stream présentait des « avantages conséquents » pour une portion du continent en quête de relance économique.

La conférence à Bruxelles constituait la dernière d'une série à avoir été organisée dans les pays participants tout au long de l'année 2013, et ce, dans le cadre d'une initiative visant à favoriser une meilleure transparence du projet de gazoduc mais également à offrir une tribune à un ensemble de spécialistes et de chefs de file du secteur afin qu'ils puissent faire entendre leur voix au cœur de ce débat. Parmi les autres intervenants présents à la conférence d'hier figuraient, entre autres, tous les responsables des coentreprises South Stream de chaque pays, y compris Oleg Aksyutin (PDG de South Stream Transport et membre Gazprom du Comité de gestion) ; Alexander Syryomatin (Directeur adjoint de la gestion de projets chez Gazprom) ; Franc Cimmerman (Plinovodi) ainsi que Zorana Mihajlovic (Ministre serbe en charge de l'énergie et du développement).

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SOURCE Natural Gas Europe




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